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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

829 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

829

Décisions totales

383 581

Ordonnances

243 721

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : OYEffacer tout
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2301664

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi d’un recours en plein contentieux par les proches de M. A... B..., décédé, afin d’engager la responsabilité du centre hospitalier de la Haute-Marne pour des manquements dans sa prise en charge médicale. Les requérants soutenaient que ces fautes, notamment un suivi clinique défaillant et une gestion inappropriée du risque thrombo-embolique, avaient causé le décès à hauteur de 90 %. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’hôpital pour fautes médicales, en application des principes généraux de la responsabilité hospitalière, et a fixé le taux de perte de chance à 40 %. En conséquence, il a condamné l’établissement à verser diverses indemnités aux ayants droit et à la caisse primaire d’assurance maladie, tout en rejetant les demandes excessives ou non fondées.

Avocat : TAMBURINI-BONNEFOY

21 octobre 2025• 3ème chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506529

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la commune de Vaulnaveys-le-Haut sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour solliciter une expertise à la suite de désordres (moisissures et infiltrations) apparus après des travaux de restructuration d'une école maternelle et de construction d'un multi-accueil. Les différentes sociétés mises en cause et leurs assureurs ne se sont pas opposées à la mesure, formulant des protestations et réserves d'usage. Le tribunal a fait droit à la demande, jugeant l'expertise utile pour déterminer les causes et conséquences des désordres, et a désigné un expert avec une mission définie. Les frais d'expertise seront liquidés ultérieurement par ordonnance.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET JEAN-MICHEL ET SOPHIE DETROYAT

20 octobre 2025
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402470

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi en référé provision par les parents de M. A... B..., qui demandaient une indemnité de 1,5 million d'euros au centre hospitalier du Pays d'Aix et à son assureur pour des préjudices subis. La caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône s'est également jointe à l'instance pour réclamer le remboursement de ses débours. Les requérants se sont désistés de leur action, suivis par la caisse primaire d'assurance maladie. Par ordonnance du 17 octobre 2025, le tribunal a donné acte de ces désistements purs et simples, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP VINSONNEAU-PALIES NOY GAUER AVOCATS

17 octobre 2025
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302707

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par la société Centrale Photovoltaïque de Blauvac d’une demande d’annulation de la décision interministérielle du 18 novembre 2021 modifiant le tarif de vente d’électricité de son contrat d’achat, prise en application du décret et de l’arrêté du 26 octobre 2021. La société soutenait que cette décision était dépourvue de base légale en raison de l’annulation de l’arrêté du 26 octobre 2021 par le Conseil d’État le 27 janvier 2023, et qu’elle avait été adoptée sans procédure contradictoire préalable. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens invoqués n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article 225 de la loi de finances pour 2021 et du décret n° 2021-1385 du 26 octobre 2021.

Avocat : CABINET OYAT

16 octobre 2025• 2ème chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2302688

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de Mme C..., qui sollicitait l'indemnisation d'un préjudice d'impréparation résultant d'un défaut d'information lors d'une intervention chirurgicale au CHU de Bordeaux le 5 février 2019. La société Relyens Mutual Insurance, assureur de l'établissement, ne contestait pas le manquement au devoir d'information, mais estimait le préjudice limité à 3 000 euros. Le tribunal a retenu la responsabilité du CHU sur le fondement des articles L. 124-3 du code des assurances et du code de la santé publique, et a condamné la société Relyens à verser à Mme C. une somme de 8 000 euros en réparation de son préjudice d'impréparation, assortie des intérêts au taux légal à compter du 17 octobre 2022.

Avocat : COCOYNACQ

14 octobre 2025• 5ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403252

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Aqio, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, d'une demande d'expertise visant à déterminer les causes et responsabilités liées au report du démarrage des travaux de reconstruction du collège de Lussac, à l'allongement des délais, au surcoût lié à la découverte d'argiles gonflantes, et au chiffrage de travaux supplémentaires. Le département de la Gironde s'est opposé à cette demande, estimant que les pièces du dossier étaient suffisantes et que la mission sollicitée relevait d'une qualification juridique. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la mesure d'expertise ne présentait pas un caractère d'utilité suffisant pour éclairer un éventuel litige au fond, les parties disposant déjà des éléments techniques nécessaires. Aucune application des textes spécifiques n'a été requise pour fonder ce rejet, la décision se basant sur l'appréciation de l'utilité de la mesure.

Avocat : SELARL LE ROY-GOURVENNEC-PRIEUR

13 octobre 2025
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301196

Le Tribunal Administratif de Bastia était saisi par la SAS Château Prince A... B... d’un recours en annulation contre l’arrêté préfectoral du 5 mai 2023 portant opposition à sa déclaration de prélèvement de 40 000 m³ d’eau dans le barrage de l’Argentella, ainsi que contre le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a jugé que les conclusions devaient être regardées comme dirigées contre la seule décision expresse prise sur le recours administratif préalable obligatoire, qui s’est substituée à l’arrêté initial. Sur le fond, il a examiné les moyens tirés de vices de procédure, notamment l’absence de procédure contradictoire préalable et le défaut de saisine du conseil départemental de l’environnement, ainsi que la légalité interne du refus au regard des articles L. 214-18 et R. 214-1 du code de l’environnement. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a statué en application du code de l’environnement et du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : CABINET D'AVOCATS GIDE LOYRETTE NOUEL

10 octobre 2025• 1ère chambre
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2503959

Le Tribunal administratif de Melun a pris acte, par ordonnance du 10 octobre 2025, du désistement pur et simple de la Fondation Apprentis d’Auteuil de sa requête en plein contentieux. Cette requête visait à contester le rejet implicite de sa demande indemnitaire par la commune de Villeneuve-le-Comte et à obtenir une somme de 143 709 euros. Le désistement a été accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, aucune opposition n'étant relevée. L'instance est ainsi close sans qu'il soit statué sur le fond du litige.

Avocat : BOYER

10 octobre 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2504702

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. B... afin de déterminer les responsabilités et l'étendue de son préjudice suite à sa prise en charge médicale à l'hôpital de Melun à compter du 26 septembre 2023. La mesure a été jugée utile, tous droits et moyens des parties étant réservés. L'expertise devra se dérouler au contradictoire du groupe hospitalier du Sud Ile-de-France, de l'ONIAM, de la commune de Saint-Fargeau-Ponthierry (pour le centre municipal de santé du Gâtinais) et de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris, ces derniers étant susceptibles d'avoir participé aux complications. En revanche, la mise en cause du docteur C... à titre personnel a été écartée comme non utile à ce stade.

Avocat : TAMBURINI-BONNEFOY AVOCATS

9 octobre 2025
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403910

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A... B... qui sollicitait une expertise médicale après un accident de la circulation impliquant un véhicule de la police nationale. Le juge des référés a estimé que cette demande, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, relevait de la compétence exclusive des tribunaux judiciaires en application de la loi du 31 décembre 1957. En conséquence, la mesure d’expertise n’a pas été ordonnée et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : BOYE-NICOLAS

7 octobre 2025
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413191

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B... d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la condamnation du centre hospitalier Léon Binet à lui verser 27 718,84 euros en réparation d’infections nosocomiales. Par un mémoire du 28 août 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de son instance et de son action. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le vice-président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune somme n’a été allouée au titre des frais de justice.

Avocat : TAMBURINI-BONNEFOY AVOCATS

7 octobre 2025
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405314

Le Tribunal administratif de Nice a donné acte du désistement pur et simple de la société Smart Island Riviera, qui demandait la condamnation de l’État à lui verser plus de 1,3 million d’euros en plein contentieux. Le désistement, accepté par l’État, a été constaté par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge des parties, l’État ayant renoncé à ses propres demandes.

Avocat : GIDE-LOYRETTE- NOUEL AARPI

6 octobre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2320978

Cette décision du Tribunal Administratif de Paris concerne une demande de restitution de la retenue à la source (151 573 euros) formulée par la société belge Montea au titre des bénéfices de sa succursale française pour l’année 2020. La société soutient que l’application de l’article 115 quinquies du code général des impôts crée une discrimination contraire à la liberté d’établissement garantie par l’article 49 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Le tribunal rejette la requête, estimant que le moyen invoqué n’est pas fondé au regard des textes applicables, notamment la convention fiscale franco-belge du 10 mars 1964 et la jurisprudence européenne.

