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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2501091

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2501091

mardi 29 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2501091
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formationétrangers JU
Avocat requérantCABINET LARE YENDOUDANANIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 10 avril, 20 avril et 23 avril 2025, M. D C, représenté par Me Laré, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions du 29 mars 2025 par lesquelles la préfète des Deux-Sèvres l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination, lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours à Niort ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur les décisions dans leur ensemble :

- elles ont été signées par une autorité incompétente ;

- elles sont insuffisamment motivées et révèle un défaut d'examen particulier de sa situation ;

Sur les décisions portant obligation de quitter le territoire français et refusant un délai de départ volontaire :

- elles méconnaissent les dispositions des articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et révèle une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation, dès lors qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public au regard des infractions mineures et isolées qu'il a commises avant sa majorité, et de la présomption d'innocence dont il bénéficie dans le cadre de la procédure pénale engagée à son encontre pour violences conjugales et menaces de mort ;

- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en raison notamment de sa situation régulière jusqu'au 22 février 2025, et de son intégration professionnelle compte tenu de la formation qu'il poursuit pour obtenir son certificat d'aptitude professionnelle dans les métiers de la coiffure et de son emploi en apprentissage ;

Sur les décisions fixant le pays de renvoi et portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle sont illégales en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur la décision portant assignation à résidence :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, en lui imposant des sujétions trop contraignantes au regard de l'exercice de son activité professionnelle ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 18 avril et 23 avril 2025, le préfet des Deux-Sèvres conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- à titre principal, la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté ;

- aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

M. C a été admis au bénéfice l'aide juridictionnelle totale par une décision du 15 avril 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Poitiers a désigné Mme E pour exercer les fonctions prévues par l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme E ;

- les observations de Me Laré, représentant M. C également présent à l'audience, qui maintient ses conclusions et moyens, et précise que M. C a fait appel du jugement du 31 mars 2025 l'ayant condamné à une peine de cinq mois d'emprisonnement délictuel, assortie d'une peine complémentaire avec exécution provisoire de dix ans d'interdiction du territoire français, que son ex-compagne, résidant en France, est enceinte de trois mois, et qu'il justifie du salaire qu'il a perçu pour le mois de mars 2025 au titre de son apprentissage.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant algérien né le 16 septembre 2005, déclare être entré en France le 12 octobre 2021, alors qu'il était mineur. Il a été interpelé le 28 mars 2025 par les services de police de Niort pour des faits de violences conjugales et menaces de mort. Il était alors en possession d'un certificat de résidence algérien valable du 23 février 2024 au 22 février 2025. Par des décisions du 29 mars 2025, dont il demande l'annulation, la préfète des Deux-Sèvres l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination, lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours à Niort.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".

3. M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 15 avril 2025. Il n'y a pas lieu, par suite, de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les décisions dans leur ensemble :

4. En premier lieu, Mme B A, sous-préfète de Bressuire, a reçu délégation de la préfète des Deux-Sèvres, par un arrêté du 21 janvier 2025 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture des Deux-Sèvres, à l'effet de signer toute décision nécessitée par une situation d'urgence dans le cadre de sa permanence préfectorale pendant les périodes non ouvrables, et notamment les décisions d'éloignement et les actes relatifs à leur exécution. Il ressort des pièces du dossier que Mme B A assurait une permanence préfectorale du 28 mars 2025 à 18h00 jusqu'au 31 mars 2025 à 08h30. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des décisions en litige manque en fait, et doit être écarté.

5. En deuxième lieu, les décisions contestées visent les textes sur lesquels s'est fondée la préfète des Deux-Sèvres et, notamment, les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elles mentionnent l'ensemble des éléments relatifs à la situation administrative et personnelle de M. C, en énonçant qu'il est entré irrégulièrement sur le territoire français le 12 octobre 2021, qu'il était titulaire d'un certificat de résidence algérien valable jusqu'au 22 février 2025 lors de son interpellation le 28 mars 2025, qu'il est défavorablement connu des services de police pour des infractions relevées dans le fichier de traitement des antécédents judiciaires, et qu'il a notamment déclaré, lors de son audition du 28 mars 2025, être en apprentissage dans le domaine de la coiffure et être en attente d'un hébergement au foyer des jeunes travailleurs. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation des décisions en litige doit être écarté.

