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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 711 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 711

Décisions totales

383 581

Ordonnances

254 479

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : PLAEffacer tout
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2107163

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B, moniteur de ski autrichien, d’une demande d’indemnisation de 165 000 euros pour des préjudices résultant de fautes de l’État dans le traitement de ses déclarations de libre prestation de services. Le tribunal a constaté que le préfet de l’Isère et la ministre des sports, n’ayant pas produit de mémoire en défense, étaient réputés avoir acquiescé aux faits. Il a examiné la responsabilité de l’État au regard des articles R. 212-92 du code du sport et du décret n°2017-1270 du 9 août 2017, notamment sur le non-respect des délais de traitement et l’interdiction illégale d’exercice. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal a procédé à l’analyse des fautes alléguées et des textes applicables.

Avocat : PLANES

15 avril 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2400215

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme A, ressortissants afghans, afin d’annuler les refus de visa de long séjour opposés à l’épouse et aux enfants du bénéficiaire de la protection subsidiaire. La décision implicite de la commission de recours (requête n°2400215) étant caduque du fait d’une décision expresse postérieure du ministre de l’intérieur, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur cette première requête. Saisi de la décision ministérielle du 27 mars 2024 (requête n°2407306), le tribunal a rejeté la demande d’annulation, estimant que le motif tiré du caractère partiel de la réunification familiale justifiait légalement le refus. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile relatives au regroupement familial des bénéficiaires de la protection subsidiaire.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LEPLAT

15 avril 2025• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206340

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D, qui contestait la sanction disciplinaire de vingt jours de cellule (dix avec sursis) confirmée par la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la composition de la commission de discipline, à la régularité de la délégation de son président (publiée au recueil des actes administratifs), à l'anonymisation et au délai de rédaction du compte-rendu d'incident, ainsi qu'à l'illégalité de la fouille. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles R. 57-7-6, R. 57-7-8 et R. 57-7-13 du code de procédure pénale.

Avocat : LAPLANE

15 avril 2025• 3ème Chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2202781

Le Tribunal Administratif de Grenoble a partiellement condamné l'État à indemniser M. C, moniteur de snowboard, pour le préjudice moral subi suite au refus illégal de lui délivrer une carte professionnelle. Cette illégalité, constatée par un jugement du tribunal administratif de Lyon du 27 juin 2017, constitue une faute engageant la responsabilité de l'État. Toutefois, la demande d'indemnisation pour perte de revenus a été rejetée, faute pour le requérant de démontrer un préjudice économique certain. Le tribunal a fixé l'indemnité pour préjudice moral à 1 500 euros, en application des principes de la responsabilité administrative.

Avocat : PLANES

15 avril 2025• 4ème Chambre
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2205876

Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de Mmes A, qui contestaient le refus implicite du président de Bordeaux Métropole de demander le déplacement d’un poteau de télécommunications d’Orange situé devant leur domicile. Le tribunal estime que l’occupation du domaine public par cet ouvrage n’est pas incompatible avec son affectation et que les inconvénients invoqués (absence d’utilité, perte de valeur vénale) sont sans incidence sur la légalité de la décision. Il écarte également le moyen tiré d’un vice de procédure, le régime applicable étant celui du code des postes et des communications électroniques. La solution retenue repose sur les articles L. 113-3 et L. 113-4 du code de la voirie routière, ainsi que sur les articles L. 45-9 et L. 47 du code des postes et des communications électroniques.

Avocat : LAPLAGNE ET BROUILLOU-LAPORTE

15 avril 2025• 6ème Chambre
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2300018

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, exploitant du débit de boissons "Le Dunya", qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 21 décembre 2022 prononçant une fermeture administrative de six mois. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire préalable n'avait pas à être respectée en raison de l'urgence et des nécessités de l'ordre public, face à des trafics délictueux graves et persistants dans l'établissement. Il a estimé que les faits étaient matériellement établis par l'enquête policière et que les conditions de l'article L. 3332-15 3° du code de la santé publique étaient réunies, justifiant la fermeture sans erreur manifeste d'appréciation. La décision a donc été confirmée, et les conclusions de M. B rejetées.

Avocat : LAPLAGNE ET BROUILLOU-LAPORTE

15 avril 2025• 6ème Chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2106606

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A B, ressortissant britannique, contestant le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer une carte professionnelle de moniteur de snowboard. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des procédures de reconnaissance des qualifications professionnelles issues du droit de l'Union européenne et du code du sport. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés, dont celui tiré d'un défaut de motivation et de la violation de la directive 2005/36/CE, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du sport et du code des relations entre le public et l'administration, sans faire droit aux conclusions indemnitaires pour préjudices moral et économique.

Avocat : PLANES

15 avril 2025• 4ème Chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2505566

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 14 mars 2025 suspendant pour six mois le permis de visite de Mme B au centre pénitentiaire de Nantes. Les requérants invoquaient l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment son insuffisance de motivation et une erreur manifeste d’appréciation. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était, en l’état de l’instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans se prononcer sur l’urgence. La requête a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : LAPLANE

15 avril 2025
CAA75Décision

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA02389

Avocat : CABINET NATAF & PLANCHAT

11 avril 2025• 9ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2327616

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. C B, qui demandait l'annulation de la décision du 28 novembre 2023 de l'hôpital Bretonneau de transférer son père en unité de soins palliatifs. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité de la requête, estimant que M. C B ne justifiait pas d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, dès lors qu'il n'était pas établi que son père était dans l'incapacité d'exprimer sa volonté à la date d'introduction de la requête. La solution est fondée sur les principes généraux de la recevabilité des recours pour excès de pouvoir.

