24 208 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
24 208
Décisions totales
383 581
Ordonnances
259 868
Avec résumé IA
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Avocat : AARPI VIA AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 8 décembre 2025 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a clôturé la demande de renouvellement de certificat de résidence de Mme B..., ressortissante algérienne. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée en cas de refus de renouvellement d'un titre de séjour et qu'aucune circonstance particulière ne venait écarter cette présomption. La solution est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PIERROT
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme C... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une attestation de demande d’asile en procédure normale. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Le tribunal a rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, faute de frais exposés non couverts par l’aide juridictionnelle totale. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : PIERRE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Loris, qui contestait des rappels de TVA pour la période 2015-2016. La société, opérateur en certificats d'économie d'énergie (CEE), soutenait que la TVA sur les "primes éco" versées à des bailleurs via un installateur était déductible, car ces primes servaient à obtenir des CEE revendus, une opération imposable. Le tribunal a jugé que ces primes constituaient des subventions sans lien direct avec une opération imposable, ne remplissant pas les conditions de déductibilité prévues aux articles 256 et 271 du code général des impôts, et a écarté la doctrine administrative invoquée.
Avocat : CAZALS MANZO PICHOT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 18 octobre 2023 refusant à M. B..., ressortissant tunisien, la délivrance d’une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que le préfet n’avait pas examiné la demande de carte de résident de M. B... au regard des stipulations de l’article 3 de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988, se bornant à lui délivrer une carte de séjour temporaire. Cette omission constitue un défaut d’examen de sa situation, entachant la décision d’illégalité. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois.
Avocat : TAVARES DE PINHO
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 7 février 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a retiré sa carte de résident à M. A..., ressortissant tunisien. La juridiction estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en appliquant l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la seule condamnation pénale entrant dans le champ de ce texte datait de plus de 23 ans et l'intéressé ne présentait plus de trouble à l'ordre public depuis 2010. Les autres condamnations invoquées ne relevaient pas des infractions limitativement énumérées par cet article.
Avocat : PEPIEZEP PEHUIE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. A..., ressortissant britannique, pour l’enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour « article 50 TUE », dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La condition d’urgence a été reconnue en raison des dysfonctionnements persistants de la plateforme ANEF empêchant le requérant d’effectuer ses démarches, et la mesure a été jugée utile pour remédier à ce blocage administratif. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur le décret n°2020-1417 du 19 novembre 2020 relatif à l’accord de retrait du Royaume-Uni.
Avocat : PIEROT
Avocat : MONPION;DANINTHE;KOHN ET ASSOCIES;CLL AVOCATS
Avocat : PINET & ASSOCIES NARBONNE
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de la SCCV Viry Basch et de la SAS Speed Rehab demandant l'annulation de l'arrêté du 16 décembre 2024 par lequel le maire de Viry-Châtillon a refusé un permis de construire pour un ensemble de logements et commerces. Les requérantes soutenaient principalement que cet arrêté constituait un retrait illégal d'un permis de construire tacite. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compatibilité du projet avec le plan local d'urbanisme (PLU) et le plan de prévention du risque inondation (PPRi), n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : AARPI FRÊCHE ET ASSOCIES
Le Tribunal administratif d’Amiens a été saisi par la société Helio Finance Réunion et M. B... de conclusions tendant au versement de la prime « MaPrimeRénov’ » d’un montant de 19 000 euros. En cours d’instance, l’Agence nationale de l’habitat a accordé cette prime par une décision rectificative du 25 novembre 2024. Le tribunal constate, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions aux fins d’injonction sont devenues sans objet et qu’il n’y a pas lieu d’y statuer. Il rejette également les demandes présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme E..., agent hospitalier, qui contestait le refus du centre hospitalier « les Genêts d'Or » de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 8 novembre 2023. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également examiné les autres moyens soulevés, notamment l'absence de saisine du conseil médical et l'erreur manifeste d'appréciation, sans les retenir. La solution s'appuie sur le décret n° 88-386 du 19 avril 1988 et le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : MONPION
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la SAS L’atelier des chefs, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 et 2017. La société avait versé des commissions à la société EXTEND AM pour la gestion des relations avec les détenteurs d’actions de préférences, mais l’administration a considéré ces versements comme un acte anormal de gestion. Le tribunal a jugé que la charge de la preuve incombait à la requérante, qui n’a pas démontré que ces prestations servaient son propre intérêt plutôt que celui des souscripteurs. La décision s’appuie sur les articles 38 et 209 du code général des impôts, ainsi que sur l’article R. 194-1 du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET RICHELIEU AVOCATS (AARPI)
Le Tribunal administratif de Paris, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de M. D... contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge des référés se déclare territorialement incompétent, la compétence relevant du tribunal administratif de Montreuil, lieu de résidence du requérant à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du même code. La requête est rejetée sans examen de l'urgence ni des moyens soulevés (défaut d'identification de l'auteur, insuffisance de motivation, méconnaissance de l'article L. 423-23 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH).
Avocat : PIERRE
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société UP FIVE d'une demande de suspension de la décision de la Caisse des dépôts et consignations du 16 janvier 2026, qui prononçait son déréférencement de la plateforme « Mon compte formation » pour douze mois, assorti de mesures financières. La société invoquait l'urgence, en raison du préjudice financier menaçant sa survie, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour méconnaissance du principe du contradictoire et erreur d'appréciation. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts au regard de l'intérêt public. Cette décision a été rendue sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET GRAUZAM, ELBAZ, SAMAMA - GES (AARPI)
Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B..., praticien hospitalier, contestant un ordre de recouvrement émis par la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que l’agent était affecté à Montreuil (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il a ordonné le renvoi de l’affaire au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour en connaître.
Avocat : CABINET BJMR AVOCATS (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire française à Alger refusant un visa de long séjour à M. A..., époux d'une ressortissante française. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants ne justifiant pas d'une impossibilité de vivre ensemble en Algérie, où Mme A... possède également la nationalité, ni d'un lien direct entre le refus de visa et l'état de santé allégué. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : PIC-BLANCHARD
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., détenu au centre de détention de Roanne, qui contestait le refus de la cheffe d'établissement de lui remettre une couette reçue par colis postal. Le tribunal a estimé que l'administration se trouvait en situation de compétence liée, car les couettes ne figurent pas dans la liste des objets autorisés par l'arrêté du 23 janvier 2023 pris en application de l'article R. 332-42 du code pénitentiaire. En conséquence, les moyens soulevés (insuffisance de motivation, méconnaissance des articles R. 332-44 et R. 332-45 du code pénitentiaire, atteinte au droit à la santé) ont été écartés comme inopérants. La demande d'injonction et d'astreinte a également été rejetée.
Avocat : AARPI THEMIS
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., détenu au centre de détention de Roanne, qui contestait le refus de l’administration de lui remettre une couette antiacariens au parloir. Le tribunal a estimé que l’administration se trouvait en situation de compétence liée, car les couettes ne figurent pas sur la liste des objets autorisés par l’arrêté du 23 janvier 2023 pris en application de l’article R. 332-42 du code pénitentiaire. Les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation et l’atteinte au droit à la santé, ont été écartés comme inopérants. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et d’astreinte ont été rejetées, et les frais de justice n’ont pas été mis à la charge de l’État.
Avocat : AARPI THEMIS