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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 975 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 975

Décisions totales

383 581

Ordonnances

262 709

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ORIEffacer tout
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2305697

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. B, propriétaire d’un immeuble à Bionville-sur-Nied, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 juin 2023 ordonnant des mesures d’hygiène urgentes (évacuation de déchets, nettoyage, dératisation). Le tribunal juge que le préfet s’est fondé sur le code de la santé publique (article L. 1311-4) et non sur le code de la construction, rendant inopérant le moyen tiré de ce dernier. Il estime que l’accumulation d’objets et de denrées putrescibles, associée à un risque d’incendie et de maladies, constitue un danger grave et imminent justifiant les mesures ordonnées. La requête est donc rejetée, y compris la demande de frais de justice.

Avocat : AMADORI

29 juillet 2025• 5e chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2403536

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de la SCI des Lys, qui contestait le refus de permis d'aménager pour un lotissement de seize lots à Cuisy-en-Almont. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision du préfet des Hauts-de-France du 8 juillet 2024, celle-ci s'étant substituée à l'avis de l'architecte des Bâtiments de France. Le tribunal a également estimé que la requête était tardive, le recours administratif préalable obligatoire n'ayant pas été régularisé dans les délais impartis par le code de l'urbanisme. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : JORION

28 juillet 2025• 4ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2308590

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de la SAS LM (enseigne Tacos locos) demandant l'annulation de l'arrêté du maire de Saint-Louis du 16 octobre 2023, qui restreignait les horaires d'ouverture des débits de boisson et restaurants dans la rue du Maréchal de Lattre de Tassigny de 23h à 1h30, du 1er novembre 2023 au 30 avril 2024. Le tribunal a jugé que le maire était compétent sur le fondement de son pouvoir de police générale (articles L. 2542-2 et L. 2542-3 du code général des collectivités territoriales) pour assurer la tranquillité publique. La mesure a été considérée comme adaptée, nécessaire et proportionnée, car limitée dans le temps (période hivernale), dans l'espace (une seule rue) et dans son objet (fermeture à 23h), ne portant pas une atteinte excessive à la liberté du commerce et de l'industrie. Les autres moyens (défaut de motivation, vice de procédure, incompétence) ont également été écartés.

Avocat : POLIDORI

25 juillet 2025• 5e chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502844

Le Tribunal Administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution de son précédent jugement du 15 mai 2024, a constaté l’inexécution par le préfet des Alpes-Maritimes de l’injonction de réexaminer les demandes de titre de séjour de M. et Mme D et de leur délivrer une autorisation provisoire de séjour. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre du préfet, s’il ne justifie pas de l’exécution complète du jugement dans un délai de 21 jours suivant la notification de la présente décision.

Avocat : BRUNO BOCHNAKIAN & MARJORIE LARRIEU-SANS

24 juillet 2025• 5ème Chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2206444

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A, agent contractuel de la communauté de communes du Sud de Mayotte (CASUD), qui demandait réparation pour des préjudices liés à son affectation sur un poste de chargé de mission et au retrait de son véhicule de service. Le tribunal a examiné les fautes alléguées, notamment le reclassement irrégulier et la violation de l'article 39-4 du décret n° 88-145 du 15 février 1988, mais a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes indemnitaires et injonctives de M. A.

Avocat : JORION

23 juillet 2025• 2ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2205455

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la SCI Les jardins d'Eden d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du maire de Tourcoing du 16 mars 2022 constatant la péremption de son permis de construire. La société invoquait notamment un vice de procédure et une erreur de droit quant au point de départ du délai de péremption, en lien avec le code de l'urbanisme et le code de l'environnement. En cours d'instance, la SCI s'est désistée de ses conclusions, désistement accepté par la commune. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a rejeté les conclusions de la commune au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET CAPITANI & MORITZ

23 juillet 2025• 5ème Chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500317

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de M. B et Mme A, qui contestaient leur assujettissement à la taxe d'habitation pour deux biens immobiliers situés à La Croix-Valmer au titre de l'année 2024. Les requérants soutenaient que ces biens, loués à l'année via une plateforme de location saisonnière, ne constituaient pas leur habitation personnelle et qu'ils étaient déjà assujettis à la cotisation foncière des entreprises. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des dispositions du code général des impôts relatives à la taxe d'habitation. Par ailleurs, les conclusions tendant au versement d'intérêts moratoires et à l'annulation de la décision de rejet de la réclamation préalable ont été déclarées irrecevables.

Avocat : BORIE-DOUCEDE

23 juillet 2025• 4ème chambre - Juge Unique
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501260

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion du 7 mai 2025 pris par le préfet de la Corrèze à l'encontre de M. C, ressortissant arménien. Le juge a constaté que la condition d'urgence, inhérente à une mesure d'expulsion, était remplie compte tenu de la présence continue de l'intéressé en France depuis l'âge de 5 ans et de son ancrage familial et scolaire. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation ou de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la requête a été rejetée.

