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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

15 659 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

15 659

Décisions totales

383 581

Ordonnances

304 650

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : PIEffacer tout
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513121

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné le recours en excès de pouvoir de M. B..., ressortissant camerounais, contre un arrêté de la préfète de l'Essonne ordonnant son transfert aux autorités polonaises, responsables de sa demande d'asile. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et n° 603/2013 (Eurodac), ainsi que des risques de renvoi contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la procédure de reprise en charge était régulière et que les autorités polonaises, ayant accepté la requête, étaient tenues d'examiner la demande d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la décision de transfert.

Avocat : PIEROT

5 décembre 2025• Reconduites à la frontière
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510696

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Engie Energie Services. Celle-ci contestait la procédure de passation d'une concession de service public pour le réseau de chaleur de Tourcoing, en soulevant notamment des irrégularités dans les méthodes de notation et une méconnaissance des obligations de transparence. Le tribunal a estimé que les moyens invoqués, tirés de l'irrégularité des sous-critères et de la dénaturation des offres, n'étaient pas fondés. La demande de la société Engie a donc été rejetée, sans qu'il soit fait droit à ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MCDERMOTT WILL & SCHULTE AARPI

5 décembre 2025
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300155

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SARL Résidence Hôtelière San Lucianu, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 122 283 euros au titre de l’exercice 2021. La société contestait l’application du règlement (UE) n° 651/2014 et de la notion d’investissement initial, arguant que ses travaux de rénovation constituaient un tel investissement. Le tribunal a jugé que les investissements réalisés ne répondaient pas à la définition d’investissement initial prévue par le règlement, car ils n’avaient pas pour objet la création, l’extension, la diversification ou un changement fondamental du processus de production. En conséquence, la requête a été rejetée, sans application des textes invoqués par la société.

Avocat : ALPI

5 décembre 2025• 2ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302564

Le Tribunal Administratif de Nîmes (3ème chambre) était saisi par M. A... d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2017 à 2019, ainsi que des pénalités, et à demander réparation d’un préjudice. Le litige portait principalement sur la remise en cause du quotient familial du requérant, l’administration ayant initialement réduit le nombre de parts fiscales après sa séparation. Le tribunal a constaté que les dégrèvements successifs opérés par l’administration avaient fait droit aux demandes de M. A... concernant le quotient familial, rendant sans objet les conclusions à fin de décharge des impositions et pénalités. En revanche, les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables, faute pour le requérant d’avoir préalablement lié le contentieux par une réclamation préalable auprès de l’administration.

Avocat : SELAS AVOCATS PICOVSCHI

5 décembre 2025• 3ème chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301450

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du maire de Tallone de lui délivrer un permis de construire pour l'extension d'un hangar agricole. Le tribunal a jugé que le maire pouvait légalement refuser le permis malgré un avis favorable du préfet, en se fondant sur l'absence de nécessité agricole du projet. La décision s'appuie sur les articles L. 121-8 et L. 422-5 du code de l'urbanisme, ainsi que sur le PADDUC, pour conclure que le projet ne s'inscrivait pas en continuité avec une agglomération ou un village existant.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

5 décembre 2025• 1ère chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501640

Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant dominicain, qui demandait des mesures pour garantir l’accès au service public d’accueil des étrangers et une injonction de délivrance d’un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que les conclusions relatives à l’organisation du service public ne relevaient pas de sa compétence en référé et que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une situation particulière justifiant une intervention rapide. La décision s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : PIGNEIRA

5 décembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308971

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme A... C..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation des Bouches-du-Rhône le 24 novembre 2022, afin d’enjoindre au préfet de lui attribuer un logement adapté. Le préfet soutenait que la requérante avait fait obstacle à l’exécution de cette décision et que l’urgence avait disparu. Le tribunal a rejeté l’argument du préfet, jugeant que la radiation de la demande initiale de logement social, suivie d’un nouveau dépôt de demande, ne constituait pas une renonciation ou un comportement obstructif. Sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 et L. 441-2-1 du code de la construction et de l’habitation, le tribunal a ordonné au préfet de loger ou reloger Mme A... C... sous astreinte.

Avocat : PITIOT

5 décembre 2025• Ch 9B Magistrat statuant seul
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 508397

Avocat : SCP FABIANI PINATEL

4 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:508397.20251204• 7ème chambre jugeant seule
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 504353

Avocat : SCP FABIANI PINATEL

4 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:504353.20251204• 7ème chambre jugeant seule
CAA78Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-24VE01312

Avocat : PIERROT

4 décembre 2025• 3ème Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2308502

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme et M. C... qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 13 avril 2023 du maire de Montfort-l'Amaury, ne s'opposant pas à la déclaration préalable de la SAS Domus VI pour l'installation d'édicules techniques sur un EHPAD. Le tribunal a d'abord écarté le moyen de procédure soulevé par les requérants, jugeant que le maire disposait d'une délégation valide du conseil municipal pour représenter la commune en justice. Sur le fond, il a examiné la recevabilité du recours au regard de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, qui exige que le projet affecte directement les conditions de jouissance du bien du requérant. Les juges ont estimé que les époux C... n'avaient pas apporté d'éléments suffisamment précis et étayés pour démontrer une telle atteinte, rendant leur requête irrecevable. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions des requérants, y compris leur demande de frais de justice.

