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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

242 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

242

Décisions totales

383 581

Ordonnances

255 545

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : NETTEffacer tout
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2404501

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé provision par la société TMH, titulaire du lot n°4 d'un marché public de construction, afin d'obtenir le paiement de travaux supplémentaires qu'elle estimait dus. La commune du Taillan-Médoc s'opposait à cette demande, arguant que ces travaux avaient été intégrés et soldés par un avenant signé par la société. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que l'avenant n°2, signé par la société TMH, constituait un accord contractuel synallagmatique et non un acte unilatéral, et que la mention "sous réserve de réclamation" ne permettait pas de remettre en cause l'accord financier ainsi conclu. En conséquence, l'obligation de paiement invoquée par la société TMH a été jugée comme sérieusement contestable, ne remplissant pas les conditions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative pour l'octroi d'une provision.

Avocat : SCP CORNILLE - FOUCHET - MANETTI

30 septembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2300980

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL LAUDA, qui contestait la majoration de 10 % et les intérêts de retard appliqués aux prélèvements sur plus-values immobilières (article 244 bis du CGI) pour les années 2015, 2016 et 2018. La société invoquait une violation du principe de libre circulation des capitaux (articles 63 et 65 TFUE) et la jurisprudence *Sofina* (CJUE, 22 novembre 2018, C-575/17), estimant que le mécanisme de prélèvement créait une discrimination entre résidents et non-résidents. Le tribunal a jugé que la différence de traitement n'était pas établie et que l'administration était fondée à appliquer les intérêts de retard, ceux-ci compensant un préjudice financier réel pour le Trésor. En conséquence, la demande de décharge a été rejetée, de même que la demande subsidiaire relative aux intérêts de retard.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CANETTI

29 septembre 2025• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506076

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’une demande de suspension de l’exécution d’un arrêté municipal du 5 août 2025 le mettant en demeure de remettre en état une parcelle, sous astreinte. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté par une décision du 23 septembre 2025. Le juge des référés a constaté que ce retrait privait le litige de son objet, prononçant un non-lieu à statuer sur la demande de suspension. La commune, considérée comme partie perdante, a été condamnée à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Avocat : SCP CORNILLE - FOUCHET - MANETTI

25 septembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522779

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. E, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du 31 juillet 2025 ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que la procédure d'information prévue à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, notamment la remise des brochures dans une langue comprise, avait été respectée. Il a également jugé que l'entretien individuel s'était déroulé conformément aux textes, avec l'assistance d'un interprète. Enfin, les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont été écartés comme non fondés.

Avocat : THOMINETTE

19 septembre 2025• 8e Section - MESD
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501543

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Unité Privée de Sécurité (UPS) pour contester la procédure de passation du marché de gardiennage du centre hospitalier de Mayotte, attribué à la société DOM Sécurité Mayotte. La requérante invoquait plusieurs manquements, notamment l'insuffisance de capacité économique et financière du candidat retenu et l'absence d'agréments requis. Le juge a rejeté la requête, estimant que les manquements allégués n'étaient pas caractérisés et que la condition de lésion n'était pas remplie. La décision s'appuie sur les articles L. 551-1 et L. 551-2 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 2144-7 du code de la commande publique.

Avocat : TOINETTE & SAID IBRAHIM

17 septembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2523042

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur une demande de suspension d’un refus de renouvellement de titre de séjour « étudiant », a reconnu l’urgence, présumée pour un refus de renouvellement et aggravée par l’empêchement d’un recrutement en école doctorale. Il a également jugé que les moyens tirés d’un défaut d’examen sérieux et d’une erreur manifeste d’appréciation étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision du préfet de police. La solution retenue est la suspension de l’exécution de l’arrêté du 21 juillet 2025. Cette décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : THOMINETTE

13 août 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522242

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande de suspension de l'exécution d'un arrêté du préfet de police refusant le renouvellement de son titre de séjour. Postérieurement à l'engagement de la procédure, le requérant s'est désisté purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 6 août 2025, la juge des référés a donné acte de ce désistement. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.

Avocat : THOMINETTE

6 août 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2512773

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour à une ressortissante canadienne. Le juge a estimé que la condition d’urgence et d’utilité était remplie, la requérante se trouvant sans document justifiant la régularité de son séjour depuis l’expiration de son titre. Il a également relevé que la demande ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, la requérante ayant respecté le délai de dépôt prévu à l’article R. 431-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’injonction a été prononcée sans astreinte, et une somme de 1 000 euros a été mise à la charge de l’État au titre des frais de justice.

Avocat : CARBONETTO

1 août 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2510925

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour de Mme C, ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante disposait d'un récépissé valable jusqu'au 15 septembre 2025 et que la perte d'une opportunité professionnelle, bien que regrettable, ne constituait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La solution retenue écarte l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, mais refuse la suspension faute d'urgence caractérisée.

Avocat : THOMINETTE

31 juillet 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309146

Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) a examiné la requête de Mme C, ressortissante congolaise, contestant le retrait de sa carte de résident de dix ans par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'absence de preuve de fraude. Le tribunal a appliqué les articles L. 423-7, L. 423-8, L. 423-10 et L. 432-5 du CESEDA pour apprécier la légalité du retrait. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision rejette la requête, confirmant ainsi le retrait du titre de séjour.

