1 056 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 056
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 009
Avec résumé IA
Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT
Avocat : MARCAULT DEROUARD
Avocat : DAVID-BELLOUARD
Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)
Avocat : DOUARD
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte, par ordonnance du 29 août 2024, du désistement pur et simple de M. B de sa requête en excès de pouvoir. Celle-ci visait l'annulation d'un titre de recette émis par la commune de Grimaud pour un montant de 1 254,40 euros, relatif à la mise à disposition d'un poste à quai. La commune ayant accepté ce désistement, le tribunal, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement d'instance sans se prononcer sur le fond du litige.
Avocat : GOUARD THOMAS
Le Tribunal administratif de Toulon a pris acte, par ordonnance du 29 août 2024, du désistement pur et simple de M. B de sa requête tendant à l'annulation d'un titre de recette émis par la commune de Grimaud pour la mise à disposition d'un poste à quai. La commune ayant accepté ce désistement, le juge, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté qu'aucun obstacle ne s'opposait à ce qu'il en soit donné acte. L'instance est ainsi close sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision implicite du sous-directeur des visas refusant un visa de court séjour à M. B, ressortissant marocain. Le juge estime que l’administration n’a pas démontré le caractère non fiable des informations fournies sur l’objet et les conditions du séjour, en particulier l’hébergement professionnel et les précédents visas obtenus. Cette solution est fondée sur l’article 32 du règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et l’article 10 de la convention d’application de l’accord de Schengen. Le tribunal enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer le visa dans un délai de deux mois.
Avocat : MEZOUAR
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du président de la chambre de métiers et de l’artisanat Auvergne Rhône-Alpes modifiant ses missions. M. B s’est désisté de sa requête, désistement accepté par la défenderesse qui a renoncé à ses propres conclusions. Par ordonnance du 29 août 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative.
Avocat : RENOUARD
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi en référé suspension, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, par M. C D et M. B A, voisins, demandant la suspension d'un permis de construire délivré le 18 janvier 2024 par le maire de Mallemort à la SCI la Fuligule d'Albigny pour un immeuble d'habitation. Les requérants invoquaient plusieurs moyens, notamment l'incomplétude du dossier de permis de construire et la méconnaissance des règles d'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, car ils n'établissaient pas que le projet était de nature à affecter directement leurs conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de leur bien.
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de M. B A comme manifestement irrecevable. La décision attaquée, une obligation de quitter le territoire français prise par la préfète de Meurthe-et-Moselle le 12 décembre 2023, a été notifiée le 27 décembre 2023 avec mention des voies et délais de recours. Le requérant a saisi le tribunal le 27 juin 2024, soit après l'expiration du délai de recours contentieux de quinze jours prévu par l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal rappelle que la demande d'aide juridictionnelle n'a pas pour effet de proroger ce délai, et rejette la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : ASSOUAR-LOTFI
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet des Côtes-d’Armor rejetant sa demande de titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, le requérant s’est vu délivrer le titre sollicité le 19 janvier 2024. En conséquence, le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros à l’avocat de M. A au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, un étranger retenu en centre de rétention, qui contestait un arrêté du préfet du Calvados l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La requête a été jugée tardive, car elle a été enregistrée plus de deux mois après la notification régulière de l'arrêté, intervenue le 3 juin 2024, alors que le délai de recours était de quarante-huit heures en application des articles L. 614-6 et R. 776-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a constaté que la notification, effectuée en présence d'un interprète et mentionnant clairement les voies et délais de recours, était régulière, et que le refus de l'intéressé d'en prendre connaissance était sans incidence. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 776-15 du même code.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de la Guyane du 16 août 2024 obligeant M. B C, ressortissant vénézuélien, à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que la décision portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, dès lors que l'intéressé n'avait pas pu faire enregistrer sa demande d'asile avant son placement en rétention. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Avocat : ASSOCIATION D'AVOCATS GUILBAUD - ROUART - BENA
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie, mais que l'arrêté ne portait pas d'atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, dès lors que le requérant ne justifiait pas de craintes actuelles en cas de retour au Maroc. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 542-2, et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte du désistement pur et simple de M. B A, qui contestait un titre de recette émis par la commune de Grimaud pour un montant de 1 056 euros relatif à la mise à disposition d’un poste à quai. La commune ayant accepté ce désistement, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a ordonné qu’il soit donné acte de ce désistement d’instance, mettant ainsi fin à la procédure sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi en référé provision par les parents d'un enfant né avec une infirmité motrice cérébrale sévère, imputant un retard d'extraction et un défaut de surveillance lors de l'accouchement au centre hospitalier de Bourges. La juridiction a rejeté la demande de provision de 5 millions d'euros, estimant que l'obligation du centre hospitalier était sérieusement contestable, notamment en raison de l'existence d'une perte de chance de 50 % d'éviter les dommages et de l'absence de consolidation de l'état de santé de l'enfant. Elle a toutefois condamné le centre hospitalier et son assureur à verser une provision de 300 000 euros au titre des préjudices temporaires déjà subis et à échoir jusqu'aux quatorze ans de l'enfant, sur le fondement de la responsabilité pour faute (article L. 1142-1 du code de la santé publique). Les demandes de la caisse primaire d'assurance maladie ont également été rejetées faute de lien direct établi entre les frais exposés et l'accident médical.
Avocat : RICOUARD
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement d'instance de Mme B, qui contestait le refus implicite du Centre hospitalier Alpes-Léman de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) de 13 points majorés depuis 2019. La requérante demandait l'annulation de cette décision, le versement de rappels de traitement et une injonction. Le tribunal a constaté que le désistement était pur et simple et a ordonné au centre hospitalier de verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice (article L.761-1 du code de justice administrative), tout en rejetant les conclusions de l’établissement sur ce même fondement.