Avocat : CABINET GIDE, LOYRETTE, NOUEL (AARPI)

1 octobre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2305240

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B... contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise pour recouvrer des impositions dues par la société Zeugma, dont il était présumé être le liquidateur. Le tribunal a constaté que la saisie litigieuse n’avait produit aucun effet et avait fait l’objet d’une mainlevée judiciaire, rendant sans objet la demande de décharge de l’obligation de payer. Il a également relevé qu’aucune imposition n’avait été établie à l’encontre de M. B..., l’administration reconnaissant une erreur sur l’identité du redevable. En conséquence, les conclusions tendant à la décharge des impositions ont été rejetées comme dépourvues d’objet, et l’État a été condamné à verser 1 200 euros à M. B... au titre des frais d’instance.

Avocat : LE RAY BELLINA DOYEN

29 septembre 2025• 7ème Chambre
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2305908

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la société Lopoto 2 et deux actionnaires de la société Valocîme d’un recours en annulation et en indemnisation visant une convention d’occupation du domaine public conclue entre le département de la Savoie et la société TDF pour l’installation d’antennes relais. Les requérants se sont désistés de leur instance et de leur action, désistement pur et simple dont le tribunal leur a donné acte par ordonnance. Le tribunal a également rejeté les demandes de la société TDF et du département de la Savoie tendant à la condamnation des requérants au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DE SIGOYER

25 septembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2303930

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation en 2016, qui demandait réparation pour l'absence de relogement. La juridiction a rejeté sa requête, estimant que la responsabilité de l'État pour carence fautive n'était pas engagée, faute pour la requérante de démontrer que le préjudice invoqué résultait directement de cette carence. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur la jurisprudence relative au droit au logement opposable.

Avocat : LOYER

22 septembre 2025• 7ème Chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2303931

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à indemniser Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable, pour carence fautive dans son relogement. La requérante, mère de quatre enfants dont un mineur, n’avait reçu aucune offre de logement malgré la décision de la commission. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison des troubles dans les conditions d’existence subis. Il a alloué à Mme A une somme de 3 000 euros en réparation de ses préjudices.

Avocat : LOYER

22 septembre 2025• 7ème Chambre (J.U)
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2515535

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A et Mmes D d'une demande d'injonction visant à contraindre le ministre de l'intérieur à convoquer ces dernières au consulat de France à Téhéran pour le dépôt d'une demande de visa de long séjour. En cours d'instance, le ministre a justifié avoir convoqué les requérantes le 17 septembre 2025, leur permettant de déposer leurs demandes. Le juge a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient ainsi devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant par ailleurs la demande de frais de justice.

Avocat : LE ROY

22 septembre 2025
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306994

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la société TotalEnergie Electricité et Gaz France (TEEGF) d’un litige relatif à la résiliation, par la société publique locale SPLETH, d’un accord-cadre et d’un marché subséquent de fourniture de gaz naturel. La SPLETH a soulevé une exception d’incompétence de la juridiction administrative, arguant que le contrat, conclu entre deux personnes privées, relevait du droit privé. Le tribunal a rejeté cette exception, considérant que le contrat, conclu dans le cadre d’un groupement de commandes coordonné par une personne publique (Hérault Énergies) et soumis au code de la commande publique, présente le caractère d’un contrat administratif. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de résiliation pour défaut de motivation et pour absence de procédure contradictoire, et a ordonné la reprise des relations contractuelles, tout en renvoyant la demande d’indemnisation de la société TEEGF à une procédure ultérieure.

Avocat : CABINET BREON DUCLOYER AVOCATS AARPI

22 septembre 2025• 4ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510179

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans droit ni titre de la parcelle BC23 située sur l'aérodrome de Marseille-Provence. La juridiction a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, en raison des risques pour la sécurité publique liés aux branchements sauvages sur les réseaux d'électricité et d'eau, ainsi qu'aux dégradations constatées. La solution retenue s'appuie sur la qualité de gestionnaire du domaine public de la société Aéroport Marseille Provence et sur l'absence de contestation sérieuse, sans que la procédure spécifique prévue par la loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil des gens du voyage fasse obstacle à cette action en référé.

Avocat : SELARL MAZOYER GUIJARRO

4 septembre 2025