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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 974 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 974

Décisions totales

383 581

Ordonnances

310 456

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : PIEffacer tout
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503342

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes de la SAS Free Mobile, qui demandait la décharge des cotisations d'imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER-SR) pour les années 2023 et 2024 dans l'Eure et la Seine-Maritime, ainsi que la restitution de sommes totalisant plus de 3,7 millions d'euros. La société soutenait que cette imposition était incompatible avec la directive européenne 2018/1972 établissant le code des communications électroniques. Le tribunal a estimé que ces requêtes soulevaient des questions de droit identiques à celles déjà tranchées par une décision du Conseil d'État du 5 février 2025, qui avait écarté l'ensemble des moyens soulevés, et qu'elles n'appelaient pas de nouvelle appréciation des faits. En application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et de la jurisprudence du Conseil d'État, les requêtes ont été rejetées comme ne présentant plus à juger de questions autres que celles déjà résolues.

Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)

19 septembre 2025
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503713

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes de la SAS Free Mobile, qui demandait la décharge des cotisations d'imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER-SR) pour les années 2023 et 2024 dans l'Eure et la Seine-Maritime, ainsi que la restitution de sommes totalisant plus de 3,7 millions d'euros. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés par la société, tirés de l'incompatibilité de l'IFER-SR avec la directive européenne 2018/1972, étaient identiques à ceux déjà tranchés par le Conseil d'État dans une décision du 5 février 2025. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il a donc statué par ordonnance, sans nouvelle appréciation des faits, et a rejeté les requêtes comme ne présentant plus de questions nouvelles à juger.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)

19 septembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501920

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise à l'encontre de M. A, ressortissant comorien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais a considéré que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) ni à l'intérêt supérieur de son enfant (article 3 de la CIDE), faute pour l'intéressé de justifier d'une vie familiale stable et continue à Mayotte. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

18 septembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406949

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) à l'indemniser pour un préjudice financier lié à des soins dentaires. Le tribunal a estimé que M. B ne justifiait pas avoir personnellement payé les sommes dont il réclamait le remboursement, ni l'existence d'une créance à l'égard de l'AP-HP. La solution retenue est fondée sur l'absence de preuve d'une faute de l'administration et d'un préjudice direct.

Avocat : CABINET ANDOTTE AVOCATS (AARPI)

18 septembre 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2304128

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté les demandes de la SAS Corsica Ferries, qui contestait des rappels de TVA pour les périodes 2017-2018 et 2020-2021. La société soutenait que ses prestations de restauration à bord étaient accessoires au transport maritime de voyageurs et devaient bénéficier de l'exonération de TVA prévue au 11° du II de l'article 262 du code général des impôts pour les transports entre la France et la Corse. Le tribunal a jugé que ces prestations de restauration, bien que fournies à bord et conditionnées à la possession d'un billet, constituent des prestations distinctes et non accessoires au transport, car elles sont facultatives et font l'objet d'un paiement séparé. En conséquence, le tribunal a également refusé de transmettre une question préjudicielle à la Cour de justice de l'Union européenne, estimant que la qualification juridique ne soulevait pas de difficulté sérieuse.

Avocat : AARPI MCDERMOTT WILL & EMERY

18 septembre 2025• 10ème chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501938

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), en raison de son arrivée avant 13 ans et de sa scolarité ininterrompue. Le juge a estimé que les pièces produites ne permettaient pas d'établir la réalité et l'intensité de sa vie familiale, notamment en raison d'incohérences sur ses adresses de résidence. En l'absence d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, la condition d'urgence n'a pas été examinée et la requête a été rejetée.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

17 septembre 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2203130

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. B A, artiste peintre, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour les années 2015 à 2017. Le requérant demandait la déduction de charges liées à un atelier à Malakoff, un studio à New York et des honoraires d'avocat. Le tribunal a jugé que M. A n'apportait pas la preuve que les dépenses pour l'atelier de Malakoff étaient nécessitées par l'exercice de sa profession, au sens de l'article 93 du code général des impôts, notamment car ce local était utilisé par son fils pour une activité distincte. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.

Avocat : ASPIN AVOCATS AARPI

17 septembre 2025• 3ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426653

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 8 100 euros à Mme A pour carence fautive dans son obligation de relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 19 janvier 2023, n'avait reçu aucune offre de logement dans le délai légal de six mois, engageant la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a indemnisé les troubles dans les conditions d'existence et le préjudice moral subis par Mme A et ses trois enfants, maintenus dans une chambre d'hôtel du Samu Social.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

17 septembre 2025• 3e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501910

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu les effets de l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Mayotte à l'encontre de Mme B, ressortissante malgache. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie et que la mesure d'éloignement portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette atteinte résultait de la présence continue de l'intéressée à Mayotte depuis l'âge de 13 ans, de sa scolarisation ininterrompue jusqu'au baccalauréat, et de son projet d'insertion professionnelle.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

17 septembre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2209072

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 14 juin 2022 par laquelle le préfet de Maine-et-Loire avait suspendu le permis de conduire de M. B pour une durée de douze mois suite à un refus d'obtempérer. Le tribunal juge que cette durée maximale d'un an, prévue à l'article L. 224-8 du code de la route, ne pouvait être appliquée qu'en cas d'infraction commise dans des conditions exposant autrui à un risque de mort, ce qui n'était pas établi en l'espèce. La suspension ne pouvait donc excéder six mois, conformément au même article. L'Etat est condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.

Avocat : MPIGA VOUA OFOUNDA

17 septembre 2025• Magistrat : Mme MARTEL - R. 222-13
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2506214

Le Tribunal administratif de Melun, saisi par la société Terra 1 d’un recours contestant des titres de perception émis pour la taxe d’aménagement et la redevance d’archéologie préventive, se déclare territorialement incompétent. Il estime que le litige, relatif à un permis de construire sur la commune de Saint-Witz (Val-d’Oise), relève de la compétence du tribunal administratif de Cergy-Pontoise en application de l’article R. 312-7 du code de justice administrative. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.

Avocat : MARI PINTAU

17 septembre 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 494888

Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE

17 septembre 2025ECLI:FR:CECHR:2025:494888.20250917• 8ème et 3ème chambres réunies
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318616

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de l'EURL Nina Roll, exploitant un restaurant, qui contestait des suppléments d'impôt sur les sociétés, des rappels de TVA et une cotisation à l'audiovisuel public pour l'année 2015. La société invoquait notamment la prescription du droit de reprise de l'administration fiscale, faute de notification régulière d'une proposition de rectification avant le 31 décembre 2018. Le tribunal a rejeté ce moyen, considérant que la proposition de rectification, envoyée à l'adresse communiquée par la société et avisée par La Poste le 20 décembre 2018, avait interrompu la prescription dans les délais légaux, conformément aux articles L. 169, L. 176 et L. 189 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est donc le rejet de la requête de l'EURL Nina Roll.

Avocat : CABINET CONCORDIA AVOCATS (AARPI)

16 septembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2323623

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme B, résidente fiscale française, qui contestait la qualification de ses revenus perçus de la société italienne Prada S.P.A. en 2015 et 2016. L'administration fiscale avait catégorisé ces revenus comme des bénéfices non-commerciaux relevant de l'article 17 de la convention fiscale franco-italienne (artistes et sportifs), tandis que la requérante soutenait qu'il s'agissait de salaires au sens de l'article 15 de cette même convention, ouvrant droit à un crédit d'impôt plus favorable. Le tribunal a constaté que les conclusions relatives à l'année 2016 étaient devenues sans objet, l'administration ayant renoncé à intégrer le revenu correspondant dans le revenu imposable de Mme B. S'agissant de l'année 2015, le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens de la requérante n'étaient pas fondés, sans préciser la qualification retenue. La solution s'appuie sur la convention fiscale franco-italienne du 5 octobre 1989 et le code général des impôts.

Avocat : CABINET WAN AVOCATS (AARPI)

16 septembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430093

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 2 100 euros à Mme A pour carence fautive dans son relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 2 février 2023, n'avait reçu aucune offre dans le délai de six mois, engageant la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a retenu un préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence, justifiés par l'état insalubre du logement et un congé pour reprise, mais a rejeté le surplus de la demande de 13 340 euros.

Avocat : PINTO

16 septembre 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501904

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, suspend l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 13 septembre 2025 obligeant M. A, ressortissant comorien, à quitter le territoire français sans délai. Le juge retient que la condition d'urgence est remplie et que la mesure d'éloignement porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et à l'intérêt supérieur des enfants (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant). Cette solution est motivée par la présence de M. A à Mayotte depuis une dizaine d'années, sa vie commune avec la mère française de ses quatre enfants français, et sa contribution à leur entretien et éducation.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

16 septembre 2025
TA20Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301088

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, qui demandait des injonctions de travaux et une indemnisation contre la commune de Venaco. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables faute pour le requérant d'avoir justifié de l'existence d'une décision préalable de l'administration, en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Les conclusions à fin d'injonction ont également été rejetées comme irrecevables, le juge administratif ne pouvant adresser d'injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par la loi. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

Avocat : PIPERI

15 septembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2305197

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme B, reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 25 septembre 2019, mais qui n'a pas reçu de proposition de logement. La carence fautive de l'État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a condamné l'État à verser à Mme B la somme de 3 000 euros, incluant les intérêts au taux légal à compter du 30 janvier 2023, en réparation des préjudices liés à son absence de relogement. La demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.

Avocat : KCP AVOCATS - KARBOWSKI - CASANOVAS VESCHEMBES de PRITTWITZ - AARPI

15 septembre 2025• 7ème Chambre (J.U)
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2510994

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi par transmission du Tribunal administratif de Poitiers d’une requête de la société Free Mobile contestant des cotisations d’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) pour les années 2023 et 2024, s’est déclaré incompétent. Il a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Poitiers, le service des impôts compétent étant situé dans le département des Deux-Sèvres. En application des articles R. 351-3 et R. 351-6 du code de justice administrative, le dossier a été transmis au président de la section du contentieux du Conseil d’État pour régler la question de compétence.

Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)

15 septembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501906

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet de Mayotte à l'encontre de Mme B, ressortissante malgache. Le juge a retenu une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant), compte tenu de la scolarisation prolongée de l'intéressée à Mayotte et de sa qualité de mère d'un enfant français. La condition d'urgence a été reconnue du fait du caractère exécutoire de la mesure d'éloignement.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

15 septembre 2025