Avocat : PITTI-FERRANDI

4 décembre 2025• 7éme chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514425

Le Tribunal administratif de Versailles, saisi d’une demande de liquidation d’astreinte par Mme B..., a constaté que la préfète de l’Essonne avait exécuté l’injonction prononcée le 20 février 2025 (suspension du refus implicite de carte de résident et réexamen de sa demande) en délivrant une attestation de décision favorable le 10 juillet 2025, puis une carte de résident le 16 juillet 2025. Cette exécution étant intervenue dans le délai fixé avant l’application de l’astreinte de 70 euros par jour prononcée le 4 juillet 2025, le juge a estimé qu’il n’y avait pas lieu de procéder à la liquidation de cette astreinte. La décision se fonde sur les articles L. 911-7 et L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : AARPI HUG & ABOUKHATER

4 décembre 2025
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2302033

Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B... A... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2018. Le requérant, résident fiscal français, contestait une double imposition en raison de son activité professionnelle exercée en Pologne, mais le tribunal a jugé que la convention fiscale franco-polonaise du 20 juin 1975 ne faisait pas obstacle à l'application de la loi fiscale française. La majoration de 40 % pour défaut de déclaration, fondée sur l'article 1728 du code général des impôts, a également été maintenue.

Avocat : RDB ASSOCIES COMPIEGNE

4 décembre 2025• 2ème Chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2303941

Le Tribunal Administratif d’Amiens a statué sur les requêtes de M. A..., entrepreneur individuel dans le bâtiment immatriculé en Pologne, contestant des rappels de TVA et la majoration de 80 % pour activité occulte au titre de la période 2014-2018. Le tribunal a rejeté ses demandes de décharge, considérant que le défaut de déclaration de TVA ne résultait pas d’une simple erreur sur les règles de territorialité mais d’une volonté délibérée d’éluder l’impôt, justifiant ainsi la majoration. La solution s’appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, notamment l’article 256 du CGI.

Avocat : RDB ASSOCIES COMPIEGNE

4 décembre 2025• 2ème Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2303947

Le Tribunal administratif d'Amiens, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B..., a examiné la légalité du non-renouvellement de son contrat à durée déterminée d’enseignant, décidé par le recteur de l’académie d’Amiens. Le tribunal a rappelé que l’administration peut légalement ne pas renouveler un tel contrat pour un motif d’intérêt du service, apprécié au regard des besoins du service ou de la personne de l’agent. Il a estimé que le refus de renouvellement était justifié par les difficultés professionnelles de l’intéressé (gestion de classe, posture, communication), établies par des rapports détaillés, et que M. B... n’apportait pas d’éléments suffisants pour contester cette appréciation. La requête a été rejetée, le tribunal n’ayant relevé ni erreur de droit ni erreur manifeste d’appréciation.

Avocat : KCP AVOCATS - KARBOWSKI - CASANOVAS VESCHEMBES de PRITTWITZ - AARPI

4 décembre 2025• 2ème Chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2401616

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir la décharge des cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, ainsi que de la majoration de 80 % pour activité occulte, auxquelles il a été assujetti avec son épouse au titre des années 2014 à 2017. Le requérant soutenait que l'imposition en France faisait double emploi avec celle déjà acquittée en Pologne pour les mêmes bénéfices industriels et commerciaux. Le tribunal a jugé que la convention fiscale franco-polonaise du 20 juin 1975 ne faisait pas obstacle à l'application de la loi fiscale française, après avoir vérifié la validité de l'imposition au regard du droit interne.

Avocat : RDB ASSOCIES COMPIEGNE

4 décembre 2025• 2ème Chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2302152

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet de l'Indre de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment établis en France pour bénéficier d'une carte de séjour "vie privée et familiale" sur le fondement de l'article L. 423-23 du CESEDA. Il a également considéré que M. A... n'apportait aucun élément démontrant des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour au titre de l'article L. 435-1 du même code. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux dépens.

Avocat : GOMOT-PINARD NATHALIE

4 décembre 2025• 2ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506976

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... D..., ressortissant tchadien, contestant l'arrêté du 15 mai 2025 de la préfète du Rhône refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la préfète n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de progression et d'obtention de diplôme depuis 2019. Il a également écarté le moyen tiré de la violation du droit d'être entendu, considérant que le requérant ne pouvait ignorer le risque d'éloignement en cas de refus. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : MPIGA VOUA OFOUNDA

4 décembre 2025• 3ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2316919

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de la SAS Agorapulse visant à obtenir la restitution de cotisations d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2019 et 2020, en se prévalant du régime d'imposition séparée au taux réduit de 10 % prévu à l'article 238 du code général des impôts. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration fiscale, estimant que la requête n'était pas tardive. Sur le fond, le tribunal a jugé que la société ne justifiait pas de son éligibilité au régime spécial, faute de produire les documents requis, et a donc rejeté sa demande de restitution. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes relatifs aux frais de justice.

Avocat : CABINET DENTONS (AARPI)

4 décembre 2025• 2e Section - 3e Chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503679

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative par la SCI La Forestière, voisine du projet, afin de suspendre un permis de construire délivré par le maire de Gérardmer à la SAS Les Maisons Fleuries. La requérante invoque plusieurs moyens sérieux, notamment l’insuffisance du dossier de demande (articles R. 431-8 à R. 431-10 du code de l’urbanisme) et la méconnaissance des règles du plan local d’urbanisme relatives à l’implantation, aux accès, au stationnement et au traitement paysager. La commune et le pétitionnaire contestent l’intérêt à agir de la requérante et la réalité des illégalités alléguées. La solution retenue par le tribunal n’est pas précisée dans l’extrait fourni, mais la décision porte sur l’appréciation de l’urgence et de l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de l’arrêté attaqué.

Avocat : AARPI GARTNER & ASSOCIES

4 décembre 2025