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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

829 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

829

Décisions totales

383 581

Ordonnances

241 373

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : OYEffacer tout
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510179

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans droit ni titre de la parcelle BC23 située sur l'aérodrome de Marseille-Provence. La juridiction a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, en raison des risques pour la sécurité publique liés aux branchements sauvages sur les réseaux d'électricité et d'eau, ainsi qu'aux dégradations constatées. La solution retenue s'appuie sur la qualité de gestionnaire du domaine public de la société Aéroport Marseille Provence et sur l'absence de contestation sérieuse, sans que la procédure spécifique prévue par la loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil des gens du voyage fasse obstacle à cette action en référé.

Avocat : SELARL MAZOYER GUIJARRO

4 septembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520242

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l'État à verser une provision à M. A, reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation de Paris en septembre 2020. La carence fautive de l'État à exécuter cette décision dans le délai légal a engagé sa responsabilité, engageant des troubles dans les conditions d'existence du requérant. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que la jurisprudence relative à la réparation des préjudices liés à l'absence de relogement. La solution retenue est l'octroi d'une provision pour la période postérieure au 23 novembre 2023, date d'un précédent jugement ayant déjà indemnisé le préjudice jusqu'à cette date.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LOYER

1 septembre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2512973

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement des articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande du préfet de la Vendée visant à ordonner l'expulsion de Mme D et M. E d'un logement dédié aux demandeurs d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie, le préfet ne démontrant pas la saturation du dispositif d'accueil, et que la mesure portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale ainsi qu'à l'intérêt supérieur de l'enfant, eu égard aux troubles du développement du fils des occupants. La requête a donc été rejetée, sans faire droit à la demande de délai de six mois pour libérer les lieux.

Avocat : LE ROY

28 août 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503533

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l'État à verser une provision de 300 euros à M. A. Cette décision fait suite à la carence fautive du préfet de Paris, qui n'a pas exécuté dans le délai légal de six mois la décision de la commission de médiation du 26 octobre 2023 reconnaissant M. A comme prioritaire pour un relogement urgent en raison de l'insalubrité de son logement. Le tribunal a jugé que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable à hauteur de cette somme, en réparation des troubles dans les conditions d'existence subis depuis le 26 avril 2024, en application des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : LOYER

22 août 2025
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431871

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société TotalEnergies Électricité et Gaz France d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la condamnation de l’État au paiement d’une facture impayée de 430 840,80 euros, assortie d’intérêts de retard et d’une indemnité de recouvrement. À la suite de la signature d’un protocole transactionnel avec le ministre des armées le 9 avril 2025, la société requérante s’est désistée purement et simplement de son instance. Par ordonnance du 22 août 2025, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux dépens n’a été prononcée.

Avocat : CABINET BREON DUCLOYER AVOCAT

22 août 2025
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2307577

Le Tribunal administratif de Lille a donné acte du désistement de M. A, qui s’est désisté de sa requête en plein contentieux après avoir conclu une transaction avec le centre hospitalier de Valenciennes concernant la réparation de son préjudice. La caisse primaire d’assurance maladie de la Seine-Saint-Denis, qui demandait le remboursement de débours, est également réputée s’être désistée faute d’avoir confirmé ses conclusions dans le délai imparti, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L’ordonnance constate ces désistements sans se prononcer sur le fond du litige.

Avocat : SELAS TAMBURINI-BONNEFOY

21 août 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501361

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. C. Cette mesure vise à déterminer si sa prise en charge pour une appendicite aiguë au centre hospitalier de Bergerac en avril 2024 a été conforme aux règles de l'art, notamment en raison d'une suspicion de section accidentelle de l'uretère, et à évaluer l'ensemble de ses préjudices. L'expertise est étendue à l'ONIAM et aux centres hospitaliers de Périgueux et de Bordeaux, parties non opposantes mais formulant des réserves. La mission de l'expert inclut la description des soins, l'identification d'éventuelles fautes, et le chiffrage des préjudices, avec possibilité de s'adjoindre un sapiteur.