Avocat : LAPLANTE

11 avril 2025• 6e Section - 2e Chambre
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2509505

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B visant à suspendre la décision du 1er avril 2025 par laquelle l’OFII lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le juge a estimé que cette demande était manifestement irrecevable, car la contestation d’un tel refus relève de la procédure spécifique prévue à l’article L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui est exclusive de la procédure de référé suspension de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sans examen de l’urgence ou du doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : PLASTERIE

10 avril 2025
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2201610

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme A contestant l'arrêté du 9 septembre 2021 du préfet du Lot-et-Garonne déclarant cessible une partie de leur terrain pour l'aménagement de la RN21. Les requérants invoquaient des vices de procédure (délai d'enquête parcellaire insuffisant), l'insuffisance du dossier d'enquête et l'illégalité de l'arrêté de déclaration d'utilité publique de 2015 (défaut d'information, insuffisance de l'étude d'impact et de l'étude socio-économique, absence d'utilité publique). Le tribunal a jugé l'ensemble de ces moyens non fondés, en application des articles R. 132-2 et L. R. 131-3 du code de l'expropriation, R. 122-5 du code de l'environnement et R. 112-6 du code de l'expropriation.

Avocat : PLATEL

9 avril 2025• 2ème Chambre
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2205358

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, voisine immédiate, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 16 août 2022 du maire de Carcans autorisant M. B à changer un garage en habitation et à en construire un nouveau. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance du dossier de permis de construire, estimant que les documents fournis (vue satellitaire et photographies) permettaient à l'administration d'apprécier l'insertion du projet. Il a jugé inopérant le moyen fondé sur l'article UD 7.4 du plan local d'urbanisme, le terrain n'étant pas situé dans le secteur UDb concerné. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, considérant que l'implantation contestée du garage ne portait pas atteinte au caractère des lieux avoisinants.

Avocat : LAPLAGNE ET BROUILLOU-LAPORTE

9 avril 2025• 2ème Chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2312025

Le Tribunal Administratif de Montreuil (8ème chambre) a examiné la requête de Mme B contestant son inscription au fichier des personnes recherchées (FPR) suite au défaut de restitution de son passeport français, ainsi que la confiscation de ce dernier. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la confiscation du 7 juin 2023, considérant qu'il s'agit d'une simple mesure d'exécution insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Sur le fond, la décision d'inscription au FPR est annulée en raison de l'incompétence de son signataire, faute pour le préfet de l'Essonne de justifier d'une délégation de signature régulière. Le tribunal a enjoint au préfet de supprimer les mentions litigieuses du FPR dans un délai de quinze jours, sans astreinte, et a rejeté le surplus des conclusions.

Avocat : PLACE

9 avril 2025• 8ème chambre
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2301524

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A B, attachée d’administration d’État, qui contestait un titre de perception de 7 437,23 euros émis pour récupérer un indu de rémunération versé entre mai et décembre 2020. La requérante invoquait la prescription extinctive de deux ans prévue par l’article 37-1 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000. Le tribunal a jugé que le délai de prescription n’était pas applicable en l’espèce, car l’indu résultait d’une erreur de l’administration et non d’une absence d’information ou d’informations inexactes de la part de l’agent. Par conséquent, la demande de décharge et les conclusions indemnitaires, irrecevables faute de liaison du contentieux, ont été rejetées.

Avocat : LAPLAGNE ET BROUILLOU-LAPORTE

8 avril 2025• 1ère Chambre
TA14Décision

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2403167

Avocat : SCP FERRETTI HUREL LEPLATOIS

8 avril 2025
TA69Ordonnance

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409700

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A de deux requêtes (n° 2409700 et 2409701) visant à obtenir la condamnation de la société Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR) à l’indemniser de son préjudice matériel suite à un accident sur l’autoroute A432, ainsi qu’une provision. Par un mémoire du 17 mars 2025, Mme A s’est désistée purement et simplement de ses deux recours. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 7 avril 2025. Aucune condamnation n’a été prononcée à l’encontre de la société APRR.

Avocat : LAPLANTE

7 avril 2025
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2504491

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. D, ressortissant libyen, contestant l'arrêté préfectoral du 5 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le requérant soulevait notamment des moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation, d'erreur manifeste d'appréciation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Lors de l'audience, son avocat a ajouté un moyen tiré de l'irrégularité de la consultation des fichiers de police, invoquant une violation de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. D, validant les décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LAPLANE

4 avril 2025• - Etrangers - 15 jours
TA87Décision

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301029

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné l'opposition de Mme C à une contrainte émise par la Mutualité Sociale Agricole (MSA) du Limousin pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 3 240,23 euros. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions visant l'annulation du document de fin de contrôle et de la mise en demeure, ces actes étant considérés comme préparatoires et non susceptibles de recours. Sur le fond de l'opposition à la contrainte, le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés par Mme C n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 842-1, L. 843-1 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale.

Avocat : CABINET D'AVOCATS CHARTIER PREVOST -PLAS

4 avril 2025• JUGE UNIQUE A SLIMANI
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2504519

Le Tribunal administratif de Nantes a examiné la requête de M. F, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 27 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de l'absence d'examen individuel, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'irrégularité de la procédure contradictoire. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LAPLANE

4 avril 2025• - Etrangers - 15 jours