6. En troisième lieu, il ressort de cette motivation que la préfète des Deux-Sèvres a procédé à un examen particulier de la situation du requérant avant de prendre les décisions qu'il conteste.

Sur l'obligation de quitter le territoire français et le refus d'accorder un délai de départ volontaire :

7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; / () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () 3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement ; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ". Par ailleurs, aux termes de l'article R. 431-5 de ce même code : " Si l'étranger séjourne déjà en France, sa demande est présentée dans les délais suivants : 1° L'étranger qui dispose d'un document de séjour mentionné aux 2° à 8° de l'article L. 411-1 présente sa demande de titre de séjour entre le cent-vingtième jour et le soixantième jour qui précède l'expiration de ce document de séjour lorsque sa demande porte sur un titre de séjour figurant dans la liste mentionnée à l'article R. 431-2. Lorsque sa demande porte sur un titre de séjour ne figurant pas dans cette liste, il présente sa demande dans le courant des deux mois précédant l'expiration du document dont il est titulaire () ".

8. D'une part, la préfète des Deux-Sèvres a fondé la décision portant obligation de quitter le territoire français sur les circonstances que M. C séjournerait et travaillerait irrégulièrement en France, faute d'avoir sollicité le renouvellement de son certificat de résidence, expiré lors de son interpellation le 28 mars 2025 et lorsqu'il a débuté son contrat d'apprentissage le 1er mars 2025, qu'il est connu par les services de police pour avoir été interpelé le 28 mars 2025 pour des faits de violences conjugales et menaces de mort, ainsi que pour des faits de vol simple et rébellion commis à Bordeaux le 5 juin 2023, de conduite d'un véhicule sans permis le 2 novembre 2023 à Saintes, de recel de biens provenant d'un vol à La Rochelle le 8 avril 2024, et de conduite d'un véhicule sans assurance et récidive de conduite après usage de stupéfiants le 17 octobre 2024 à La Rochelle. La préfète a également relevé que les liens privés et familiaux de M. C sur le territoire n'étaient pas caractérisés par leur ancienneté, leur stabilité et leur intensité, l'intéressé n'étant pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où il n'établit pas qu'il courrait des risques de traitements inhumains en cas de retour, et qu'il ne dispose pas d'un logement propre. Pour contester ces motifs, M. C soutient tout d'abord qu'il avait demandé le renouvellement de son titre de séjour en produisant deux courriers de la préfecture de la Charente-Maritime datés du 28 février 2025 et du 22 mars 2025. Toutefois, ces pièces, qui se bornent à confirmer que sa demande de rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement a bien été enregistrée, ne permettent pas d'établir qu'il aurait déposé cette demande avant la fin de validité de son certificat de résidence algérien fixée au 22 février 2025 et dans les conditions de délai spécifiées par l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, si M. C fait valoir son état de minorité pour justifier les infractions qui lui sont reprochées au cours des années 2023 et 2024, qui seraient, selon lui, mineures et isolées, il n'en conteste pas la réalité. Enfin, s'il allègue la présomption d'innocence concernant les faits de menace de mort réitérée et de violence sans incapacité commis à l'encontre d'une personne étant ou ayant été conjointe, concubine ou partenaire de pacte civil de solidarité, il ressort cependant des pièces du dossier qu'il a été condamné, par un jugement du 31 mars 2025 du tribunal correctionnel de Niort, à une peine d'emprisonnement de cinq mois pour ces infractions. S'il soutient avoir fait appel de cette peine, il ressort du jugement précité du 31 mars 2025 qu'elle est assortie d'une peine complémentaire de dix ans d'interdiction du territoire français, avec exécution provisoire. Dans ces conditions, la préfète de Deux-Sèvres a pu, sans commettre d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation, considéré que M. C n'avait pas demandé le renouvellement de son titre de séjour et représentait une menace pour l'ordre public. Par suite, les moyens tirés de ce que l'obligation de quitter le territoire français méconnaitrait les dispositions précitées de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, doivent être écartés.

9. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. C bénéficie d'un hébergement d'urgence dans l'attente de l'aboutissement de ses démarches auprès du foyer de jeunes travailleurs, en alternance avec un hébergement chez son employeur, et qu'il n'a pas l'intention de se soumettre à une mesure d'éloignement, selon ses déclarations lors de son audition administrative du 29 mars 2025. Par suite, la préfète des Deux-Sèvres n'a pas méconnu les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'accorder un délai de départ volontaire à M. C.

10. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".

11. Si M. C soutient qu'il a établi le centre de ses intérêts personnels et professionnels en France, et que son ex-compagne est enceinte de trois mois, il ne conteste pas que les faits au titre desquels il a été condamné le 31 mars 2025 à une peine d'emprisonnement de cinq mois, assortie d'une peine complémentaire d'interdiction du territoire français de dix ans immédiatement exécutoire provisoirement, ont été commis justement à l'encontre de cette ex-compagne. La récente grossesse de cette dernière et la circonstance qu'il aurait fait appel de sa peine principale sont sans influence sur la légalité des décisions contestées, le requérant n'établissant ni les liens familiaux allégués, ni être dépourvu d'attaches personnelles et familiales dans son pays d'origine, où il a vécu la majeure partie de sa vie. En outre, s'il ressort des pièces du dossier que M. C effectue son apprentissage dans les métiers de la coiffure, le contrat d'apprentissage produit fait état d'un début très récent au 1er mars 2025, et postérieur à la période de validité de son certificat de résidence algérien. Dans ces conditions, M. C ne peut se prévaloir de liens privés et familiaux particulièrement intenses, durables et anciens en France. Par suite, le moyen tiré de ce que les décisions en litige porteraient une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant au regard des buts qu'elles poursuivent, tel qu'il est protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit être écarté.

Sur les décisions fixant le pays de renvoi et portant interdiction de retour sur le territoire français :

12. En premier lieu, dès lors que l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas été démontrée, l'exception d'illégalité de cette décision invoquée à l'appui de la contestation des décisions fixant le pays de renvoi et portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, doit être écartée.

13. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux qui sont exposés au point 11, les décisions en litige ne portent pas au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elles ont été prises. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

Sur la décision portant assignation à résidence :

14. En premier lieu, dès lors que l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas été démontrée, l'exception d'illégalité de cette décision invoquée à l'appui de la contestation de la décision portant assignation à résidence pour une durée de quarante-cinq jours doit être écartée.

15. En deuxième lieu, M. C n'établit pas, contrairement à ce qu'il soutient, que la décision en litige l'empêcherait matériellement d'exercer son activité professionnelle en apprentissage. Ainsi, et pour les mêmes motifs que ceux qui sont exposés au point 11, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

16. En troisième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 8 que la préfète des Deux-Sèvres n'a pas non plus commis d'erreur manifeste d'appréciation en assignant à résidence M. C pour une durée de quarante-cinq jours à Niort.

17. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions de M. C tendant à l'annulation des décisions du 29 mars 2025 par lesquelles la préfète des Deux-Sèvres l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination, lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours à Niort, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions qu'il a présentées sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu d'admettre M. C, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : La requête de M. C est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D C et au préfet des Deux-Sèvres.

Une copie sera adressée au ministre de l'intérieur.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 avril 2025.

La magistrate désignée,

Signé

S. GIBSON-THERYLa greffière d'audience,

Signé

C. BEAUQUIN

La République mande et ordonne au préfet des Deux-Sèvres en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

N. COLLET

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