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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

107 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

107

Décisions totales

383 581

Ordonnances

236 323

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : NOUELEffacer tout
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2314841

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Anis coiffure, qui contestait les sanctions pécuniaires (contribution spéciale de 60 150 euros et contribution forfaitaire de 2 124 euros) infligées par l'OFII pour l'emploi d'un travailleur étranger sans titre de travail. La société invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur d'appréciation sur sa bonne foi. Le tribunal a examiné le moyen d'ordre public tiré de l'abrogation de l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile par la loi du 26 janvier 2024, mais a jugé que cette abrogation n'affectait pas les infractions antérieures. En conséquence, la décision de l'OFII a été confirmée, les textes appliqués étant les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 à L. 822-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : NOUEL

17 novembre 2025• 4ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530848

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension d’une mesure conservatoire d’interdiction d’accès aux locaux de Sciences Po Paris, prise à l’encontre d’un étudiant pour participation à un blocage. Le juge a reconnu l’urgence, la privation d’accès aux enseignements mettant en péril la scolarité du requérant. Cependant, il a estimé qu’aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, défaut d’examen, détournement de pouvoir, erreur manifeste d’appréciation) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu de la nécessité de maintenir l’ordre au sein de l’établissement. Par conséquent, la requête a été rejetée.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET GIDE, LOYRETTE, NOUEL (AARPI)

7 novembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2404114

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 26 janvier 2024 par laquelle le préfet du Val-d’Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant marocain. Le tribunal juge que le seul motif invoqué par le préfet, à savoir l’utilisation d’un faux document d’identité lors de l’embauche, ne suffit pas à caractériser une menace pour l’ordre public au sens de l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette erreur d’appréciation entraîne l’annulation de la décision. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois et condamne l’État à lui verser 800 euros au titre des frais de justice.

Avocat : NOUEL

4 novembre 2025• 2ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2310491

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 12 mai 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a retiré à M. B..., ressortissant algérien, son certificat de résidence de dix ans pour lui délivrer un titre d'un an. Le juge estime que ce retrait, fondé sur des faits de travail dissimulé ayant donné lieu à une composition pénale, est disproportionné compte tenu de l'ancienneté des faits et de la durée de séjour de l'intéressé en France (22 ans). La décision méconnaît les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État est condamné à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice.

Avocat : NOUEL

31 octobre 2025• 5ème Chambre
TA30Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2402095

Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par la société Umicore France d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 16 décembre 2020 la mettant en demeure de gérer un dépôt de résidus miniers. Après un désistement d’office annulé en appel, la société a finalement demandé un non-lieu à statuer, ce qui a été interprété comme un désistement pur et simple. Par une ordonnance du 29 octobre 2025, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement d’instance.

Avocat : A.A.R.P.I GIDE LOYRETTE NOUEL

29 octobre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2412208

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de la SAS Uzik, qui demandait l’annulation d’un arrêté de non-opposition à déclaration préalable de travaux délivré par la maire de Paris à la SCI Ora. Le juge a constaté que la décision avait été régulièrement affichée du 10 novembre 2023 au 11 janvier 2024, et que le recours gracieux formé le 23 janvier 2024 était tardif, ne pouvant proroger le délai de recours contentieux. La requête, introduite le 15 mai 2024, a donc été jugée manifestement irrecevable pour tardiveté, en application des articles R. 222-1 et R. 600-2 du code de justice administrative et du code de l’urbanisme. Les conclusions de la SCI Ora au titre des frais de justice ont également été rejetées.

Avocat : CABINET GIDE, LOYRETTE, NOUEL (AARPI)

27 octobre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2310727

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis d'enregistrer sa demande de titre de séjour pour dossier incomplet. Le tribunal a jugé que ce refus ne constituait pas une décision faisant grief, car le requérant n'avait pas fourni un justificatif de domicile requis, rendant impossible l'instruction de sa demande. En conséquence, les conclusions en annulation ont été déclarées irrecevables, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.

Avocat : NOUEL

20 octobre 2025• 11ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2316391

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 28 novembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d’Oise a classé sans suite la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant algérien. Le juge retient que cette décision, émise via un téléservice, ne permet pas d’identifier son auteur, ce qui constitue un vice d’incompétence au regard de l’article L. 212-2 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : NOUEL

17 octobre 2025• 5ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506824

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D..., ressortissant congolais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Il a également jugé que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. D..., confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : NOUEL

14 octobre 2025• 7ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511802

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre l’interdiction d’accès aux centrales nucléaires du Bugey et de Saint-Alban prononcée par EDF le 11 juillet 2025, ainsi que la décision de rejet de son recours du 18 août 2025. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées, en application des articles L. 1332-2-1 et L. 1333-10 du code de la défense.

