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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

380 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

380

Décisions totales

383 581

Ordonnances

245 971

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : ORIEffacer tout
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2302210

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la société américaine Impérial Business LLC, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA pour les exercices 2011 à 2018. La société soutenait ne pas disposer d'établissement stable en France, invoquant la convention fiscale franco-américaine. Le tribunal a jugé que l'administration avait valablement établi l'existence d'un établissement stable en France, car la société y exerçait une activité occulte via son gérant, sans justifier de moyens humains ou matériels aux États-Unis. En conséquence, l'imposition a été maintenue, les stipulations de la convention fiscale ne faisant pas obstacle à l'application de la loi nationale.

Avocat : AMADORI LISA

15 janvier 2026• 1ère chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2104564

Le Tribunal Administratif d'Orléans a condamné l'ONIAM à indemniser M. D... et Mme C... des préjudices résultant d'une infection nosocomiale contractée lors d'une intervention chirurgicale au CHRU de Tours en juillet 2018. La solution retenue s'appuie sur le régime de solidarité nationale prévu par l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, le taux de déficit fonctionnel permanent de 36 % ouvrant droit à réparation intégrale. L'ONIAM a été condamné à verser des sommes pour divers préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux, incluant l'assistance par tierce personne, les pertes de gains, et les préjudices esthétique et sexuel. Le tribunal a également rejeté l'appel en garantie du CHRU de Tours, faute pour l'ONIAM d'établir un manquement aux obligations de soins.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP DENIZEAU GABORIT TAKHEDMIT

8 janvier 2026• 4ème chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501061

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SCI 26 rue Léo Lagrange, qui demandait la décharge de la taxe d'habitation à laquelle elle avait été assujettie pour l'année 2024 à Quimper. La société soutenait ne plus avoir la jouissance de la maison, confiée en gestion locative à une société. Le tribunal a jugé, sur le fondement des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, que le mandat de gestion initial produit par la SCI démontrait qu'elle s'était réservé la disposition du bien en dehors des périodes de location, ce qui la rendait redevable de la taxe. La production d'un nouveau mandat modifié après la réclamation n'a pas été retenue comme probante.

Avocat : D'ONORIO DI MEO

7 janvier 2026• MSS 2ème chambre M. ALBOUY
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501060

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... qui demandait la décharge de la taxe d'habitation pour trois appartements meublés situés à Quimper au titre de l'année 2024. Le tribunal a jugé que, malgré la gestion locative confiée à une société, les mandats de location produits ne démontraient pas que M. B... n'avait pas conservé la jouissance des biens au 1er janvier 2024, date d'appréciation de l'imposition. En application des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, le propriétaire d'un local meublé est redevable de la taxe s'il s'en réserve la disposition une partie de l'année, ce qui était le cas en l'espèce. La solution retenue est le rejet de la demande.

Avocat : D'ONORIO DI MEO

7 janvier 2026• MSS 2ème chambre M. ALBOUY
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521149

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de renouveler le titre de séjour de Mme A..., ressortissante tunisienne. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de quinze jours.

Avocat : CLORIS

22 décembre 2025
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401406

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de la société France Pro Hygiène, qui demandait la condamnation de la métropole du Grand Nancy à lui verser 333 865,25 euros pour manque à gagner et frais de stockage. La société soutenait que l'accord-cadre conclu le 4 janvier 2021 comportait un montant minimum de commande de masques, que la métropole n'avait pas respecté, en violation de l'article R. 2162-4 du code de la commande publique. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car la société n'avait pas présenté de mémoire en réclamation dans les délais prévus par l'article 37.2 du CCAG-FCS applicable au marché. Par conséquent, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, de même que les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL ASTORIA

22 décembre 2025• Chambre 3
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304026

Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a été saisi par M. A... de trois requêtes visant à contester des saisies administratives à tiers détenteur émises le 22 mai 2023 pour le recouvrement de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux au titre de 2018. Le requérant soutenait que ces saisies étaient irrégulières car le refus de son sursis de paiement, sollicité sur le fondement de l'article L. 277 du livre des procédures fiscales, ne lui avait pas été notifié à la bonne adresse et sans mention des voies et délais de recours. Le tribunal a joint les trois requêtes pour statuer par un seul jugement.

