152 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
152
Décisions totales
383 581
Ordonnances
293 891
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à Mme B F de libérer sans délai le logement pour demandeurs d'asile qu'elle occupe indûment, situé à Nantes. La requête du préfet de la Loire-Atlantique a été accueillie, la juridiction ayant constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de l'occupation illégale du logement après le rejet définitif de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 28 janvier 2025. Le tribunal a estimé que la situation de vulnérabilité invoquée par Mme F, notamment l'état de santé de son enfant, ne constituait pas une circonstance exceptionnelle faisant obstacle à l'expulsion, et a autorisé le préfet à recourir à la force publique si nécessaire. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PAUGAM
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS Corsica Ferries d’un recours en plein contentieux visant à obtenir l’annulation ou la résiliation d’une convention de délégation de service public (DSP) pour le transport maritime entre Marseille et Ajaccio, conclue le 26 février 2021 entre la collectivité de Corse et un groupement comprenant Corsica Linea et La Méridionale. La requérante contestait notamment la légalité de la convention au regard du règlement européen sur le cabotage et des règles relatives aux aides d’État, estimant que les obligations de service public imposées n’étaient pas justifiées. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que la convention, arrivée à échéance le 31 décembre 2022 et totalement exécutée, avait cessé de produire ses effets, rendant sans objet les conclusions à fin de résiliation, et que les moyens soulevés étaient infondés ou inopérants. La solution retenue s’appuie sur les principes du droit administratif des contrats et du droit de l’Union européenne, notamment le règlement (CEE) n° 3577/92 et la décision d’exemption de la Commission du 20 décembre 2011.
Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI