24 208 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
24 208
Décisions totales
383 581
Ordonnances
266 667
Avec résumé IA
Avocat : CABINET FRANÇOIS PINET
Avocat : AARPI VIA AVOCATS;CABINET LEXCAP RENNES
Avocat : CABINET LEXCAP RENNES;AARPI VIA AVOCATS
Avocat : AARPI ADMYS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 700 euros à M. B... pour les troubles dans ses conditions d'existence résultant de l'absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 4 mai 2022. La carence fautive de l'État a été retenue à compter du 4 novembre 2022 jusqu'au relogement effectif le 15 avril 2025, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a estimé que la somme demandée de 10 000 euros était excessive et a fixé l'indemnisation à 700 euros.
Avocat : CREPIN-DEHAENE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PIERROT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., ressortissant chinois, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d'enregistrer et d'instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour « salarié » sans exiger d'autorisation de travail. Le juge estime que la mesure sollicitée n'est pas utile, car la demande de renouvellement a déjà été enregistrée et un récépissé délivré. Il rappelle que l'obtention d'une autorisation de travail, prévue par les articles L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et L. 5221-5 du code du travail, est nécessaire à la délivrance du titre, et que le requérant doit contester le refus implicite de cette autorisation par la voie appropriée. La requête est donc rejetée en toutes ses conclusions.
Avocat : COMPIN NYEMB
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 13 octobre 2025 par laquelle l’INSEP a exclu M. E... de l’établissement jusqu’à la fin de la saison 2025/2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la décision attaquée n’ayant pas interrompu la scolarité du requérant ni les mesures d’aide dont il bénéficiait, et n’ayant pas causé un préjudice sportif lié à sa carrière en équipe de France. La requête a été rejetée, incluant les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET ARTEMONT (AARPI)
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par la Société Semini Transports d’une requête en plein contentieux visant à contester le rejet de son recours gracieux par l’Établissement Public Île-de-France Mobilités et à obtenir une indemnisation de 79 310,83 euros pour charges fixes frustratoires. La société requérante a toutefois informé le tribunal, par un acte du 1er décembre 2025, de son désistement pur et simple de l’instance. Constatant que ce désistement était sans réserve et qu’aucun obstacle ne s’y opposait, le vice-président de la 3ème section a donné acte de ce désistement par ordonnance du 5 décembre 2025, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET BUES ET ASSOCIES (AARPI)
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par l’Union française pour une médecine libre (UFML-S) d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir la communication de documents relatifs à la gestion des crédits du fonds de l’assurance maladie par la CNAM. Par un mémoire enregistré le 28 octobre 2025, le syndicat requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 5 décembre 2025, sans examiner le fond du litige. Aucune somme n’a été mise à la charge de la CNAM.
Avocat : CABINET ORYA AVOCATS (AARPI)
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par l’Union française pour une médecine libre-syndicat (UFML-S) d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir la communication de documents relatifs au financement des syndicats par l’Union nationale des caisses de l’assurance maladie (UNCAM). L’UFML-S s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 28 octobre 2025. Ce désistement, pur et simple, a été accepté par le tribunal, qui en a donné acte par une ordonnance du 5 décembre 2025, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’éloignement, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Bobigny (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il applique l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence. En conséquence, il ordonne, sur le fondement de l’article R. 351-3 du même code, la transmission du dossier au tribunal administratif de Montreuil.
Avocat : HOUAM-PIRBAY
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné le recours en excès de pouvoir de M. B..., ressortissant camerounais, contre un arrêté de la préfète de l'Essonne ordonnant son transfert aux autorités polonaises, responsables de sa demande d'asile. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et n° 603/2013 (Eurodac), ainsi que des risques de renvoi contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la procédure de reprise en charge était régulière et que les autorités polonaises, ayant accepté la requête, étaient tenues d'examiner la demande d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la décision de transfert.
Avocat : PIEROT
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi en référé suspension par M. D... et Mme B..., ressortissants géorgiens, pour contester des arrêtés du 14 novembre 2025 leur refusant un titre de séjour en tant que parents d’enfant malade, assortis d’une obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient l’urgence et un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment au regard de l’état de santé de leur enfant. Le juge des référés a rejeté les requêtes sans instruction ni audience, considérant que la condition d’urgence n’était pas remplie, car l’éloignement ne pouvait intervenir avant que le tribunal n’ait statué sur le fond, conformément à l’article L. 722-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : AARPI GARTNER & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Engie Energie Services. Celle-ci contestait la procédure de passation d'une concession de service public pour le réseau de chaleur de Tourcoing, en soulevant notamment des irrégularités dans les méthodes de notation et une méconnaissance des obligations de transparence. Le tribunal a estimé que les moyens invoqués, tirés de l'irrégularité des sous-critères et de la dénaturation des offres, n'étaient pas fondés. La demande de la société Engie a donc été rejetée, sans qu'il soit fait droit à ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MCDERMOTT WILL & SCHULTE AARPI
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SARL Résidence Hôtelière San Lucianu, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 122 283 euros au titre de l’exercice 2021. La société contestait l’application du règlement (UE) n° 651/2014 et de la notion d’investissement initial, arguant que ses travaux de rénovation constituaient un tel investissement. Le tribunal a jugé que les investissements réalisés ne répondaient pas à la définition d’investissement initial prévue par le règlement, car ils n’avaient pas pour objet la création, l’extension, la diversification ou un changement fondamental du processus de production. En conséquence, la requête a été rejetée, sans application des textes invoqués par la société.
Avocat : ALPI
Le Tribunal Administratif de Nîmes (3ème chambre) était saisi par M. A... d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2017 à 2019, ainsi que des pénalités, et à demander réparation d’un préjudice. Le litige portait principalement sur la remise en cause du quotient familial du requérant, l’administration ayant initialement réduit le nombre de parts fiscales après sa séparation. Le tribunal a constaté que les dégrèvements successifs opérés par l’administration avaient fait droit aux demandes de M. A... concernant le quotient familial, rendant sans objet les conclusions à fin de décharge des impositions et pénalités. En revanche, les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables, faute pour le requérant d’avoir préalablement lié le contentieux par une réclamation préalable auprès de l’administration.
Avocat : SELAS AVOCATS PICOVSCHI
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du maire de Tallone de lui délivrer un permis de construire pour l'extension d'un hangar agricole. Le tribunal a jugé que le maire pouvait légalement refuser le permis malgré un avis favorable du préfet, en se fondant sur l'absence de nécessité agricole du projet. La décision s'appuie sur les articles L. 121-8 et L. 422-5 du code de l'urbanisme, ainsi que sur le PADDUC, pour conclure que le projet ne s'inscrivait pas en continuité avec une agglomération ou un village existant.
Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant dominicain, qui demandait des mesures pour garantir l’accès au service public d’accueil des étrangers et une injonction de délivrance d’un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que les conclusions relatives à l’organisation du service public ne relevaient pas de sa compétence en référé et que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une situation particulière justifiant une intervention rapide. La décision s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : PIGNEIRA