LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2311051

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2311051

mardi 27 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2311051
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème chambre
Avocat requérantAARPI THEMIS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., détenu au centre de détention de Roanne, qui contestait le refus de l’administration de lui remettre une couette antiacariens au parloir. Le tribunal a estimé que l’administration se trouvait en situation de compétence liée, car les couettes ne figurent pas sur la liste des objets autorisés par l’arrêté du 23 janvier 2023 pris en application de l’article R. 332-42 du code pénitentiaire. Les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation et l’atteinte au droit à la santé, ont été écartés comme inopérants. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et d’astreinte ont été rejetées, et les frais de justice n’ont pas été mis à la charge de l’État.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 décembre 2023, M. B... A..., représenté par la SCP Themis Avocats & Associés (Me Ciaudo), demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 17 novembre 2023 de la direction du centre de détention de Roanne refusant la remise au parloir d’une couette antiacariens ;

2°) d’enjoindre à la cheffe d’établissement du centre de détention de Roanne d’autoriser la remise au parloir de cet objet dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que Me Ciaudo renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat.

Il soutient que :
– son recours est recevable, dès lors que la décision du 17 novembre 2023 a le caractère d’un acte faisant grief ;
– la décision attaquée n’est pas suffisamment motivée ;
– elle méconnaît les dispositions des articles R. 332-44 et R. 332-45 du code pénitentiaire ;
– elle porte atteinte à son droit à la santé, garanti par l’article L. 320-1 du code pénitentiaire.

La procédure a été communiquée au garde des Sceaux, ministre de la justice, qui n’a pas produit de mémoire en défense avant la clôture de l’instruction, malgré la mise en demeure qui lui a été adressée le 23 juin 2025 sur le fondement de l’article R. 612-3 du code de justice administrative.


Par ordonnance du 10 septembre 2025, la clôture de l'instruction a été fixée au 23 septembre 2025.


Par courrier du 16 décembre 2025, les parties ont été informées, en application de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, que le tribunal était susceptible de se fonder sur la situation de compétence liée dans laquelle se trouvait l’administration pour refuser la remise à M. A... d’un objet non autorisé au parloir.


Un mémoire en défense présenté par le garde des Sceaux, ministre de la justice, a été enregistré le 2 janvier 2026.


M. A... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 25 janvier 2024.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
– le code des relations entre le public et l’administration ;
– le code pénitentiaire ;
– la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
– l’arrêté du 23 janvier 2023 fixant la liste des objets ou catégories d'objets dont la réception ou l'envoi par une personne détenue est autorisé ;
– le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
– le rapport de Mme Gros, première conseillère,
– et les conclusions de Mme Le Roux, rapporteure publique.


Considérant ce qui suit :

Le 17 octobre 2023, M. B... A..., incarcéré au centre de détention de Roanne, a sollicité l’autorisation de se faire remettre au parloir une couette antiacariens. Par la décision contestée du 17 novembre 2023, cette demande a été rejetée.




Sur les conclusions à fin d’annulation :

Aux termes de l’article R. 332-42 du code pénitentiaire : « Sans préjudice des dispositions applicables aux publications écrites et audiovisuelles conformément aux dispositions des articles R. 370-1 et R. 370-2, la réception d'objets de l'extérieur et l'envoi d'objets vers l'extérieur sont interdits. / Toutefois, une liste des objets ou catégories d'objets dont la réception ou l'envoi est autorisé est fixée par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, annexé au présent code. / Lorsque des objets dont la réception n'est pas autorisée sont reçus de l'extérieur, le chef de l'établissement pénitentiaire le notifie à l'expéditeur. Les objets sont réexpédiés aux frais de l'expéditeur ou, à défaut, déposés au vestiaire de la personne détenue intéressée. (…). ».

Il résulte des dispositions précitées de l’article R. 332-42 du code pénitentiaire que la réception d’objets de l’extérieur, autres que ceux mentionnés dans la liste fixée par l’arrêté du garde des Sceaux, ministre de la justice, du 23 janvier 2023 visé ci-dessus, est interdite.

Les couettes ou, plus généralement, le linge de lit ne figurent pas dans la liste des objets ou catégorie d’objets dont la réception par une personne détenue est autorisée, fixée par l’arrêté du garde des Sceaux, ministre de la justice, du 23 janvier 2023 visé ci-dessus. Dès lors, l’administration se trouvait en situation de compétence liée pour refuser la remise à M. A... d’une couette antiacariens au parloir. Par suite, les moyens tirés de l’insuffisance de motivation, de la méconnaissance des articles R. 332-44 et R. 332-45 du code pénitentiaire et de l’atteinte portée au droit du requérant à la santé doivent être écartés comme inopérants.

Il résulte de ce qui précède que M. A... n’est pas fondé à demander l’annulation de la décision du 17 novembre 2023 refusant la remise au parloir d’une couette antiacariens.

Sur les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte :

Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l’annulation de la décision attaquée, n’implique aucune mesure d’exécution. Par suite, les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte présentées par M. A... doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l’Etat, qui n’est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande M. A..., au bénéfice de son conseil, sur leur fondement.



D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A..., à Me Ciaudo et au garde des Sceaux, ministre de la justice.




Délibéré après l'audience du 6 janvier 2026, à laquelle siégeaient :
Mme Bour, présidente,
Mme Duca, première conseillère,
Mme Gros, première conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 janvier 2026.


La rapporteure,

R. Gros

La présidente,

A-S. Bour

La greffière,





C. Touja


La République mande et ordonne au garde des Sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions