2 164 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 164
Décisions totales
383 581
Ordonnances
300 857
Avec résumé IA
Avocat : CABINET FRANÇOIS PINET
Avocat : SCP FABIANI PINATEL
Avocat : SCP SPINOSI
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté préfectoral du 20 février 2025 refusant son titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée, que l'avis du collège de médecins de l'OFII était régulier et que le requérant ne démontrait pas que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale indisponible en Géorgie. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : PAPINOT
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de M. B A, ressortissant algérien, contestant le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la réintégration dans la nationalité française. Le tribunal a joint les deux requêtes et a jugé que la décision expresse du 27 mars 2023 s'était substituée à la décision implicite initiale. Rappelant le large pouvoir d'appréciation de l'administration en matière de naturalisation, le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet des requêtes, sans qu'il soit fait référence à la circulaire du 25 octobre 2016 invoquée par le requérant, mais en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : GOMOT-PINARD
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 30 juillet 2024, a constaté que la préfète du Rhône n’avait pas réexaminé la demande de titre de séjour de M. A ni délivré l’autorisation provisoire de séjour prescrite. En application des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre de la préfète si elle ne justifie pas de l’exécution complète du jugement dans un délai de 15 jours. La solution retenue vise à contraindre l’administration à respecter ses obligations juridictionnelles.
Avocat : PINTO
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme C, ressortissante gabonaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 10 avril 2025 par lequel la préfète de l'Aveyron l'avait assignée à résidence pour quarante-cinq jours. La requérante invoquait notamment un vice de procédure, estimant avoir été convoquée sous un faux prétexte de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a écarté ce moyen, jugeant que les règles de procédure contradictoire prévues par le code des relations entre le public et l'administration n'étaient pas applicables aux décisions d'assignation à résidence, et que Mme C n'apportait aucun élément qui aurait pu modifier le sens de la décision. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 731-1, L. 733-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PINSON
Le Tribunal administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de l'Aube du 13 juin 2025 lui refusant le séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an, ainsi qu'un arrêté de placement en rétention administrative du 14 juin 2025. La juridiction a relevé d'office l'incompétence de l'ordre administratif pour connaître des conclusions dirigées contre la décision de placement en rétention, et a constaté la tardiveté de la requête concernant l'arrêté du 13 juin 2025, la rendant irrecevable. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, sur le fondement des articles L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 611-7 du code de justice administrative.
Avocat : REICH-PINTO
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. C, magasinier des bibliothèques, contestant son affectation au service d'accueil de l'Université de la Guyane, qu'il estimait constitutive d'une sanction déguisée et discriminatoire en raison de son état de santé. Le tribunal a rappelé que les mesures de changement d'affectation constituent des mesures d'ordre intérieur insusceptibles de recours, sauf si elles portent atteinte aux droits statutaires ou traduisent une discrimination. En l'espèce, M. C n'a apporté aucun élément de fait susceptible de faire présumer une discrimination, et la mesure, prise dans l'intérêt du service, ne lui fait pas grief. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens tirés de la méconnaissance du décret n° 84-961 du 25 octobre 1984.
Avocat : PEPIN JULIETTE
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A, ressortissant haïtien, contre un arrêté préfectoral du 6 avril 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet avait délivré à M. A une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'en 2027, ce qui abrogeait implicitement les décisions contestées. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales aux fins d'annulation et d'injonction, devenues sans objet.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. E, ressortissant haïtien, contestant un arrêté préfectoral du 12 juillet 2023 refusant son admission au séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les décisions d'éloignement, le préfet ayant délivré une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'en septembre 2025, ce qui a implicitement abrogé ces mesures. En revanche, le tribunal a rejeté la demande d'annulation du refus de séjour, écartant les moyens d'incompétence du signataire et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET FRANÇOIS PINET;POUJADE
Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi par Mme B, agent public, d’un recours en excès de pouvoir contre une sanction d’avertissement prononcée par le Syndicat intercommunal scolaire (SIS) de Marcilly-la-Campagne - Moisville. La requérante invoquait notamment l’absence de faute, le caractère disproportionné de la sanction et l’illégalité de la décision fondée sur un texte abrogé. En cours d’instance, Mme B s’est désistée purement et simplement de sa requête, désistement accepté par le syndicat défendeur. Par un jugement du 19 juin 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions du SIS au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : HUAN-PINCON
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours en excès de pouvoir de M. I contre un arrêté du préfet du Puy-de-Dôme du 28 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais la procédure s'inscrit dans le cadre des articles L. 921-1 à L. 922-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOUPIN