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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

943 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

943

Décisions totales

383 581

Ordonnances

259 868

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : OVAEffacer tout
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503150

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par l'association CASCI d'une demande d'expulsion d'un occupant d'un logement d'hébergement temporaire. Le juge a rejeté la requête en se déclarant incompétent, rappelant qu'il n'appartient qu'à la juridiction judiciaire de statuer sur l'expulsion d'un occupant d'un immeuble appartenant à une personne morale de droit privé, telle que l'association requérante. La solution retenue est fondée sur le principe de séparation des ordres de juridiction, la convention conclue avec l'État ne suffisant pas à rattacher le litige à la compétence administrative.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS KOVALEX

5 juin 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2503088

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 13 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le signataire de l'acte était compétent et que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté de son séjour et de l'absence d'attaches familiales stables en France. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions relatives à l'interdiction de retour et au pays de destination.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SARL NOVAS AVOCATS

5 juin 2025• 1ère Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404146

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. C... contestant le refus de la commission de médiation des Alpes-Maritimes de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal a annulé la décision du 12 mars 2024, estimant qu'elle était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Il a enjoint à la commission de médiation de réexaminer la situation de M. C... dans un délai de deux mois, sans prononcer d'astreinte. Enfin, il a mis à la charge de l'État la somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : KOVALEFF

3 juin 2025• Magistrat Mme POUGET
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2507522

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi en référé par le préfet de la Loire-Atlantique sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il était demandé l'expulsion sans délai d'une famille de cinq personnes, dont trois enfants mineurs, d'un logement dédié aux demandeurs d'asile, au motif que leur demande d'asile avait été définitivement rejetée. Le préfet justifiait l'urgence par la saturation du dispositif d'hébergement, avec un taux d'occupation de 99,9% et 723 demandeurs d'asile en attente. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'analyse porte sur l'application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régissent la compétence et les conditions d'urgence et d'utilité pour ordonner une expulsion.

Avocat : LIETAVOVA

28 mai 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2407504

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions principales visant à obtenir, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, un rendez-vous en préfecture pour l'enregistrement de sa demande de changement de statut. La requête, initialement introduite par un recours pour excès de pouvoir, a été abandonnée par le requérant. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Avocat : SARL NOVAS AVOCATS

28 mai 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2214539

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C D, qui contestait la décision du directeur général de l'OFPRA du 4 avril 2022 lui refusant la reconnaissance de la qualité d'apatride. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision, celle-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que M. D n'apportait pas la preuve suffisante de son absence de nationalité, notamment en ne justifiant pas de démarches sérieuses et suivies auprès des autorités libyennes, comme l'exigent les stipulations de la convention de New York du 28 septembre 1954 et les dispositions de l'article L. 582-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LIETAVOVA

27 mai 2025• 3ème Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2501734

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C..., ressortissant biélorusse, contestant l'arrêté préfectoral du 16 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.

Avocat : YAMOVA

26 mai 2025• Reconduites à la frontière
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2501477

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A..., ressortissant moldave, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH), faute pour le requérant de justifier d'une intégration ou d'attaches familiales ne pouvant se reconstituer à l'étranger. Enfin, le moyen tiré de l'absence de menace à l'ordre public a été écarté, la décision étant fondée sur l'absence de titre de séjour et d'entrée régulière (article L. 612-3 du CESEDA), et non sur une menace à l'ordre public.

Avocat : ZOUBKOVA-ALLIEIS

26 mai 2025• Reconduites à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504269

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. A de sa demande de suspension d'une décision préfectorale. Le juge a admis provisoirement le requérant à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État, en tant que partie perdante, à verser 800 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou à défaut au requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SARL NOVAS AVOCATS

22 mai 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2504502

Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. D, ressortissant roumain, qui contestait un arrêté du préfet du Val-de-Marne lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation de deux ans. Le tribunal écarte les moyens d’insuffisance de motivation et d’incompétence du signataire, l’arrêté étant suffisamment motivé et la délégation de signature régulière. Il juge également que l’existence d’un contrôle judiciaire en matière pénale n’affecte pas la légalité de l’obligation de quitter le territoire, son exécution étant subordonnée à la levée de cette mesure par le juge judiciaire. La solution retenue s’appuie notamment sur les articles L. 251-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : ZOUBKOVA-ALLIEIS

21 mai 2025• 4ème chambre - 4/11u
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2103426

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'annulation des refus implicites d'abrogation des délibérations du conseil municipal de Noyers-sur-Jabron (2005 et 2006) et de l'arrêté préfectoral (2006) approuvant la carte communale. La requérante contestait notamment le classement de sa parcelle en zone constructible, invoquant une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance des articles L. 124-1 et suivants, L. 121-1 et L. 145-5 du code de l'urbanisme, ainsi que de la loi Littoral. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du maire, les délibérations ayant été adoptées par le conseil municipal. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit précisé si les autres moyens ont été examinés au fond.

