4 974 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 974
Décisions totales
383 581
Ordonnances
263 009
Avec résumé IA
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Le Tribunal administratif de Bordeaux donne acte du désistement de la société Cleanis, réputée s'être désistée de sa requête en annulation et en injonction contre le centre hospitalier d'Agen-Nérac. Ce désistement est constaté en application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, la société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après une mise en demeure. Le tribunal rejette par ailleurs les conclusions du centre hospitalier aux fins de condamnation de la société à des frais.
Avocat : AARPI PALMIER ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice lié à la carence de l'État dans l'exécution d'une injonction de relogement. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute, due à son inaction après une décision de la commission de médiation et une ordonnance judiciaire, et a condamné l'État à verser une indemnité aux requérants. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, relatifs au droit au logement opposable et aux obligations de l'État.
Avocat : BERTHAULT PIERRE
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Avocat : SCP FABIANI PINATEL
Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur une demande d'indemnisation d'un détenu suite au retrait de son autorisation de visite en unité de vie familiale. Le tribunal a jugé que la décision du directeur du centre de détention, fondée sur le passage du requérant en commission de discipline, était illégale car elle ne relevait pas des motifs de maintien de l'ordre ou de sécurité prévus par le code pénitentiaire (articles L. 341-7 et R. 341-5). En conséquence, l'État a été reconnu responsable et condamné à verser une indemnité pour préjudice moral, dont le montant a été fixé par le juge.
Avocat : AARPI THEMIS
Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur un recours en plein contentieux concernant le refus de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a constaté que l'indu litigieux avait été annulé et le trop-perçu remboursé à la requérante suite à un réexamen de ses droits. Par conséquent, il a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et a rejeté les autres conclusions, dont la demande de décharge et l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DELEPINE
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la demande d'indemnisation d'un détenu qui reprochait à l'administration pénitentiaire une inertie fautive dans la gestion de la cessation d'activité d'une entreprise implantée en détention. Le tribunal estime que l'administration n'a pas commis de faute, car elle a procédé à la résiliation régulière du contrat d'activité pénitentiaire du requérant sur le fondement de l'article L. 412-41 du code pénitentiaire, et que le préjudice économique et moral allégué n'est pas établi. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire relatives aux contrats d'implantation et d'activité pénitentiaire.
Avocat : AARPI GOLDMAN & QUINQUIS AVOCATS
La société Soparim a saisi le Tribunal administratif de Paris pour obtenir réparation des préjudices subis en raison des travaux du prolongement de la ligne 14 du métro, qui ont entravé l'accès à son terrain et l'exécution d'un permis de construire. Le tribunal a rejeté sa requête, la jugeant irrecevable pour défaut de respect des délais de recours contentieux, notamment parce que la demande préalable à la RATP n'avait pas fait l'objet d'un accusé de réception conforme. Les textes appliqués sont principalement les articles R. 421-1 et R. 412-2 du code de justice administrative, ainsi que les articles L. 112-3 et L. 112-6 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : CABINET TOCQUEVILLE (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet compétent de convoquer et de remettre une carte de séjour temporaire à un étudiant tunisien, en raison d'un délai anormal dans la délivrance du titre. Le juge a estimé que cette carence administrative créait une situation d'urgence justifiant une injonction sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la délivrance et à la remise des titres de séjour.
Avocat : PIERROT
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de la requérante au centre hospitalier de la Timone à partir du 10 décembre 2024. Le juge a retenu l'utilité de cette mesure d'instruction pour éclairer une future action en réparation de préjudices liés à des complications post-opératoires. Cette décision est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise.
Avocat : AARPI JASPER AVOCATS
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice résultant de l'absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal condamne l'État à verser 7 000 € à la requérante pour réparer les troubles dans ses conditions d'existence causés par sa carence fautive à la reloger dans le délai légal. Il rejette la demande d'allocation de frais d'avocat. **Textes appliqués** : L'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation (procédure de relogement urgent) et les dispositions jurisprudentielles sur la responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une telle décision.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)