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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

12 851 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

12 851

Décisions totales

383 581

Ordonnances

300 722

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : PIEffacer tout
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2514285

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en formation collégiale, a examiné les recours de Mme A... D... et de Mme B... D... contre les décisions du directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 8 août 2025 leur refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Les requérantes soutenaient que l'OFII avait commis une erreur de droit en s'estimant en situation de compétence liée du fait de leur refus d'orientation en région, sans examiner leur situation de vulnérabilité, et une erreur manifeste d'appréciation, leur refus étant justifié par des motifs légitimes (hébergement précaire chez un proche). Le tribunal a fait droit à leurs demandes, annulant les décisions attaquées et enjoignant à l'OFII de réexaminer leurs situations, en application des articles L. 551-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PIERRE

19 décembre 2025• 11ème Chambre (JU)
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2523376

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante vietnamienne, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête, estimant que les moyens soulevés étaient soit manifestement infondés (défaut de motivation), soit inopérants (vice de procédure, méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), soit non assortis de précisions suffisantes (erreur de droit, atteinte disproportionnée aux droits fondamentaux). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : PIERRAT

19 décembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2413105

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 8ème chambre, a été saisi par M. A..., ressortissant espagnol, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet de la Loire refusant le renouvellement de sa carte de séjour permanent. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu soulevée par le préfet, faute de preuve de la délivrance effective du titre. Il a annulé la décision de refus au motif que le requérant, bénéficiant d’un droit au renouvellement de plein droit en application de l’article L. 433-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, était fondé à invoquer une erreur de droit.

Avocat : PICCAMIGLIO

19 décembre 2025• 8ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529774

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant un arrêté du préfet de police l'obligeant à quitter le territoire sans délai et prononçant une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'insuffisance de motivation. Il a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée et des conditions du séjour de l'intéressé, ainsi que de la menace à l'ordre public liée à ses activités illicites. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : CABINET GAP AVOCATS (AARPI)

19 décembre 2025• Section 8 - Chambre 1
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535185

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante camerounaise d'une demande d'injonction visant à obtenir l'enregistrement de sa demande de carte de résident et la délivrance d'un récépissé l'autorisant à travailler. En cours d'instance, le préfet de police a délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour, valable jusqu'au 8 mars 2026. Le juge a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions principales de la requête et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l'Etat à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : COMPIN NYEMB

19 décembre 2025
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2101577

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par le préfet de la Marne d’une action en responsabilité quasi-délictuelle visant à obtenir la condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de camions à réparer le préjudice subi par l’État lors de l’achat de véhicules utilitaires et poids lourds, en raison de pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par la Commission européenne. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet ne démontrait pas l’existence d’un lien de causalité direct entre les pratiques d’entente et le surcoût allégué, ni la réalité du préjudice pour les services de l’État dans la Marne, faute de preuves suffisantes sur les acquisitions et leur lien avec l’entente. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 481-2 et L. 481-7 du code de commerce, dont l’application a été écartée en l’espèce.

Avocat : AARPI GIDE LOYRETTE NOUEL

19 décembre 2025• 1ère chambre
TA14Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503951

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... d’une demande de suspension de la décision implicite du préfet du Calvados refusant le renouvellement de sa carte de résident. En cours d’instance, le préfet ayant délivré une attestation de prolongation d’instruction, le requérant s’est désisté de ses conclusions à fin de suspension et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a mis à la charge de l’État une somme de 300 euros au titre des frais de justice, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : AARPI CONCORDANCE AVOCATS

19 décembre 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303873

Le Tribunal Administratif de Nîmes (3ème chambre) a constaté le désistement d'office des syndicats CFDT et CGT du CHU de Nîmes, qui contestaient le refus du président de la formation spécialisée en santé-sécurité de faire procéder à une expertise. Le juge a appliqué l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, car les requérants n'ont pas confirmé le maintien de leur recours en annulation dans le mois suivant le rejet de leur demande de suspension par le juge des référés. La solution retenue est donc un désistement pur et simple, sans examen du fond du litige.

Avocat : AARPI HORTUS AVOCATS

19 décembre 2025• 3ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508599

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de transfert vers la Croatie et une assignation à résidence. Le juge a annulé l’arrêté de transfert au motif que la requête aux fins de reprise en charge avait été formulée au-delà du délai de deux mois prévu à l’article 23 du règlement (UE) n° 604/2013, ce qui rendait la procédure irrégulière. Par voie de conséquence, l’arrêté d’assignation à résidence a également été annulé. Le tribunal a enjoint au préfet d’enregistrer la demande d’asile de l’intéressé et a mis à la charge de l’État une somme au titre des frais de justice.

Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI

19 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502777

Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par l’association centre médical et dentaire Dubouchage d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la caisse primaire d’assurance maladie des Alpes-Maritimes du 13 mai 2025 suspendant son exercice conventionnel pour deux ans. Après le rejet de sa demande de suspension en référé le 3 novembre 2025, l’association n’a pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d’un mois prévu par l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Par ordonnance du 19 décembre 2025, le tribunal a constaté le désistement d’office de la requête et donné acte de ce désistement.