Avocat : SCP LECLERC-CABANES-CANOVAS

20 mai 2025• 10eme Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404669

Le Tribunal Administratif de MELUN (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant roumain, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 8 avril 2024 constatant la caducité de son droit au séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, rejetant ainsi le moyen d'insuffisance de motivation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision préfectorale. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : STOYANOVA

19 mai 2025• 2ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2317118

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté les demandes de visa de long séjour au titre de la réunification familiale présentées par M. J pour sa concubine et ses enfants. Le tribunal a jugé que la commission avait fondé son refus sur un motif de fraude, mais que les requérants établissaient l'identité et les liens familiaux avec le réunifiant, réfugié statutaire, conformément aux articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée pour erreur d'appréciation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : LIETAVOVA

19 mai 2025• 9ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2507645

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé suspension d’un refus de titre de séjour opposé par le préfet de la Loire-Atlantique à un étranger en contrat d’apprentissage. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, compte tenu de ses résultats scolaires et de ses conditions d’hébergement. Aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’erreur d’appréciation au regard de l’article L. 435-3 du CESEDA et de l’article 8 de la CEDH, n’a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande d’injonction et les conclusions au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : LIETAVOVA

19 mai 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504990

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre la décision du 27 mars 2025 de la commission de médiation de l'Isère lui refusant un hébergement. Le tribunal a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. Il a rappelé que, selon les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, les étrangers faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français ne peuvent prétendre à un hébergement, sauf circonstances exceptionnelles.

Avocat : SARL NOVAS AVOCATS

16 mai 2025
TA35Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2403532

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en exécution d'un jugement du 20 avril 2023, a partiellement fait droit à la demande de M. et Mme B. Il a enjoint à la communauté d'agglomération Lamballe Terre et Mer de leur verser les intérêts restant dus sur l'indemnité de 17 064 euros, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. En revanche, le tribunal a estimé que l'interdiction temporaire de dépôt de déchets végétaux ne suffisait pas à démontrer l'exécution complète de l'injonction de déplacement des équipements de la déchetterie. La solution s'appuie sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS KOVALEX

15 mai 2025• 3ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502117

**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, condamne l'État à verser une provision de 1 737 euros à Mme A, ressortissante vénézuélienne. Cette somme répare les préjudices financier et moral subis en raison du retard de l'administration à renouveler son attestation de prolongation d'instruction de demande de titre de séjour, en méconnaissance des articles R. 431-15 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État est également condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SARL NOVAS AVOCATS

14 mai 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2507159

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant sierra-léonais, qui demandait la suspension de la décision du préfet de la Loire-Atlantique refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur de droit au regard de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée.

Avocat : LIETAVOVA

14 mai 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404590

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant moldave, contestant l'arrêté du préfet de la Moselle du 20 mars 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. C s'étant maintenu en France sans titre de séjour après l'expiration de son visa. Il a également estimé que le refus de délai de départ volontaire était justifié par un risque de soustraction à la mesure d'éloignement, et que l'interdiction de retour n'était pas disproportionnée au regard de sa situation personnelle et professionnelle. La requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : ZOUBKOVA-ALLIEIS

12 mai 2025• 13ème chambre, référés
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408999

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme D contestant le refus de la commission de médiation de l'Isère de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d'hébergement. La préfète ayant indiqué à l'audience qu'une nouvelle décision favorable avait été prise, le tribunal a constaté que la décision attaquée du 5 septembre 2024 avait implicitement mais nécessairement été retirée. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de la requérante sont devenues sans objet, et il n'y a plus lieu d'y statuer.

Avocat : SARL NOVAS AVOCATS

9 mai 2025• Juge unique 8