35 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
35
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 968
Avec résumé IA
Avocat : PONCELET
Le Tribunal Administratif de Marseille a condamné l'État à indemniser M. et Mme A... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, malgré leur reconnaissance comme prioritaires par la commission de médiation. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution de la décision de la commission, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le montant de l'indemnisation a été fixé à 6 625 euros, couvrant les troubles dans les conditions d'existence et le préjudice moral subis par les requérants.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la société Accrocamp, ancien délégataire du service public de gestion du camping municipal de Saint-Crépin. La société demandait l'indemnisation de diverses sommes (caution, biens de retour et de reprise, abonnements) et la délivrance d'une attestation de fin de contrat, estimant que la commune avait manqué de diligence. Le tribunal a jugé que la société n'établissait pas le bien-fondé de ses demandes, notamment car les investissements réalisés relevaient de ses obligations contractuelles et que l'état des lieux de sortie ne permettait pas la restitution de la caution. La décision s'appuie sur les principes régissant les délégations de service public et le code de la commande publique.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par le syndicat CGT d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler les opérations électorales du 8 décembre 2022 pour le comité social d’administration de la DDTM des Bouches-du-Rhône, ainsi que le rejet de leur recours gracieux. Les requérants invoquaient une atteinte au principe constitutionnel de participation (alinéa 8 du Préambule de 1946 et article L. 112-1 du code général de la fonction publique) et des irrégularités dans la composition des listes électorales, ainsi que l’impossibilité pour les agents en congé maladie de voter, ce qui aurait entaché la sincérité du scrutin. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie notamment sur le code général de la fonction publique, le décret n° 2020-1427 du 20 novembre 2020 et l’arrêté du 9 mars 2022 fixant la date des élections.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé suspension de Mme A, qui contestait le refus de changement d'affectation pour raisons médicales. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'a pas démontré que son état de santé l'empêchait d'organiser son déménagement ou de prendre ses fonctions à Versailles au 1er septembre 2025, malgré la reconnaissance de sa qualité de travailleur handicapé. La décision attaquée, fondée sur le code général de la fonction publique et le code du travail, n'a donc pas été suspendue.
Le Tribunal Administratif de Marseille était saisi par M. B, travailleur handicapé, de deux requêtes. La première (n°2300778) visait à obtenir l’annulation du refus de requalifier son contrat initial en contrat à durée déterminée sur le fondement de l’article L. 352-4 du code général de la fonction publique. La seconde (n°2408108) contestait le refus de renouvellement de son contrat de travail. Le tribunal a joint les deux affaires. Il a rejeté l’ensemble des demandes de M. B, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme A, agent contractuel, contestant son changement d'affectation décidé le 5 août 2021 par le SGAMI Sud. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre de l'intérieur, qui qualifiait la décision de mesure d'ordre intérieur, en se fondant sur les dispositions de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 relatives au harcèlement moral. La solution retenue est que la requérante n'a pas apporté d'éléments de fait suffisants pour présumer l'existence d'un harcèlement moral justifiant l'annulation de la décision d'affectation. Par conséquent, la requête de Mme A a été rejetée.