Avocat : AARPI MCDERMOTT WILL & EMERY

19 décembre 2025
TA106Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502258

Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a jugé que le délai de 244 jours imposé à une ressortissante haïtienne pour l'enregistrement de sa demande d'asile était manifestement excessif. Cette situation constitue une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale, et crée une urgence en privant la requérante des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a enjoint au préfet de la Guyane d'enregistrer la demande d'asile dans un délai de trois jours, en application de l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PEPIN JULIETTE

19 décembre 2025
TA106Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502260

Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B..., ressortissante marocaine, qui demandait l’enregistrement de sa demande d’asile et la délivrance d’une attestation. La requête était devenue sans objet, la demande d’asile ayant déjà été enregistrée et l’attestation délivrée le 1er septembre 2025, soit avant l’introduction du recours. Aucun texte du CESEDA n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant conclue par un désistement pur et simple.

Avocat : PIGNEIRA

19 décembre 2025
TA106Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502259

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante dominicaine se voyant imposer un délai de 144 jours pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a considéré que ce délai manifestement excessif, en violation de l'article L. 521-4 du CESEDA qui prévoit un enregistrement sous trois jours ouvrés, créait une situation d'urgence et portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. En conséquence, il a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer la requérante sous trois jours pour enregistrer sa demande et lui délivrer une attestation de demandeur d'asile.

Avocat : PIGNEIRA

19 décembre 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508706

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du maire de Montpellier du 14 novembre 2025 radiant Mme B... des cadres pour abandon de poste. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par la requérante, notamment l'absence de mise en demeure préalable régulière et le caractère insuffisant de son absence d'une journée, n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En conséquence, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, l'ensemble des conclusions de la requête (suspension, injonction, frais) est rejeté.

Avocat : AARPI CARBONE AVOCATS

19 décembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2405758

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... et M. A... contestant le refus de délivrance d’un visa de court séjour pour visite familiale. La décision du sous-directeur des visas, signée par une autorité compétente, a été jugée suffisamment motivée, notamment sur le risque de détournement de l’objet du visa. Le tribunal a estimé que les moyens tirés de l’erreur manifeste d’appréciation, de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur le règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : PAPINEAU

19 décembre 2025• 9ème chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2305065

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme B..., ressortissante ukrainienne, d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour du 26 septembre 2022. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a constaté que la préfète du Bas-Rhin avait délivré à Mme B... un titre de séjour valable après l’introduction de la requête, rendant les conclusions en annulation et injonction sans objet. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et a condamné l’État à verser 1 000 euros à l’avocate de la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : AARPI ELEOS AVOCATS

19 décembre 2025• 6ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2305101

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de Mme A..., agent de police municipale, contestant l'arrêté du maire d'Eckbolsheim du 5 juin 2023 la plaçant en disponibilité d'office pour raisons de santé. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre un prétendu refus de reclassement et de congé de maladie, l'arrêté ne contenant pas ces décisions. Sur le fond, il a rejeté la demande d'annulation, considérant que la période de préparation au reclassement n'ouvrait pas un nouveau droit à congé de longue maladie et que la décision de disponibilité d'office était légalement justifiée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, en application des articles L. 826-1 et suivants du code général de la fonction publique.

Avocat : AARPI PMDB

19 décembre 2025• 6ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510393

Le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. I..., ressortissant turc, contestant les arrêtés du préfet du Bas-Rhin du 4 décembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d’un an et assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte, ainsi que les moyens soulevés sur le fond, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’aide juridictionnelle et aux frais de justice.

Avocat : AARPI ELEOS AVOCATS

19 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2510114

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 5 juin 2025 par laquelle le directeur de l’OFII avait refusé à Mme B..., ressortissante haïtienne demandeuse d’asile, et à sa fille mineure le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que ce refus, fondé sur la tardiveté de la demande d’asile, méconnaissait les dispositions de l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors que Mme B... justifiait d’un motif légitime lié à sa situation de mère isolée, enceinte et sans hébergement stable. La décision a également été censurée pour défaut d’évaluation de la vulnérabilité de l’intéressée.

Avocat : PIERRE

19 décembre 2025• 11ème Chambre (JU)
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536246

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Reporters Sans Frontières et du Syndicat National des Journalistes. Les requérants demandaient au juge d'ordonner au Premier ministre de prendre des mesures conservatoires et d'évaluation concernant la cession du magazine Challenges au groupe LVMH, en application du règlement européen (UE) 2024/1083 sur la liberté des médias. Le tribunal a estimé que la demande ne relevait pas de sa compétence, car elle visait à enjoindre au Premier ministre, une autorité à compétence nationale, de prendre des mesures réglementaires, ce qui relève en premier et dernier ressort du Conseil d'État en vertu de l'article R. 311-1 du code de justice administrative. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Avocat : CABINET ANDOTTE AVOCATS (AARPI)

19 décembre 2025