Avocat : SELAS TAMBURINI-BONNFOY

12 août 2025
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2512938

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la situation de Mme A, une étudiante étrangère dont la demande de renouvellement de titre de séjour était en cours. Le tribunal a constaté que le préfet de la Loire-Atlantique, après avoir retiré son refus initial, n'avait pas délivré de récépissé, ce qui avait entraîné la perte de l'emploi de la requérante et compromis la conclusion d'un contrat d'alternance nécessaire à la poursuite de ses études. Cette situation a été jugée constitutive d'une urgence et d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté de travailler. En conséquence, le juge a enjoint au préfet de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à Mme A.

Avocat : LEROY

30 juillet 2025
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2513656

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 4 juin 2025 suspendant le permis de conduire de M. B pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier par des pièces la nécessité de conduire pour son activité professionnelle. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens soulevés.

Avocat : NDOYE

29 juillet 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2502251

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 40 000 euros présentée par Mme B. Celle-ci sollicitait la réparation des préjudices subis en raison de l'absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation de 2009, sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a estimé que la créance n'était pas non sérieusement contestable, car l'intéressée n'établissait pas que son logement demeurait sur-occupé à la date de l'ordonnance, ses enfants étant devenus majeurs. Par conséquent, la responsabilité de l'État pour carence fautive n'a pas été retenue.

Avocat : LOYER

29 juillet 2025
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404240

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 3 000 euros présentée par M. B, agent hospitalier, qui sollicitait une indemnité complémentaire pour les préjudices personnels et patrimoniaux résultant d'une maladie professionnelle reconnue imputable au service. Le juge a estimé que l'obligation du centre hospitalier Durécu-Lavoisier était sérieusement contestable, car une expertise médicale ordonnée le 18 avril 2025 était toujours en cours pour déterminer la date de consolidation et l'étendue des préjudices. En application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, le juge a considéré que la créance n'était pas établie avec un degré suffisant de certitude, aucun préjudice distinct n'étant démontré en l'état.

Avocat : LEROY

17 juillet 2025
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401892

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Total Energies Electricité et Gaz France comme manifestement irrecevable pour tardiveté. La société contestait deux titres exécutoires émis le 22 mars 2023 par le collège René Cassin pour un montant de 17 100 euros. Le tribunal a jugé que la notification des titres mentionnait correctement les voies et délais de recours, conformément à l'article R. 421-5 du code de justice administrative. La requête, enregistrée le 20 mars 2024, soit plus de deux mois après la notification, était donc tardive.

Avocat : CABINET BREON DUCLOYER AVOCATS

16 juillet 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2200095

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. et Mme E, propriétaires d'une maison située au Portel, qui se plaignaient de nuisances sonores et de troubles de jouissance causés par la salle de sports "Le Chaudron". Les requérants demandaient la condamnation de la commune du Portel ou, à titre subsidiaire, de la région Hauts-de-France, à réparer leurs préjudices, estimés à 28 800 euros pour le trouble de jouissance et 64 665,83 euros pour la perte de valeur vénale de leur bien. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que la responsabilité de la commune ne pouvait être engagée sur le fondement des dommages de travaux publics, la commune n'étant pas maître d'ouvrage de l'équipement, et que la carence du maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police n'était pas établie. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de la santé publique.

Avocat : SCP LEROY SEVERIN

16 juillet 2025• 3ème Chambre
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407080

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la société Stade Bordeaux Atlantique d’un recours en plein contentieux visant à contester un titre de recette émis par Bordeaux Métropole pour un montant de 300 000 euros, en raison de l’indisponibilité du stade Matmut pour deux rencontres du FC Girondins de Bordeaux. Par un mémoire du 4 juillet 2025, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 15 juillet 2025, mettant ainsi fin à l’instance.

