15 998 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
15 998
Décisions totales
383 581
Ordonnances
263 917
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté préfectoral du 19 mars 2025 refusant le renouvellement de la carte de résident de M. B... et prononçant son éloignement. Le juge a relevé d'office que la décision, qui invoquait une menace à l'ordre public, était fondée sur une base légale erronée (article L. 424-6 du CESEDA) alors qu'elle aurait dû être prise sur le fondement de l'article L. 432-3 du même code. Cette erreur de droit a entaché l'ensemble de la procédure, rendant illégales les mesures d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme A... B... visant à suspendre le rejet préfectoral de sa demande de regroupement familial pour son époux. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, malgré les allégations de la requérante concernant son état de santé et la longue séparation familiale. La décision ne justifie donc pas une suspension en urgence de la décision administrative attaquée.
Avocat : GOMMEAUX
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge estime que la requérante, mère d'un enfant français, ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment au regard des conditions posées par les articles L. 423-7 et L. 423-8 du CESEDA. La demande d'injonction de délivrer une autorisation provisoire de travail est également rejetée.
Avocat : SCP OMNIA LEGIS
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a rejeté la requête de M. A... visant à annuler plusieurs mesures d'éloignement (OQTF, interdiction de retour, assignation à résidence). Le tribunal a jugé que les décisions du préfet du Val-d'Oise étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme. L'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.
Avocat : NOMBRET
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet opposée par le préfet des Hauts-de-Seine à la demande de carte de résident de Mme B..., reconnue réfugiée. La juridiction a jugé que le silence gardé par l'administration au-delà du délai de quatre mois avait bien fait naître une décision implicite contestable, et que le préfet avait méconnu les articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la délivrance de plein droit de ce titre. Le tribunal a en conséquence enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai d'un mois.
Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 17 décembre 2024 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu les stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en ne tenant pas suffisamment compte de l'ancrage personnel, familial et professionnel du requérant en France depuis 2016. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois.
Avocat : THOMAS
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence légale, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas caractérisée, la requérante n'ayant pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire. La décision s'appuie sur l'absence de preuve d'une atteinte grave et immédiate à sa vie privée et familiale, compte tenu notamment de la durée de son séjour irrégulier et du défaut de démonstration quant à l'absence de contribution du père de son enfant français.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la requête de Mme A... qui demandait une injonction au préfet de statuer sur son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour ce type de procédure, n'était pas établie, malgré les risques de perte d'emploi et de précarité invoqués par la requérante. La décision a été rendue selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Le requérant, un ressortissant algérien, invoquait notamment un vice de procédure lié à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et une erreur d'appréciation de son état de santé. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale explicite de refus, qui s'était substituée à la décision implicite initialement contestée.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que la délivrance ultérieure d'une attestation de prolongation d'instruction par la préfecture rendait sans objet la demande de suspension, car elle produisait les mêmes effets. En conséquence, il n'a pas statué sur le fond de la demande mais a mis à la charge de l'État une somme de 500 euros au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé les décisions du préfet de la Seine-Saint-Denis ordonnant à une ressortissante congolaise de quitter le territoire français, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour. La juridiction a jugé que l'arrêté du 4 mars 2025 était entaché d'une insuffisance de motivation, notamment en ne démontrant pas que l'administration avait procédé à l'examen particulier de la situation personnelle de l'intéressée, tel qu'exigé par l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a en conséquence fait droit aux conclusions en annulation et a rejeté les autres conclusions.
Avocat : ARROM
Avocat : BETROM
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers la Croatie pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la France pouvait légalement procéder à ce transfert, car les empreintes du requérant, enregistrées dans le fichier Eurodac, établissaient que la Croatie était l'État membre responsable de sa demande au titre du Règlement Dublin III (règlement UE n°604/2013). Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 7-2 et 9 du même règlement, ont été écartés, le tribunal estimant que le requérant n'apportait pas la preuve des allégations invoquées pour contester la procédure de détermination de l'État responsable.
Avocat : GOMEZ
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant algérien contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, assortie d'une interdiction de retour. La juridiction a estimé que le préfet avait légalement exercé son pouvoir en se fondant sur l'absence de titre de séjour et sur une menace à l'ordre public, au regard des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a jugé que la motivation était suffisante, que l'examen de la situation personnelle avait été effectué et que les moyens tirés de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Charte des droits fondamentaux de l'UE étaient infondés en l'espèce.
Avocat : ARROM
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de l'OFII de lui octroyer des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que le refus, motivé par le dépôt d'une demande de réexamen d'asile, était conforme à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les allégations de vulnérabilité de la requérante n'étaient pas étayées par des preuves.
Avocat : CABINET SALOMON JEAN
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de Nîmes Métropole ayant remplacé la plaque d'une chambre de tirage de télécommunications. Le juge a estimé que la société Orange n'apportait pas la preuve d'une urgence suffisante justifiant une mesure de suspension, ni n'établissait l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives aux conditions du référé-suspension.
Avocat : SELARL LATOURNERIE WOLFROM AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé l'arrêté préfectoral du 23 mai 2024 refusant un titre de séjour à M. B... et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a retenu que la décision était entachée d'un vice de procédure, notamment un défaut de motivation et l'absence de transmission de l'avis de la commission du titre de séjour avant le refus, méconnaissant ainsi les articles L. 432-4 et R. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a en conséquence enjoint au préfet de réexaminer la situation du requérant dans un délai de quatre mois.
Avocat : THOMAS
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire à un ressortissant marocain. La juridiction a estimé que le refus, fondé sur une condamnation pénale, constituait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, au regard de ses liens familiaux stables en France (mariage avec une Française, enfant française) et de son insertion professionnelle et sociale ancienne. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LECOMTE
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir de M. B... visant à annuler les décisions de retrait de points sur son permis de conduire et son invalidation. Le juge retient l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté, le délai de deux mois pour contester la décision d'invalidation (« 48SI ») ayant couru à compter de sa présentation à l'adresse du requérant le 2 août 2022. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative relatifs aux délais de recours.
Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant libyen visant à enjoindre à la préfète de l'Essonne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction dans le cadre du renouvellement de sa carte de résident. Le juge estime que le requérant ne justifie pas de l'urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, faute d'avoir démontré une menace concrète et imminente sur son emploi de chauffeur VTC. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'instruire ou d'audience.
Avocat : TOMASI