Avocat : THOMINETTE

24 juillet 2025• 11ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304386

Le Tribunal Administratif de Nîmes annule la décision implicite de la préfète de Vaucluse refusant la délivrance d’un titre de séjour à une ressortissante marocaine, faute de communication des motifs de ce refus malgré une demande en ce sens. Cette annulation est fondée sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, qui imposent la motivation des décisions défavorables. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : CANETTI

18 juillet 2025• 1ère Chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2201604

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné la requête de la SAS Atout 15 contestant deux titres de recette émis par la communauté d'agglomération du bassin d'Aurillac pour un montant total de 55 792,50 euros au titre de la participation au financement de l'assainissement collectif pour un centre commercial. La société invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'absence de signature et de motivation des titres, ainsi que l'illégalité des délibérations instituant cette participation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requête, considérant que les titres étaient réguliers en la forme et que la participation était légalement due sur le fondement des articles L. 1331-7 du code de la santé publique et des délibérations communautaires. En conséquence, la demande d'annulation et de décharge a été rejetée, et la SAS Atout 15 a été condamnée à verser 2 000 euros à la communauté d'agglomération au titre des frais de justice.

Avocat : CORNILLE-FOUCHET-MANETTI SOCIETE D'AVOCATS INTER BARREAUX

1 juillet 2025• Chambre 3
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2204527

Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par la société immobilière de Mayotte (SIM) d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 8 mars 2022 lui infligeant une amende de 10 000 euros et une astreinte de 200 euros par jour pour défaut de dépôt d’un dossier d’autorisation environnementale (loi sur l’eau) dans le cadre de l’aménagement du lotissement « Les Jasmins ». La société soutenait notamment que l’arrêté était entaché d’un vice de procédure pour absence de contradictoire préalable, en méconnaissance de l’article L. 171-8 du code de l’environnement. Le tribunal a fait droit à ce moyen et a annulé l’arrêté attaqué.

Avocat : TOINETTE & SAID IBRAHIM

25 juin 2025• 3ème chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2300683

Le Tribunal Administratif de Mayotte annule la décision du 7 décembre 2022 par laquelle le directeur général de l’Agence Régionale de Santé (ARS) de Mayotte a refusé à la SELARL Pharmacie Les Orchidées l’autorisation de créer une officine à Dzaoudzi-Labattoir. La juridiction a relevé une erreur de droit, l’ARS ayant appliqué les dispositions du code de la santé publique issues de l’ordonnance n°2018-3 du 3 janvier 2018, alors que la demande, déclarée complète en 2017, devait être examinée selon la version antérieure du code en vertu de l’article 5 de cette ordonnance.

Avocat : TOINETTE & SAID IBRAHIM

25 juin 2025• 3ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503389

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 17 septembre 2024 par lequel le maire de La Teste-de-Buch a accordé un permis de construire à la SCI La Pylataise pour la rénovation et l'extension d'une villa à Pyla-sur-mer. La société requérante, MADS, invoquait plusieurs moyens tirés de la méconnaissance du règlement du plan local d'urbanisme (zone UPA) et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, notamment concernant un garage situé en espace vert protégé, un remblai sans soutènement, les distances d'implantation, la hauteur du garage, le coefficient d'espaces verts, la suppression d'un pin maritime et l'emplacement de la piscine. Le tribunal a estimé qu'aucun de ces moyens n'était de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, et a donc rejeté la requête.

Avocat : SCP CORNILLE - FOUCHET - MANETTI

19 juin 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2304154

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet de Mayotte du 16 juin 2023 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le requérant n'établissait pas que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut aurait des conséquences d'une exceptionnelle gravité, et qu'il ne pouvait utilement se prévaloir des articles L. 423-21 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur l'absence de preuve suffisante pour justifier un droit au séjour.

Avocat : TOINETTE & SAID IBRAHIM

18 juin 2025• 1ère chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2200832

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Loire-Atlantique ajournant à deux ans sa demande de naturalisation, confirmée implicitement par le ministre de l’intérieur. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une erreur manifeste d’appréciation et une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Par un mémoire enregistré le 7 mai 2025, Mme C s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 2 juin 2025, sans examiner le fond de l’affaire.

Avocat : NANNETTE

2 juin 2025• 6ème Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2105643

Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur une requête de M. et Mme B contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017, suite à la cession du fonds de commerce de la SNC Pharmacie des quatre communes. Le tribunal a partiellement donné raison à l'administration, rejetant le moyen tiré de l'inapplicabilité de l'article 201 du code général des impôts, qui prévoit une taxation immédiate des bénéfices en cas de cession d'entreprise. Il a également écarté l'application de la doctrine administrative invoquée par les requérants. Enfin, le tribunal a accordé un non-lieu à statuer à hauteur des dégrèvements déjà prononcés par l'administration, et a rejeté le surplus des conclusions de la requête.

Avocat : CABINET NETTER

21 mai 2025• 3ème chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500511

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant roumain, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 22 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant la circulation sur le territoire pour 24 mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel de la situation personnelle du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais d'instance. Les textes appliqués incluent la directive 2008/115/CE, la convention européenne des droits de l'homme, et les articles L. 251-1, L. 233-1 et suivants, et L. 251-3 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CARBONETTO

15 mai 2025• 2 ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2205698

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C D, voisin immédiat, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré le 2 août 2022 par le maire du Bouscat à Mme A B pour l'extension et la rénovation d'une maison individuelle. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés par le requérant, notamment l'absence de plan de masse conforme à l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme et l'irrégularité de l'affichage, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt pour agir.

Avocat : SCP CORNILLE - FOUCHET - MANETTI

7 mai 2025• 2ème Chambre