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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

12 851 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

12 851

Décisions totales

383 581

Ordonnances

294 910

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : PIEffacer tout
TA106Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600139

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante dominicaine se heurtant à un délai de 200 jours pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a reconnu l'urgence caractérisée par ce délai manifestement excessif, qui prive la requérante de la protection du droit d'asile et des conditions matérielles d'accueil. Il a estimé que ce délai portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale qu'est le droit d'asile, dont le corollaire est le droit de solliciter le statut de réfugié. En conséquence, il a ordonné au préfet de la Guyane de procéder à l'enregistrement de la demande d'asile dans un délai de trois jours ouvrés, en application des articles L. 521-4 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, transposant la directive 2013/32/UE.

Avocat : PIGNEIRA

22 janvier 2026
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600058

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté du préfet du Calvados du 15 décembre 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante ne démontrait pas une situation d'urgence particulière justifiant une suspension, malgré la présomption d'urgence en matière de refus de renouvellement. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : PAPINOT

22 janvier 2026
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304727

Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme D..., adjointe technique territoriale, qui contestait l'arrêté du 23 octobre 2023 de la présidente du conseil départemental du Gard. Cet arrêté prolongeait sa disponibilité d'office puis prononçait sa réintégration à temps complet. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens de la requérante, jugeant notamment que l'arrêté était signé par une autorité compétente, qu'il n'était pas soumis à l'obligation de motivation, et que la procédure devant le conseil médical avait été régulière. La solution s'appuie sur le code général de la fonction publique et les décrets n°86-68, n°86-442 et n°87-602.

Avocat : SCP BRUN CHABADEL EXPERT PITON

22 janvier 2026• 2ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2404911

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. B... pour contester le refus de titularisation pris par le maire de Molières-sur-Cèze le 26 juin 2024, et demander réparation des préjudices subis. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. B..., estimant que la décision contestée était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'autorité de la chose jugée par son précédent jugement du 4 avril 2024. Il a jugé que la commune n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité, dès lors que M. B... ne justifiait d'aucun droit à être titularisé à l'issue de son stage. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions indemnitaires et celles présentées au titre des frais de justice.

Avocat : AARPI AD&M

22 janvier 2026• 2ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2403325

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 12 janvier 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A..., ressortissante ivoirienne, en qualité de parent d’enfant français. Le tribunal estime que le préfet a méconnu les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, car les pièces fournies (attestation du père, factures, assurances scolaires) établissent suffisamment la contribution effective du père français à l’entretien et à l’éducation de l’enfant. La solution retenue est l’annulation de l’arrêté, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.

Avocat : PIGASSE

22 janvier 2026• 11ème chambre
TA106Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600136

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante haïtienne confrontée à un délai de 247 jours pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a reconnu l'urgence et a considéré que ce délai excessif portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. Il a ordonné au préfet de la Guyane de procéder à l'enregistrement de la demande d'asile et à la délivrance de l'attestation correspondante, en application des articles L. 521-4 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, transposant la directive 2013/32/UE.

Avocat : PIGNEIRA

22 janvier 2026
TA106Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600137

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de la Guyane de convoquer M. A... dans un délai de huit jours pour enregistrer sa demande d'asile, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a considéré que le délai de 645 jours imposé au requérant pour obtenir un rendez-vous constituait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale, et que la condition d'urgence était caractérisée par la précarité extrême de l'intéressé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 521-4 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PIGNEIRA

22 janvier 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600091

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... d'une demande de suspension de la décision de clôture de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de police a pris une décision favorable accordant à M. A... une carte de séjour pluriannuelle, ce qui a conduit le requérant à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 800 euros à M. A... au titre des frais d'instance.

Avocat : PIGOT

22 janvier 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2601110

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C..., ressortissante égyptienne, qui demandait une injonction au préfet de police de lui délivrer une convocation pour déposer une demande de titre de séjour en tant que membre de famille de réfugié. La juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas établie, la requérante se bornant à invoquer sa situation irrégulière sans justifier de circonstances particulières, alors qu'elle a attendu plus d'un an après l'expiration de son visa pour solliciter la régularisation. La décision rappelle que pour une première demande de titre de séjour, l'urgence ne se présume pas et doit être démontrée par des éléments concrets, ce qui n'est pas le cas en l'espèce. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MARTIN-PIGEON

22 janvier 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2401298

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-de-Marne le 22 décembre 2023. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a appliqué les stipulations de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006, qui renvoient à la législation française pour l'admission exceptionnelle au séjour. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.