Avocat : SELARL PHILIPPE MORISSET

15 décembre 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304025

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en formation collégiale, était saisi par M. A... de trois requêtes visant à contester des saisies administratives à tiers détenteur émises le 22 mai 2023 pour le recouvrement de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2018. Le requérant soutenait que ces actes de poursuite étaient irréguliers car la décision de rejet de sa demande de sursis de paiement, fondée sur l'article L. 277 du livre des procédures fiscales, ne lui avait pas été notifiée à la bonne adresse et ne comportait pas les mentions obligatoires. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que le moyen soulevé n'était pas fondé, sans préciser dans l'extrait fourni le raisonnement juridique détaillé ayant conduit à cette solution.

Avocat : SELARL PHILIPPE MORISSET

15 décembre 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304024

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. A... qui contestait la validité de trois saisies administratives à tiers détenteur émises le 22 mai 2023 pour le recouvrement de son impôt sur le revenu et prélèvements sociaux de 2018. Le requérant soutenait que le refus de son sursis de paiement, prévu à l'article L. 277 du livre des procédures fiscales, lui avait été irrégulièrement notifié, ce qui maintiendrait le sursis en cours. Le tribunal a jugé que le moyen n'était pas fondé, sans préciser dans cet extrait la solution retenue sur le fond, mais a conclu au rejet des demandes d'annulation et de décharge de l'obligation de payer.

Avocat : SELARL PHILIPPE MORISSET

15 décembre 2025• 2ème chambre
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521563

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... visant à suspendre l'arrêté d'expulsion pris à son encontre par le préfet de la Sarthe le 21 décembre 2021. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé ne pouvant être éloigné vers la Syrie en l'absence de laissez-passer consulaire et de "routing" sollicité. Il a également jugé qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale n'était portée aux libertés fondamentales invoquées, notamment l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute d'éléments probants sur les risques encourus en Syrie. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été rejetée par voie de conséquence.

Avocat : ORIER AVOCATS

11 décembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2408994

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme A... d’une demande d’injonction visant à contraindre le préfet des Bouches-du-Rhône à lui fournir un hébergement, suite à une décision favorable de la commission de médiation. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la requérante, en situation irrégulière et faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français, ne pouvait prétendre à un hébergement en l’absence de circonstances exceptionnelles. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, qui réservent l’accès à l’hébergement aux étrangers sous le coup d’une mesure d’éloignement uniquement dans des cas exceptionnels.

Avocat : BORIE

11 décembre 2025• Ch 9B Magistrat statuant seul
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2304752

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... B... contestant un indu de RSA, prime d'activité et allocation de rentrée scolaire de 17 264,32 euros pour la période d'avril 2021 à mars 2023. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment l'absence de signature sur l'avis de contrôle, le défaut d'assermentation de l'agent, l'insuffisance de motivation de la décision de rejet, et la violation des droits de la défense. Le tribunal a considéré que la procédure de contrôle était régulière et que la décision de la CAF, confirmée par le département, était fondée sur l'existence d'une communauté de vie avec M. ..., justifiant le calcul de l'indu. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : TRANSITION TERRITORIALE AVOCAT

10 décembre 2025• Vice-président Contentieux sociaux
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2304621

Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par M. A... d'un recours en plein contentieux contre un titre exécutoire émis par le syndicat Les Eaux de Mayotte lui réclamant 2 861,43 euros pour un "remboursement de billet". Le syndicat, bien que mis en demeure, n'ayant pas produit de mémoire en défense, est réputé avoir acquiescé aux faits. Le tribunal a annulé le titre exécutoire au motif qu'il ne mentionnait pas les bases de liquidation de la créance, en méconnaissance de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, et qu'il n'était pas signé, en violation des articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge de la somme réclamée et a mis à la charge du syndicat une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : JORION

