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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 728 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 728

Décisions totales

383 581

Ordonnances

307 556

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : OUKEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2514891

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 28 mai 2025 par laquelle le préfet de police a refusé d'enregistrer la demande d'asile de M. A en procédure normale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation de précarité financière invoquée n'était pas établie et le risque de transfert vers l'Espagne n'était pas démontré. Il a également jugé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment le moyen tiré de la méconnaissance du règlement (CE) n° 1560/2003, faute pour le requérant d'établir que la France était redevenue responsable de l'examen de sa demande d'asile.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

6 juin 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2408657

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme B, ressortissante algérienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions implicites de rejet de ses demandes de certificat de résidence. En cours d’instance, le préfet du Bas-Rhin lui a délivré le titre de séjour sollicité, rendant les conclusions en annulation sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a également condamné l’État à verser 1 000 euros à l’avocate de Mme B au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BOUKARA

3 juin 2025• 6ème Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2408528

Responsabilité de l’État pour carence fautive de relogement. Le Tribunal administratif de Paris condamne l’État à verser 900 € à Mme A pour troubles dans les conditions d’existence et préjudice moral, faute d’avoir exécuté la décision de la commission de médiation du 3 juin 2021 la reconnaissant prioritaire. La responsabilité est engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

28 mai 2025• 3e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2307192

Voici un résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme A, ressortissante mauritanienne, d’une demande d’indemnisation pour le délai anormalement long de traitement de sa demande de renouvellement de titre de séjour (de août 2019 à mai 2022) et l’absence de continuité dans la délivrance de récépissés. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le préfet de police, l’accusé de réception de la demande préalable ne mentionnant pas les voies et délais de recours. Sur le fond, le tribunal a rappelé que l’administration doit statuer sur une demande de titre de séjour dans un délai raisonnable, en application des articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

28 mai 2025• 4e Section - 1re Chambre
CAA54Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-23NC03578

Avocat : BOUKARA

28 mai 2025• 1ère chambre - formation à 3
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2114504

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A, ancienne assistante maternelle de la commune de Deuil-la-Barre, d’une demande d’indemnisation de 178 116 euros pour les préjudices résultant de son licenciement illégal, annulé par un précédent jugement du 16 avril 2019. La requérante soutenait que la commune avait commis une faute en ne lui proposant aucun reclassement et en ne reconstituant pas sa carrière, ce qui lui aurait causé un préjudice moral, des troubles dans ses conditions d’existence et une perte financière. La commune contestait ces préjudices, arguant de l’absence de postes disponibles et du caractère non certain de la perte de revenus. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions indemnitaires de Mme A, considérant que les préjudices allégués n’étaient pas établis ou ne présentaient pas un caractère certain, notamment en l’absence de démonstration d’une perte de chance sérieuse de reclassement.

Avocat : BOUKHELOUA

28 mai 2025• 7ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511855

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, un ressortissant afghan, qui contestait la décision de l'OFII du 4 avril 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen de la vulnérabilité, estimant que la décision était suffisamment motivée et que l’entretien préalable requis par l’article L. 744-6 du CESEDA avait bien eu lieu. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, fondée sur les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

28 mai 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426674

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme B pour carence fautive dans son relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation en avril 2022, n'avait reçu aucune offre de relogement dans le délai légal de six mois, malgré une injonction judiciaire. Cette carence a engagé la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par Mme B et ses quatre enfants. Le tribunal a estimé que le préjudice justifiait une indemnisation de 3 000 euros, rejetant le surplus des conclusions.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

27 mai 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2407052

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante malienne, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil lors de sa demande de réexamen d'asile. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable était régulière, notamment car l'évaluation de sa vulnérabilité avait été réalisée conformément aux articles L. 522-1 et L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés, dont le défaut de motivation et le vice de procédure, ont été écartés.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

27 mai 2025• 8ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2208923

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B contestant le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable d'accès à la formation d'agent de sécurité. Le tribunal a jugé que le CNAPS avait légalement fondé sa décision sur les articles L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure, en se basant sur des faits de vol et de recel commis en 2014 et 2018, sans que la réhabilitation invoquée par le requérant ne fasse obstacle à l'appréciation globale de son comportement. La solution retenue confirme que l'autorité administrative peut prendre en compte l'ensemble des éléments du dossier, y compris des faits anciens, pour évaluer la compatibilité du comportement avec l'exercice des fonctions d'agent privé de sécurité.

