1 406 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 406
Décisions totales
383 581
Ordonnances
298 657
Avec résumé IA
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN
Le Tribunal administratif de Nîmes a pris acte du désistement de M. et Mme G et de M. et Mme D de leurs conclusions en annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Puyvert à la SCI Emmael pour trois hangars. Les requérants ayant sollicité à titre principal un non-lieu à statuer, leur désistement a été considéré comme pur et simple. En conséquence, l'ordonnance constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête et rejette les demandes de frais de justice présentées par les parties.
Avocat : SCP BERNARD HUGUES JEANNIN PETIT
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en référé de Mme A, ressortissante kosovare, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Loire de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La juge des référés a estimé que les éléments invoqués par la requérante (résidence en France depuis l'enfance, enfant français né en 2024, grossesse) ne suffisaient pas à caractériser une situation d'urgence au sens des dispositions précitées. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond.
Avocat : PENIN
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi par Mme A d’une demande indemnitaire contre le centre hospitalier Yves Touraine pour des préjudices subis, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-12 et R. 351-3 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Grenoble, seul compétent car le lieu d’affectation de la requérante, fonctionnaire, se situe dans l’Isère. La solution retenue est un renvoi pour incompétence territoriale.
Avocat : SELARL ADS - SOULA MICHAL - MAGNIN
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant les décisions du 29 mars 2025 par lesquelles la préfète des Deux-Sèvres l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, lui a interdit le retour pour un an et l’a assigné à résidence. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable en raison de sa tardiveté, les décisions ayant été notifiées le 29 mars 2025 et la requête enregistrée le 10 avril 2025, soit au-delà du délai de recours de 48 heures prévu à l’article L. 614-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par conséquent, les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’ont pas été examinés au fond.
Avocat : CABINET LARE YENDOUDANANIN
Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de la Sarl Euro Concassage, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 4 août 2022 par lequel le préfet de La Réunion a refusé de lui délivrer une autorisation environnementale pour l'exploitation d'une carrière à Saint-Benoît. Le tribunal a jugé que la société ne justifiait pas de la maîtrise foncière des parcelles concernées, les contrats de fortage étant caducs à la date de la décision, en application de l'article R. 181-13 du code de l'environnement. Il a également estimé que la société ne démontrait pas disposer des capacités techniques suffisantes, comme l'exigent les articles L. 181-27 et D. 181-15-2 du même code. La solution retenue est le rejet de la requête, y compris la demande subsidiaire de médiation.
Avocat : KICHENIN CHENDRA
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de Mme D, qui contestait les décisions du ministre des armées fixant les dates de guérison de ses accidents de service des 14 mai 2019 et 23 mars 2022, ainsi que la période de congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) associée. La requérante soutenait que son état de santé n'était pas stabilisé et que les douleurs persistaient, invoquant une erreur de droit et d'appréciation. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 822-20, L. 822-21 et L. 822-22 du code général de la fonction publique.
Avocat : ELMOSNINO
Avocat : SCP DELAMARRE, JEHANNIN
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités suédoises, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen sérieux, de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), de l'erreur de droit concernant l'article 17 du même règlement, et de la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance des connaissances de la requérante concernant l'histoire, la culture, les institutions et les valeurs de la République française, comme le permet l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Les arguments de Mme B sur sa scolarisation en France et sa maîtrise du français n'ont pas été jugés de nature à contredire ce motif. La solution retenue confirme le large pouvoir d'appréciation du ministre en matière de naturalisation.
Avocat : CHNINIF