24 208 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
24 208
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 295
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Nancy statue sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation du rejet implicite d'un recours administratif contre le retrait d'une prime de transition énergétique par l'ANAH. La juridiction constate que les requérants, invités à confirmer le maintien de leurs conclusions, ne l'ont pas fait dans le délai imparti. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle donne acte de leur désistement d'office et met fin à l'instance.
Avocat : PITCHER
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme C..., une ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction estime que l'administration n'a pas commis d'erreur d'appréciation en constatant l'absence de sérieux et de progression dans ses études, malgré ses nombreux échecs universitaires. La décision s'appuie sur l'article 9 de la convention franco-sénégalaise et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PICARD
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante haïtienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 28 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également considéré que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante n'établissant pas une vie privée et familiale stable en France. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Avocat : PIERRE
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante haïtienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme B..., incluant l'annulation des décisions contestées et les injonctions sollicitées.
Avocat : PEPIN JULIETTE
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société Free Mobile, qui contestait son assujettissement à l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques pour les années 2023 et 2024 dans la Nièvre. La société soutenait que cette imposition était incompatible avec la directive (UE) 2018/1972, mais le tribunal a jugé le moyen inopérant, s’appuyant sur la jurisprudence du Conseil d’État du 5 février 2025. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et de restitution de 640 092 euros. Les textes appliqués incluent la directive 2018/1972 et le code général des impôts.
Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de Mme A..., lauréate du concours d'inspecteur des finances publiques, contestant la décision de la directrice générale des finances publiques du 21 novembre 2024 prononçant sa réintégration dans le corps des contrôleurs des finances publiques de deuxième classe. La requérante invoquait notamment l'absence de convocation devant la commission d'évaluation des compétences et des vices de procédure. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait régulièrement informé Mme A... de la tenue de la commission et qu'elle n'avait pas justifié d'une impossibilité médicale d'y participer, ce qui ne l'a pas privée d'une garantie. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et l'arrêté du 30 juillet 2018 fixant les modalités d'évaluation des inspecteurs stagiaires.
Avocat : AARPI LANDBECK ET BOCHER-ALLANET
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société Free Mobile, qui contestait son assujettissement à l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques pour les années 2023 et 2024 dans la Saône-et-Loire. La société soutenait que cette taxe était incompatible avec la directive (UE) 2018/1972, soit en relevant de l’article 42 (redevances sur les droits de mise en place de ressources), soit en constituant une entrave aux principes généraux du droit de l’Union. Le tribunal a jugé que l’IFER-SR ne relève pas du champ d’application de l’article 42 de la directive, car elle n’est pas liée à la procédure d’autorisation générale ni à l’octroi de droits d’utilisation, et qu’elle ne méconnaît pas les principes généraux de la directive, s’agissant d’une imposition fiscale générale. La solution retenue s’appuie sur le code général des impôts et la jurisprudence du Conseil d’État du 5 février 2025.
Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société Free Mobile, qui demandait la décharge de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques pour les années 2023 et 2024. La société soutenait que cette imposition était incompatible avec la directive 2018/1972, mais le tribunal a jugé que l’IFER ne relève pas du champ d’application de l’article 42 de cette directive, conformément à la jurisprudence du Conseil d’État du 5 février 2025. Par conséquent, les moyens soulevés ont été écartés et la demande de restitution de 1 715 016 euros, ainsi que les conclusions accessoires, ont été rejetées.
Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus du préfet de la Haute-Garonne de l’admettre exceptionnellement au séjour. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l’erreur de fait concernant la nationalité de son fils était sans incidence sur sa légalité. Il a estimé que la requérante, entrée en France en 2017 sous visa court séjour, ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Enfin, la décision n’a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Avocat : PINSON
Le Tribunal Administratif de Nancy statue sur une requête en excès de pouvoir visant le rejet implicite d'un recours contre le retrait d'une prime de transition énergétique par l'ANAH. La juridiction constate que les requérants, invités à confirmer le maintien de leurs conclusions, ne l'ont pas fait dans le délai prescrit. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle donne donc acte de leur désistement d'office et met fin à la procédure.
Avocat : PITCHER
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire délivré par le maire d'Aurec-sur-Loire. Le tribunal a jugé que les requérants n'avaient pas démontré un intérêt à agir suffisant, tel que défini par l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, pour contester la décision. Par conséquent, il n'a pas examiné le fond des moyens soulevés contre la légalité de l'arrêté.
Avocat : AXIPITER
Avocat : OCCHIPINTI
Avocat : AARPI ANDOTTE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction. Il a néanmoins condamné la commune de Champigny-sur-Marne à lui verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette condamnation, fondée sur les dispositions de l'article R. 222-1 du même code, intervient après que le requérant a retiré le fond de son litige, ne laissant subsister que cette question accessoire.
Avocat : SCP SMITH D'ORIA IPP - MEMBRE DE L'AARPI SMITH D'ORIA
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à un vice de procédure, à une erreur de droit ou à une méconnaissance des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), n'étaient pas fondés. Le tribunal a également rejeté les demandes d'injonction et de condamnation de l'État à payer des frais de justice.
Avocat : TAVARES DE PINHO
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B... qui contestait des poursuites pour impayés de taxe foncière et d'habitation. Le tribunal a écarté les moyens du requérant, notamment l'irrégularité de la notification en français et l'absence de notification des avis d'imposition, au motif que l'administration n'était pas tenue de communiquer dans une autre langue et que le contribuable n'avait pas rapporté la preuve du défaut de notification. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales relatives à l'exigibilité de l'impôt et à la notification des actes.
Avocat : PIETRUCHOWSKI
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir visant l'annulation du refus de visa de long séjour. En effet, l'objet du litige a disparu puisque l'autorité consulaire a délivré le visa sollicité après l'introduction de la requête, ce qui implique le retrait des décisions attaquées. Le tribunal a toutefois condamné l'État, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à verser 500 euros à la requérante au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
Avocat : ALAGAPIN-GRAILLOT GAUTHIER & ASS
Avocat : ALAGAPIN-GRAILLOT
Avocat : PIQUOIS
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A... contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour d’un an. En cours d’instance, le requérant a été placé en rétention administrative au centre de Metz. En application des articles R. 922-4 et R. 922-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Nancy, seul compétent pour statuer.
Avocat : AARPI ANGLADE & PAFUNDI