Avocat : CABINET GIDE LOYRETTE NOUEL

8 octobre 2025
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304362

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la société Eclor Boissons d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 19 juin 2023 la mettant en demeure de régulariser sa situation administrative après la destruction de vergers sans autorisation. Le tribunal a constaté que le préfet avait abrogé cet arrêté le 15 avril 2025, la société s’étant acquittée de ses obligations. En application de l’article L. 171-11 du code de l’environnement, le juge statue au regard des circonstances de droit existant à la date de sa décision. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer et rejeté les conclusions de la société au titre des frais de justice.

Avocat : GIDE LOYRETTE NOUEL A.A.R.P.I

23 septembre 2025
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2305366

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la société Smart Island Riviera d’un recours en excès de pouvoir visant à contester le refus du préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un permis d’armement pour le navire Canua Island. La société a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête, désistement accepté par le préfet. Par ordonnance du 22 septembre 2025, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, mettant ainsi fin à l’instance.

Avocat : GIDE-LOYRETTE- NOUEL AARPI

22 septembre 2025
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2303566

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la société SMART ISLAND RIVIERA d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de délivrance d’un permis de navigation pour le navire Canua Island. La société s’est désistée purement et simplement de sa requête, désistement accepté par l’administration. Par ordonnance du 22 septembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’a été prononcée.

Avocat : GIDE-LOYRETTE- NOUEL AARPI

22 septembre 2025
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2302286

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) du 8 février 2023 lui refusant la délivrance d’une carte professionnelle. En cours d’instance, le CNAPS a finalement délivré la carte sollicitée. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.

Avocat : NOUEL

10 septembre 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407885

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de délivrance d’un visa de long séjour pour enfant de ressortissant français, opposé à la mineure A... C... par l’autorité consulaire à Yaoundé. Le ministre de l’intérieur a fait valoir que le visa avait été délivré le 19 novembre 2024, après l’introduction de la requête. Constatant que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné l’État à verser 500 euros aux requérants au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : NOUEL

5 septembre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508069

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension présentées par la société Catidom. La société contestait deux arrêtés préfectoraux de la Haute-Savoie, l’un de mise en demeure (8 janvier 2024) et l’autre de consignation de 226 000 euros (2 juin 2025), pris sur le fondement de l’article L. 171-8 du code de l’environnement pour non-respect des limites de rejets d’effluents. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la société de démontrer que la consignation compromettait sa pérennité économique, malgré un chiffre d’affaires supérieur à dix millions d’euros. Les requêtes ont donc été rejetées sans examen du doute sérieux sur la légalité des décisions.

Avocat : CABINET GIDE LOYRETTE NOUEL A.A.R.P.I.

5 août 2025
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 495231

Avocat : GIDE LOYRETTE NOUEL A.A.R.P.I

22 juillet 2025ECLI:FR:CECHS:2025:495231.20250722• 1ère chambre jugeant seule
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402783

Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre) annule le refus implicite de visa de long séjour opposé à l'enfant Mohamed Junior Kamagate, ressortissant ivoirien, pour rejoindre sa mère française. La commission de recours avait rejeté la demande, mais le tribunal juge que ce refus méconnaît l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, l'intérêt supérieur de l'enfant n'ayant pas été pris en compte alors que le lien de filiation et l'autorisation paternelle étaient établis. En conséquence, le tribunal enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer le visa sollicité dans un délai de deux mois.

Avocat : NOUEL

7 juillet 2025• 10ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309456

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, adjoint technique territorial, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Villepinte du 7 juillet 2023 prononçant sa révocation. Le tribunal a jugé que les faits de menaces de mort envers des élus, pour lesquels l'agent avait été condamné pénalement, étaient établis et constituaient des fautes disciplinaires graves. Il a estimé que la sanction de révocation n'était pas disproportionnée, compte tenu de la gravité et du caractère répété des fautes, ainsi que des antécédents disciplinaires de l'agent. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.

Avocat : GIDE LOYRETTE NOUEL A.A.R.P.I

3 juin 2025• 4ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2213673

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E, ressortissant haïtien, qui contestait l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. La décision du préfet de la Seine-Saint-Denis a été regardée comme s'étant substituée à celle du ministre de l'intérieur, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision ministérielle. Il a jugé que l'ajournement était fondé sur le séjour irrégulier de l'intéressé en France de 2004 à 2015, ce qui constituait une méconnaissance de la législation sur l'entrée et le séjour des étrangers, sans erreur manifeste d'appréciation au regard des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362.

Avocat : NOUEL

2 juin 2025• 4ème Chambre