Avocat : AARPI GIDE LOYRETTE NOUEL

15 juillet 2025
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502698

Le Tribunal Administratif d’Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. et Mme A qui demandaient la remise en état du chemin rural « La Plaine au Huterot » et une indemnisation. Le tribunal rappelle que les chemins ruraux font partie du domaine privé communal et que les communes n’ont pas d’obligation légale d’entretien, sauf si elles ont accepté de l’assurer en fait par des travaux de viabilité. En l’espèce, les requérants n’apportent pas la preuve d’une telle acceptation par la commune de Montigny-sur-Avre, ni d’un préjudice indemnisable. La requête est donc rejetée comme manifestement infondée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : UBILEX - SCP FOUGERAY LE ROY LEBAILLY NOUVELLON ET ASSOCIES

15 juillet 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505272

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B qui contestait l'ordonnance du 24 janvier 2025 du tribunal administratif de Versailles taxant les frais d'expertise médicale à 3 360 euros TTC. La requérante invoquait le caractère disproportionné de cette somme au regard de ses revenus et du travail effectué par l'expert. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la situation financière de Mme B était sans incidence sur la détermination des honoraires de l'expert. Il a également estimé que les allégations relatives au caractère excessif du temps facturé et à la qualité de l'expertise n'étaient pas étayées, rejetant ainsi l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : CABINET TAMBURINI-BONNEFOY

11 juillet 2025• 6e Section - 1re Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2510504

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du préfet de Maine-et-Loire, a ordonné l'expulsion de Mme A du logement pour demandeurs d'asile qu'elle occupait indûment. La requête était fondée sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a retenu que la condition d'urgence était satisfaite en raison du maintien sans droit de l'intéressée, compromettant le service public d'hébergement, et que la contestation soulevée par Mme A n'était pas sérieuse, sa demande d'asile ayant été définitivement rejetée. La solution retenue est l'expulsion de l'occupante sans droit ni titre.

Avocat : LEROY

10 juillet 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2502707

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande des héritiers de M. A F. Cette mesure vise à établir l'aggravation de l'état de santé de ce dernier, contaminé par le VHC, entre la date de consolidation fixée en 2015 et son décès en 2024, en vue d'un éventuel litige indemnitaire contre l'ONIAM. La solution retenue fait droit à la demande d'expertise, jugée utile pour éclairer un futur contentieux, mais rejette la demande de pré-rapport, laissant à l'expert le soin d'en apprécier l'opportunité.

Avocat : SCP VINSONNEAU-PALIES NOY GAUER AVOCATS

10 juillet 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2207988

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la concubine et les enfants d'un agent public, victime d'un accident de service reconnu imputable au service, afin d'obtenir réparation de leurs préjudices moraux et troubles dans les conditions d'existence subis en tant que victimes indirectes. Se fondant sur la faute de l'État déjà établie par un précédent jugement indemnitaire en faveur de l'agent, le tribunal a reconnu le droit à réparation des requérants sur le fondement de la responsabilité pour faute. Il a estimé que les troubles dans leurs conditions d'existence, notamment l'absence du père et la charge pesant sur la concubine pendant la longue convalescence de l'agent, étaient établis. Le tribunal a ainsi condamné l'État à verser une indemnité de 5 000 euros à la concubine et de 2 000 euros à chacun des trois enfants, soit un total de 11 000 euros, en application des principes de la responsabilité administrative.

Avocat : JOYEUX

7 juillet 2025• 10ème chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2205726

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de Mme A, adjointe technique territoriale, qui sollicitait la condamnation de la commune de Saint-Pabu à l’indemniser pour absence de réintégration et de traitement après un avis d’inaptitude. Le tribunal a jugé que la responsabilité de la commune n’était pas engagée, car Mme A n’avait pas manifesté son souhait d’être réintégrée avant le 4 août 2021 et avait refusé les trois propositions de réintégration qui lui avaient été faites par la suite. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, relatives à l’obligation de l’agent de coopérer à sa réintégration.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR

4 juillet 2025• 4ème Chambre