15 659 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
15 659
Décisions totales
383 581
Ordonnances
313 958
Avec résumé IA
Avocat : PIERRE
Avocat : ARBOR TOURNOUD PIGNIER WOLF
Avocat : FOURNIER-PIEUCHOT
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par Mme A... contre le Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse. La requérante sollicitait une mesure d'instruction pour évaluer les préjudices subis lors de deux interventions chirurgicales en 2014 et 2015. Le juge des référés a considéré la demande inutile, car une précédente expertise réalisée en 2017 avait déjà conclu à la conformité des soins, sans qu'aucun élément nouveau ne soit apporté. La décision est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui conditionne l'expertise à son utilité pour un litige potentiel.
Avocat : HIRTZLIN-PINÇON OLIVIER
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante biélorusse, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Essonne ordonnant son transfert aux autorités lituaniennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que la procédure était régulière au regard du règlement européen n° 604/2013 (Dublin III). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi le transfert vers la Lituanie.
Avocat : AARPI ANGLADE & PAFUNDI
Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de MM. B... visant à étendre une expertise à Mme E... et au préfet de l’Hérault. La demande a été jugée sans utilité, car Mme E... était déjà impliquée dans l’expertise en cours, et les requérants n’ont pas justifié la nécessité de la présence du préfet. La décision s’appuie sur les articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative.
Avocat : SCP GRAPPIN ADDE-SOUBRA
Avocat : PION
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme J... et M. K... demandant l'annulation du permis de construire délivré le 12 décembre 2023 par le maire de Saint-Jean-de-Fos pour la rénovation d'une maison en quatre logements. Le tribunal a considéré que les irrégularités soulevées avaient été régularisées par un permis modificatif accordé le 18 avril 2025, notamment concernant l'avis de l'architecte des bâtiments de France et le stationnement. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.
Avocat : SELARL PINTAT AVOCATS
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. C..., ressortissant égyptien, contestant l'arrêté préfectoral du 22 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), et du caractère disproportionné de l'interdiction de retour. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : AARPI MICHEL &INGRACHEN
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme C... contre un arrêté de transfert aux autorités espagnoles pour l’examen de sa demande d’asile et un arrêté d’assignation à résidence. La requérante invoquait notamment l’irrégularité de la procédure d’information et d’entretien prévue par le règlement (UE) n° 604/2013, l’absence de preuve de l’accord des autorités espagnoles, et un risque de violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure était régulière et que la situation personnelle de l’intéressée ne justifiait pas l’application de la clause discrétionnaire. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité des arrêtés préfectoraux.
Avocat : ANGLADE&PAFUNDI AARPI
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B... qui demandait réparation pour les préjudices subis par sa fille, privée de 15 jours et demi d'enseignement en classe de CE1 durant l'année scolaire 2022-2023, en raison d'absences non remplacées de professeurs. Le tribunal a rappelé que l'État a l'obligation légale d'assurer l'enseignement de toutes les matières obligatoires selon les horaires réglementaires, et que le manquement à cette obligation constitue une faute engageant sa responsabilité. En l'espèce, la privation d'enseignement pendant une période appréciable a été jugée constitutive d'une faute de l'État. Le tribunal a ainsi condamné l'État à verser 775 euros à M. B... pour le préjudice subi par sa fille et 500 euros pour son préjudice moral propre, en application des articles L. 122-1-1 et D. 321-1 du code de l'éducation.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a considéré que la demande de l'intéressé présentait un caractère abusif ou dilatoire, dès lors qu'il s'était maintenu irrégulièrement en France et que sa demande ne reposait pas sur des éléments nouveaux justifiant une nouvelle instruction. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui conditionnent la délivrance d'un récépissé au caractère complet et non dilatoire de la demande.
Avocat : AARPI PANTONE AVOCATS
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C... contestant son licenciement pour inaptitude physique prononcé le 13 juillet 2023 par la chambre régionale d'agriculture du Centre-Val de Loire. Le tribunal a jugé que les agents des chambres d'agriculture relèvent d'un statut de droit public et non du code du travail, et que la commission paritaire n'avait pas à être consultée préalablement pour un licenciement pour inaptitude. Il a également estimé que l'administration avait respecté son obligation de reclassement et que les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la discrimination syndicale et aux vices de procédure, n'étaient pas fondés. En conséquence, les conclusions indemnitaires de M. C... ont également été rejetées.
Avocat : AARPI BEZARD GALY COUZINET CONDON
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... tendant à la suspension de l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juge des référés a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour, le recours en annulation contre ces décisions étant suspensif en application de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. S'agissant du refus de séjour, la condition d'urgence n'a pas été considérée comme remplie, et aucun des moyens soulevés n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : PIGOT
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant marocain. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant était en possession d'un récépissé de demande de carte de séjour valable jusqu'au 6 janvier 2026, ce qui lui permettait de séjourner et de travailler régulièrement en France. En conséquence, l'exécution de la décision contestée ne portait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation pour justifier une suspension. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : PIERSON
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis de vice de procédure en ne transférant pas le dossier vers les Alpes-Maritimes, la requérante ayant finalement indiqué ne pas avoir quitté la Haute-Garonne. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant l'annulation des décisions attaquées et les demandes accessoires. Les textes appliqués sont notamment l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006, et l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : PINSON