Avocat : ZERROUKI

21 mai 2025• 8ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2505345

Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision implicite de rejet née du silence de la préfète de l'Essonne sur la demande de titre de séjour de Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était satisfaite, car l'absence de titre empêchait la requérante, bénéficiaire du regroupement familial, de poursuivre sa formation en alternance. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, au regard du défaut de motivation et de la possible méconnaissance de l'article L. 423-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : HOCINI-BROUK

21 mai 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502928

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de M. B, un ressortissant algérien, dirigées contre les arrêtés du préfet des Côtes-d'Armor du 27 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la mesure d'éloignement était légalement fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée irrégulière et du travail sans autorisation de l'intéressé. Il a également écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'erreur manifeste d'appréciation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.

Avocat : KOUKEZIAN

21 mai 2025• Eloignement urgent
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401305

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 15 décembre 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant, un demandeur d'asile mauritanien, s'était vu retirer ces conditions pour avoir refusé d'embarquer pour son transfert vers l'Espagne dans le cadre de la procédure Dublin. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée, que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait bien examiné la vulnérabilité de l'intéressé, sans erreur de fait ou d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 20 de la directive 2013/33/UE.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

20 mai 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2418298

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de Mme D et M. A contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer un visa de long séjour pour réunification familiale. Les requérants contestaient le motif de fraude retenu par l'administration, invoquant une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les documents d'état civil produits ne permettaient pas d'établir de manière probante l'identité de la demandeuse et le lien matrimonial avec le réunifiant, justifiant ainsi le refus de visa.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

20 mai 2025• 10ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2415988

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une erreur manifeste d’appréciation et une méconnaissance des articles L. 441-2-3 et R. 822-25 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a estimé que la commission de médiation avait suffisamment examiné la situation de M. B et que sa décision n’était entachée d’aucune illégalité. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction ont été rejetées, de même que la demande au titre des frais de justice.

Avocat : OUKHELIFA

19 mai 2025• Pole Social (JU)
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2505987

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par l'association Médecins du Monde d'une demande de suspension de la décision du 17 mars 2025 par laquelle l'inspection du travail s'est opposée au licenciement pour faute grave de Mme A. Le juge des référés a reconnu l'urgence, estimant que le maintien en poste de l'intéressée faisait peser des risques psycho-sociaux sur les employés, établis par des attestations circonstanciées. Cependant, la solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la condition d'urgence étant remplie, la suspension aurait pu être ordonnée si un doute sérieux sur la légalité de la décision avait été retenu. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article L. 1332-4 du code du travail, ce dernier étant invoqué pour contester la prescription des faits.

Avocat : CHOUKI

16 mai 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2412213

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. H, ressortissant algérien, contre l'arrêté préfectoral du 25 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa faible durée de séjour et de la possibilité de reconstituer sa cellule familiale en Algérie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.

Avocat : ZERROUKI

15 mai 2025• 5ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2111117

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de la société Norbail Immobilier en restitution de la taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, locaux commerciaux et de stockage perçue en Île-de-France pour les années 2016 à 2018. La société soutenait que ses locaux d’enseignement et leurs dépendances immédiates devaient être exonérés sur le fondement de l’article 231 ter du code général des impôts, et que l’exclusion des locaux administratifs des établissements d’enseignement supérieur était contraire à la convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les locaux d’enseignement n’étaient pas spécialement aménagés, que les dépendances immédiates ne remplissaient pas les conditions d’exonération, et que la différence de traitement entre établissements privés du premier et second degré et ceux du supérieur était justifiée par un motif d’intérêt général. Les conclusions relatives aux intérêts moratoires ont également été déclarées irrecevables.

Avocat : CABINET SEKRI VALENTIN ZERROUK

15 mai 2025• 1ère chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2310062

Le Tribunal administratif de Melun a condamné l'État à verser 1 600 euros à M. D, reconnu prioritaire par la commission de médiation du Val-de-Marne le 13 janvier 2022 pour un accueil en logement de transition ou foyer, en raison de la carence fautive de l'administration à lui proposer un hébergement dans les délais légaux. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, pour des troubles dans les conditions d'existence subis pendant près de trente-huit mois. Le tribunal a également mis à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

14 mai 2025• 14ème chambre, DALO
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2313840

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a estimé que la procédure était régulière, notamment en l’absence d’obligation de nouvel entretien préalable pour une demande de rétablissement. Il a également jugé que le refus était fondé sur l’article L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, M. B ne justifiant ni de sa situation de vulnérabilité ni des raisons de son absence prolongée. Enfin, le moyen tiré de la directive 2013/33/UE a été écarté comme inopérant, celle-ci étant transposée en droit interne.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

13 mai 2025• 8ème Chambre