Avocat : DESROCHES MARJORIE

21 juillet 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501338

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi en référé par M. B pour demander la suspension de l'exécution des décisions de la maire de Rennes abrogeant son autorisation d'occuper des emplacements sur les marchés de Sainte-Thérèse et Villejean pour 2024 et refusant le renouvellement pour 2025. Le requérant invoque l'urgence, en raison de la perte de 42 % de son chiffre d'affaires et de ses difficultés financières, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment pour défaut de motivation, incompétence du signataire, et absence de preuve des manquements reprochés. La commune de Rennes oppose l'irrecevabilité de la requête, les décisions étant entièrement exécutées, et conteste l'urgence et le bien-fondé des moyens. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, sans se prononcer sur le doute sérieux, et a mis à la charge de M. B une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS SARTORIO LONQUEUE SAGALOVITSCH & ASSOCIES

21 juillet 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2507040

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par un ressortissant nigérian victime de logement indigne. Le requérant demandait qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de le convoquer pour déposer une demande de titre de séjour "vie privée et familiale" sur le fondement de l'article L. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et de lui remettre un récépissé l'autorisant à travailler. Le tribunal a fait droit à la demande, considérant que l'absence de convocation et de récépissé constitue une situation d'urgence et une mesure utile. Il a enjoint au préfet de convoquer l'intéressé sous huit jours et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Avocat : BORIE

21 juillet 2025
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2500523

Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 10 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière. Il a rappelé que l'accord franco-algérien régit de manière exclusive la situation des ressortissants algériens, rendant inapplicable l'article L. 435-1 du CESEDA invoqué, mais que le préfet dispose d'un pouvoir discrétionnaire de régularisation. En l'espèce, la décision de refus n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la durée de séjour irrégulier de M. A (depuis juin 2020) et de son activité professionnelle récente (moins de trois ans) dans un emploi non qualifié.

Avocat : MORIN

16 juillet 2025• 3ème Chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 504733

Avocat : JORION

15 juillet 2025ECLI:FR:CECHR:2025:504733.20250715• 8ème et 3ème chambres réunies
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2202154

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme C, agent contractuel de la commune de Gagny, qui contestait le recours abusif à des contrats à durée déterminée successifs et demandait réparation de divers préjudices liés à la perte de son emploi. La requérante invoquait notamment une faute de la commune pour non-respect du préavis, absence d’indemnité de licenciement et de congés payés, ainsi qu’un préjudice moral et financier. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses conclusions indemnitaires, estimant que la commune n’avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. Cette décision s’appuie sur la directive 1999/70/CE, les lois n° 83-634 et n° 84-53 relatives à la fonction publique territoriale, ainsi que sur le code du travail et le code de justice administrative.

Avocat : MAGNIER-MORIGNAT EVELYNE

15 juillet 2025• 4ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2506368

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par la SAS Best Shop d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, d’un arrêté préfectoral du 19 juin 2025 ordonnant la fermeture administrative temporaire de son établissement à Cambrai. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 11 juillet 2025, la juge des référés a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance sans examiner le fond du litige.

Avocat : BLEUX-LABORIE

11 juillet 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2510755

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 27 mai 2025 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de renouveler le certificat de résidence de M. A..., ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie en l'absence de délivrance effective d'une autorisation provisoire de séjour, et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment sur le moyen tiré de l'erreur de droit concernant l'application de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail, sous astreinte.

Avocat : MORIN

11 juillet 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2206754

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Grenoble Alpes Métropole, qui demandait à être remboursée de la moitié des sommes versées suite à un précédent jugement la déclarant responsable de dégradations immobilières, en imputant une part de responsabilité à la commune de Varces-Allières-et-Risset. Le tribunal a jugé que les désordres provenaient principalement d'un défaut de conception du réseau d'eaux pluviales et du ralentisseur, imputable à la métropole, tandis que le défaut de nettoyage des avaloirs par la commune n'était qu'une cause accessoire. En conséquence, la responsabilité de la commune a été fixée à 20 %, la condamnant à verser 3 764,33 euros à Grenoble Alpes Métropole, sur le fondement des principes de la responsabilité pour dommages de travaux publics.

Avocat : LABORIE

11 juillet 2025• Juge unique 3
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516204

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de Paris Habitat OPH. Cette demande visait à prescrire une expertise technique pour les travaux de réhabilitation d'immeubles rue Edgar Poe à Paris, en raison de leur ampleur et de leur réalisation en milieu urbain occupé. Le tribunal a désigné un expert avec pour mission de réaliser des constats avant, pendant et après les travaux, et de rechercher les causes et l'étendue des éventuels dommages. L'expert reste saisi jusqu'à l'achèvement des travaux, et sa mission pourra se poursuivre à l'initiative du demandeur en cas de survenance de dommages.

Avocat : ORIER

11 juillet 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2109015

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. B, qui contestait le refus de l’administration de lui accorder le bénéfice du fonds de solidarité pour les mois d’avril et mai 2021. Le tribunal a jugé que l’activité de location meublée de courte durée exercée par M. B constituait une activité économique au sens de l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. Par conséquent, l’administration a commis une erreur de droit en rejetant sa demande au motif que cette activité n’était pas professionnelle. Les décisions des 2 et 18 juin 2021 ont donc été annulées.

Avocat : MORICE-CHAUVEAU

10 juillet 2025• 4ème Chambre
CAA54Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-24NC01520

Avocat : ORION AVOCAT ET CONSEILS

10 juillet 2025• 1ère chambre - formation à 3
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-23PA03418

Avocat : SORIN

10 juillet 2025• 9ème Chambre