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2304708

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé le titre exécutoire émis le 31 décembre 2022 par le syndicat Les Eaux de Mayotte, réclamant à M. B... la somme de 2 861,43 euros au titre d’un « remboursement de billet ». Le tribunal a constaté que le syndicat, bien que mis en demeure, n’a produit aucun mémoire en défense, ce qui vaut acquiescement aux faits exposés par le requérant. Il a relevé que le titre exécutoire ne mentionnait pas les bases de la liquidation de la créance, en méconnaissance de l’article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, et ne comportait pas les mentions obligatoires prévues à l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge de la somme réclamée et mis à la charge du syndicat une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : JORION

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2205322

Le Tribunal Administratif de Montpellier, saisi en plein contentieux par le comptable du pôle de recouvrement spécialisé de l’Hérault, a statué sur la contestation d’une créance fiscale de 70 630,33 euros déclarée dans le cadre de la liquidation judiciaire de la SARL MP. Le juge a rejeté la requête du comptable, considérant que la SARL MP était recevable à contester la créance, celle-ci n’ayant pas été définitivement établie faute de réclamation préalable dans les délais. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 281 du livre des procédures fiscales et R. 624-5 du code de commerce, confirmant l’incompétence du juge-commissaire et la nécessité de saisir la juridiction administrative. En conséquence, la créance n’a pas été admise à titre définitif.

Avocat : CABINET DORIA AVOCATS

5 décembre 2025• 2ème chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2302802

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. et Mme A..., propriétaires d’un bien immobilier, afin d’obtenir réparation des dommages (fissures, affaissements, effondrements) causés par des fuites sur une canalisation d’adduction d’eau potable. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute de la métropole Nice Côte d’Azur, en tant que maître d’ouvrage public, était engagée, et que celle de la société Veolia, délégataire chargée de l’entretien, pouvait également être retenue. Il a condamné solidairement la métropole et la société Veolia à verser aux requérants une somme de 103 259 euros au titre des travaux de réparation, sur le fondement des principes de responsabilité des collectivités publiques à raison des dommages causés aux tiers par un ouvrage public.

Avocat : MARIA - RISTORI - MARIA

2 décembre 2025• 5ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304263

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de la société Aux Scorpions, qui sollicitait la condamnation de la commune de Leucate à l’indemniser pour la fermeture de son établissement. La société invoquait une faute de la commune, fondée sur des arrêtés de péril et une demande de rapport de conformité pour les établissements recevant du public. Le tribunal a estimé que ces mesures étaient justifiées par les risques avérés pour le bâtiment, comme l’attestaient les expertises, et que la société n’établissait pas de lien de causalité entre une éventuelle faute et ses préjudices. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour faute, sans application spécifique d’un texte autre que le code de justice administrative.

Avocat : SORIANO

21 novembre 2025• magistrat DOUMERGUE
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401872

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... comme irrecevable pour tardiveté. Le requérant contestait des décisions de retrait de points et l'invalidation de son permis de conduire pour solde nul. Le tribunal a estimé que la décision d'invalidation du 27 septembre 2014 lui avait été régulièrement notifiée par lettre recommandée, et que le requérant n'apportait pas la preuve de son changement d'adresse. Par conséquent, le recours introduit en avril 2024 était tardif au regard du délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

Avocat : TRITSCHLER MARJORIE

20 novembre 2025• 6ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401418

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... contestant la décision 48 SI de retrait de points et la perte de validité de son permis de conduire. Le tribunal a jugé que la requête, enregistrée le 28 novembre 2023, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification de la décision le 26 mars 2022. Cette solution est fondée sur l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

Avocat : TRITSCHLER MARJORIE

20 novembre 2025• 6ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2312051

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 2 900 euros à Mme A... pour le préjudice subi du fait de son absence de relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 22 juin 2022, n'avait pas reçu de proposition de logement dans le délai imparti, engageant la responsabilité fautive de l'État. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, indemnisant les troubles dans les conditions d'existence sur la période du 22 décembre 2022 au 18 novembre 2025.

Avocat : CLORIS

18 novembre 2025• 9ème chambre (J.U)