23 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
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Décisions totales
383 581
Ordonnances
314 455
Avec résumé IA
Avocat : OURIRI
Avocat : TOURIRINE-BENATMANE
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... dirigée contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le silence de la préfète de l’Essonne, en l’absence de délivrance d’un récépissé, n’avait pas fait naître de décision implicite de rejet au sens des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête, portant sur une décision inexistante, a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a été saisi par M. B... d’une requête en annulation d’un arrêté préfectoral lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Constatant que l’intéressé avait été placé en rétention administrative au centre de Metz, le magistrat désigné a fait application des articles R. 922-4 et R. 922-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a ordonné, par une ordonnance du 7 janvier 2026, la transmission du dossier au tribunal administratif de Nancy, seul territorialement compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... dirigée contre une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le silence de l'administration n'avait pu faire naître une décision implicite de rejet, faute pour le requérant d'avoir été mis en possession d'un récépissé de demande. Par conséquent, les conclusions en annulation étaient dirigées contre une décision inexistante, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 27 octobre 2022, constate qu’il n’y a plus lieu de statuer. Ce jugement avait condamné l’État (préfecture du Val-de-Marne) à réexaminer une demande de regroupement familial et à verser 1 200 euros à Mme C... épouse D.... En cours de procédure, la préfète a accordé le regroupement familial et versé la somme due, rendant la demande d’exécution sans objet. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de six mois. Le juge a estimé que les moyens soulevés étaient soit manifestement infondés (incompétence de la signataire, insuffisance de motivation), soit inopérants (erreur manifeste d'appréciation, méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 435-4 du CESEDA), soit non assortis de précisions suffisantes (violation de l'article 8 de la CEDH). La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D, ressortissante marocaine, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, une erreur de fait et de droit sur ses ressources, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de l'incompétence était manifestement infondé, et que les autres moyens n'étaient pas assortis de précisions ou de pièces suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sans instruction complémentaire.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 13 février 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que les moyens soulevés étaient soit manifestement infondés (incompétence de la signataire, insuffisance de motivation), soit inopérants (moyens tirés des articles L. 435-1 et L. 435-4 du CESEDA contre l'obligation de quitter le territoire), soit non assortis de précisions suffisantes (erreur de droit, méconnaissance de l'article 8 de la CEDH). La décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes manifestement irrecevables.