24 208 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
24 208
Décisions totales
383 581
Ordonnances
265 817
Avec résumé IA
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Avocat : SCP SPINOSI
Avocat : PAPI VIOLAINE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par la Ligue des droits de l'homme (LDH) pour suspendre l'installation d'une crèche de Noël dans le hall de l'hôtel de ville d'Asnières-sur-Seine. La requérante soutenait que cette décision portait une atteinte grave et immédiate au principe de laïcité et de neutralité des personnes publiques, méconnaissant l'article 28 de la loi du 9 décembre 1905. La commune a opposé une fin de non-recevoir, arguant de l'inexistence d'une décision formalisée et contestant l'urgence. Le tribunal a rejeté cette fin de non-recevoir, considérant que l'installation matérielle de la crèche, revendiquée publiquement par le maire, constituait une décision susceptible de recours.
Avocat : AARPI ANDOTTE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Actueyes optique millénium d’une requête en annulation d’une pénalité financière de 2 729 euros notifiée par la caisse primaire d’assurance maladie du Val-d’Oise. La société a ensuite informé le tribunal de son désistement pur et simple de l’instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 7ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater la volonté de la requérante de mettre fin au litige.
Avocat : AARPI ARTEMONT
Avocat : SCP PIELBERG KOLENC
Avocat : SCP PIGOT- SEGOND & ASSOCIES
Avocat : PIERRE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 5 décembre 2024. Cette décision refusait son admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié, l'obligeait à quitter le territoire français et prononçait une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que le préfet ne s'était pas estimé lié par l'avis défavorable de la plateforme interrégionale de la main d'œuvre étrangère et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A....
Avocat : PIERROT
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... demandant la suspension d’une décision implicite de refus de titre de séjour. Le juge a constaté que la requérante n’avait pas introduit de requête au fond en annulation de cette décision, condition préalable indispensable à la recevabilité d’une demande de suspension. En l’absence de cette requête principale, les conclusions de Mme A... ont été jugées manifestement irrecevables. L’ordonnance a donc rejeté l’intégralité des demandes, y compris celles relatives aux frais de justice.
Avocat : PIFFAULT
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de titre de séjour "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète du Val-de-Marne. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne révélait ni défaut d'examen ni situation de compétence liée. Il a jugé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'Homme ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'entrée irrégulière et de la situation personnelle du requérant. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de regroupement familial pour son épouse et ses quatre enfants. Le tribunal a constaté que le requérant n'avait pas formulé de demande de communication des motifs de cette décision implicite, contrairement à ce qu'il soutenait, rendant ainsi inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l'article R. 434-26 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit qu'une absence de décision dans un délai de six mois vaut rejet.
Avocat : GOMOT-PINARD NATHALIE
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A... contestant le certificat d'urbanisme négatif du 30 septembre 2022 du maire d'Evin-Malmaison pour son projet de construction. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le motif tiré de la méconnaissance de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme était fondé, en raison de l'absence de maîtrise foncière pour la desserte par les réseaux. Le tribunal a également substitué ce motif à celui initialement invoqué, tiré de l'article R. 111-2 du même code. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées, et aucune somme n'a été mise à la charge des parties au titre des frais de justice.
Avocat : SCP DRAGON & BIERNACKI - PIRET
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne une requête de M. B... visant à contester une sanction du CNAPS (interdiction d’activité de sécurité privée de 36 mois et pénalité de 30 000 €). Le tribunal constate que la requête, enregistrée par erreur à Bordeaux, était destinée au tribunal administratif de Marseille, territorialement compétent, et que le requérant a demandé à ne pas en tenir compte. En application des règles de procédure, le juge prononce la radiation de la requête du registre du tribunal. Aucun texte de fond n’est appliqué, la décision étant purement procédurale.
Avocat : SQUAIR AARPI
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision du 16 février 2024 par laquelle le directeur du centre pénitentiaire de Perpignan avait placé M. A... à l'isolement pour trois mois. Le juge a estimé que cette mesure, fondée sur la tentative d'introduction d'une arme factice lors d'un parloir, était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, aucun risque avéré pour la sécurité n'étant établi. La décision s'appuie sur les articles L. 213-8 et R. 213-30 du code pénitentiaire. L'État a été condamné à verser 1 200 euros au conseil du requérant au titre des frais de justice.
Avocat : AARPI THEMIS
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... qui demandait l’annulation de la décision du conseil départemental de la Vendée de l’Ordre des médecins refusant d’engager des poursuites disciplinaires contre le docteur B... pour défaut de port de masque. Le tribunal a estimé que le conseil n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation, ni méconnu les textes applicables, notamment les articles L. 4124-2 du code de la santé publique et les arrêtés relatifs à la gestion de la crise sanitaire. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. C....
Avocat : AARPI VIDAL AVOCATS
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de Mme A... contestant un titre de perception émis pour le recouvrement d’un indu de rémunération de 1 642,85 euros suite à sa révocation. La requérante invoquait l’exception d’illégalité de l’arrêté de révocation du 19 septembre 2022, mais le tribunal constate que cet arrêté a été annulé par un jugement du 19 août 2025. En conséquence, l’annulation de l’arrêté de révocation emporte celle du titre de perception, qui n’avait plus de base légale. Le tribunal annule donc le titre de perception et décharge Mme A... du paiement de la somme réclamée.
Avocat : MPIGA VOUA OFOUNDA
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... qui demandait l’annulation de la décision du 22 juin 2023 par laquelle le Conseil national de l’Ordre des médecins avait refusé d’engager des poursuites disciplinaires contre le docteur B... pour défaut de port de masque. Le tribunal a estimé que le Conseil national n’avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d’appréciation, en se fondant notamment sur les dispositions du code de la santé publique et les arrêtés relatifs à la gestion de la crise sanitaire. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. C....