Avocat : MARTIN-PIGEON

22 janvier 2026• 9ème chambre
CEOrdonnance• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 508270

Avocat : OCCHIPINTI

21 janvier 2026• 5ème chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2502594

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant pakistanais, qui contestait un arrêté du préfet de police du 20 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance des articles L. 611-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), étaient soit manifestement infondés, soit inopérants, soit non assortis de précisions suffisantes. La décision se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter par ordonnance les requêtes ne comportant que des moyens de cette nature.

Avocat : PINTO

21 janvier 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600691

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. C... A... de ses conclusions tendant à enjoindre au préfet de police de le convoquer pour le dépôt de sa demande de titre de séjour, le préfet l'ayant convoqué entre-temps. Le juge a admis provisoirement le requérant à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 800 euros à son avocate au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les mesures d'urgence, le litige ayant perdu son objet.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

21 janvier 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528642

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sri-lankais, contestant un arrêté du préfet de police du 20 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a écarté comme manifestement infondé le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte, et a jugé que les moyens de légalité externe (défaut de motivation) et interne (violation des articles 8 et 3 de la Convention européenne des droits de l’homme) n’étaient pas assortis de précisions suffisantes ou étaient inopérants. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a également été refusée.

Avocat : PIQUOIS

21 janvier 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2600174

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C..., professeur d'EPS, qui demandait la suspension de sa mutation dans l'intérêt du service prononcée par le rectorat de Créteil. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en termes de rémunération ou de carrière, et que le changement d'affectation constituait une simple mesure d'ordre intérieur ne faisant pas grief. Aucun des moyens soulevés, dont l'incompétence du signataire et le défaut de motivation, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : SCP SMITH D'ORIA IPP - MEMBRE DE L'AARPI SMITH D'ORIA

21 janvier 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513313

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Yvelines de lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler. Le tribunal a constaté que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois sur sa demande de titre de séjour, déposée le 27 novembre 2024, avait fait naître une décision implicite de rejet, rendant ainsi la mesure sollicitée impossible sans faire obstacle à l’exécution de cette décision administrative. La solution retenue est fondée sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : AARPI ANGLADE & PAFUNDI

21 janvier 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2515503

Le Tribunal administratif de Versailles a annulé l'arrêté du 11 décembre 2025 par lequel le préfet des Yvelines avait assigné à résidence M. B..., ressortissant algérien. La solution retenue est fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : le préfet ne pouvait légalement prononcer cette assignation avant l'expiration du délai de départ volontaire de 30 jours qu'il avait lui-même accordé à l'intéressé par un arrêté du 10 décembre 2025. Les conclusions à fin d'injonction ont été rejetées, l'annulation n'impliquant aucune mesure d'exécution.

Avocat : AARPI ANCILE AVOCATS

21 janvier 2026• Reconduites à la frontière
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501858

Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... B... contestant la décision du préfet d’Indre-et-Loire du 7 mars 2025 classant sans suite sa demande d’acquisition de la nationalité française. Le tribunal a jugé que cette décision de classement, fondée sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas un acte faisant grief dès lors que le demandeur n’a pas produit les pièces complémentaires demandées. En l’absence de contestation utile du motif d’incomplétude du dossier, le recours pour excès de pouvoir a été déclaré irrecevable en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : GOMOT-PINART

21 janvier 2026
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501944

Le Tribunal administratif de Caen annule la décision implicite de rejet du préfet du Calvados concernant la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant tunisien, en qualité de conjoint de français. L’annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de cette décision implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai d’un mois et condamne l’État à verser 1 200 euros à son avocate au titre des frais d’instance.

Avocat : AARPI CONCORDANCE AVOCATS

21 janvier 2026• 2ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404910

Le Tribunal administratif de Toulouse a annulé l'arrêté du 12 juillet 2024 par lequel le préfet de la Haute-Garonne avait retiré le certificat de résidence algérien de Mme A.... La juridiction a considéré que le préfet n'avait pas examiné si la requérante pouvait bénéficier des dispositions de l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui protègent les victimes de violences conjugales contre le retrait de leur titre de séjour. Cette omission constitue une erreur de droit, indépendamment de la question de la fraude invoquée par l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de restituer le certificat de résidence dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : COHEN-TAPIA

21 janvier 2026• 1ère Chambre