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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 145 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 145

Décisions totales

383 581

Ordonnances

259 368

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : POREffacer tout
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512755

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de titre de séjour présentée par M. B..., ressortissant algérien, parent d’un enfant français. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate. La décision relève notamment que M. B... a vécu sept ans en situation irrégulière avant sa première demande de titre et n’établit pas que son absence de droit au séjour l’empêche concrètement de contribuer à l’entretien et à l’éducation de son enfant. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen au fond de la légalité du refus.

Avocat : PORET

8 décembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511978

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision du 4 septembre 2025 par laquelle la commission de médiation de l’Isère a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande d’hébergement de Mme C.... Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie en raison de l’état de santé grave de l’époux de la requérante, inscrit en attente d’une greffe de foie, et que le moyen tiré de l’existence de circonstances exceptionnelles était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Cette solution est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : PORET

5 décembre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510969

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 4 novembre 2025 par laquelle l'OFII refusait à Mme A..., ressortissante congolaise, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que l'administration ne pouvait lui opposer un délai de demande d'asile de plus de 90 jours après son entrée en France, dès lors que Mme A... avait présenté sa demande en Finlande avant d'être transférée en France. Cette solution s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.

Avocat : LAPORTE

5 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2302112

Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. C..., enseignant contractuel, qui demandait la réévaluation de sa rémunération et l'indemnisation des troubles subis en raison du retard de l'administration. En cours d'instance, le rectorat a partiellement fait droit à sa demande en revalorisant son indice à compter du 1er septembre 2021, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur cette partie. Le tribunal a rejeté la demande d'indemnisation de 400 euros pour troubles dans les conditions d'existence, estimant que le retard n'était pas constitutif d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. La décision s'appuie notamment sur l'article 10 du décret n° 2016-1171 du 29 août 2016 relatif à la réévaluation de la rémunération des agents contractuels de l'éducation nationale.

Avocat : R. WEYL - F. WEYL - F. WEYL - S. PORCHERON - E. TAULET

4 décembre 2025• 1ère Chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2401766

Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé la décision du 31 mai 2024 par laquelle le préfet de la Charente-Maritime a refusé de renouveler le titre de séjour « vie privée et familiale » de M. B..., ressortissant nigérian. La juridiction a estimé que le refus méconnaissait l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en raison de l’ancienneté du séjour régulier de l’intéressé (depuis 2014) et de l’intensité des liens familiaux démontrés avec son fils, malgré la séparation d’avec son épouse. Le tribunal a enjoint au préfet de procéder au renouvellement du titre de séjour.

Avocat : SELARL BONNEAU CASTEL PORTIER GUILLARD

4 décembre 2025• 1ère chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2300601

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la demande indemnitaire de Mme C..., ancienne aide-soignante du centre hospitalier de Kourou, qui contestait la gestion fautive de sa situation administrative ayant conduit à son licenciement pour inaptitude physique en juillet 2021. Le tribunal a estimé que la décision implicite de rejet de sa demande préalable n'avait fait que lier le contentieux, rendant sans objet les conclusions en annulation. Sur le fond, il a jugé que l'administration avait respecté les dispositions du décret n° 91-155 du 6 février 1991, notamment en matière de reclassement et de procédure de licenciement, et qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'hôpital n'était établie. Les préjudices matériels et moraux invoqués par la requérante n'ont donc pas été reconnus.

Avocat : PORCHERON

4 décembre 2025• 1ère Chambre
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404258

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet de l’Isère lui refusant un titre de séjour. Le requérant, bénéficiaire de l’aide juridictionnelle totale, n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande adressée par l’application Télérecours conformément à l’article R.612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de réponse dans le délai d’un mois, il est réputé s’être désisté de l’ensemble de sa requête. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement et constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur la demande d’aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : PORET

3 décembre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530342

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Paris concerne un litige individuel relatif à la radiation des cadres et au refus de titularisation d’une agente de l’État, Mme B..., affectée à l’École nationale vétérinaire de Maisons-Alfort. Le tribunal se déclare incompétent territorialement en application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent ce type de contentieux au tribunal du lieu d’affectation de l’agent. Il transmet donc l’affaire au Tribunal administratif de Melun, seul compétent pour en connaître.

Avocat : PORCHERON

3 décembre 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2405926

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. G..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 19 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur l'application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : PORNON-WEIDKNNET

2 décembre 2025• 1ère Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2503869

Le Tribunal Administratif de Lille (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait l’arrêté du préfet du Nord du 19 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que les autres moyens, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 435-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. B..., confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.

Avocat : LAPORTE

2 décembre 2025• 2ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509088

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi en référé suspension par M. C..., ressortissant colombien, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pris par le préfet du Bas-Rhin le 29 septembre 2025. En cours d'instance, le préfet a retiré cette décision et délivré le titre sollicité le 21 novembre 2025. Le juge des référés a constaté un non-lieu à statuer sur les demandes de suspension et d'injonction, devenues sans objet. L'Etat a été condamné à verser 600 euros à M. C... au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : RAPOPORT

1 décembre 2025
TA86Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2503610

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 15 octobre 2025 suspendant le permis de conduire de M. A... pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré les difficultés d'études invoquées par le requérant, en raison de la gravité de l'infraction (excès de vitesse de 52 km/h) et des impératifs de sécurité routière, notamment pour un conducteur en période probatoire. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL BONNEAU CASTEL PORTIER GUILLARD

28 novembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512037

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A..., ressortissant angolais, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 10 novembre 2025 ordonnant sa remise aux autorités portugaises en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le requérant a toutefois présenté un désistement pur et simple de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a admis provisoirement l’intéressé à l’aide juridictionnelle. Les conclusions relatives aux frais d’instance ont été rejetées.

Avocat : PORET

28 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2503573

Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-de-Marne. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 29 janvier 2025 au motif qu'il méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a retenu que M. A... justifiait d'une présence continue en France depuis dix ans et vivait depuis 2008 avec sa compatriote en situation régulière, avec laquelle il a eu un enfant né en France en 2009, établissant ainsi une vie privée et familiale protégée. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. A... dans un délai de deux mois.

Avocat : AARPI TAELMAN LE PORS

27 novembre 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515204

Cette décision du Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de Mme A..., ressortissante bangladaise, visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante, entrée en France en 2021 via une réunification familiale, s'est heurtée à des contradictions administratives : sa demande a été refusée par voie postale au motif qu'elle devait utiliser la plateforme numérique, puis clôturée sur cette plateforme au motif qu'elle devait soumettre un dossier par voie postale. Le juge des référés a estimé que la mesure sollicitée était utile et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, et a constaté l'urgence compte tenu de l'impossibilité pour l'intéressée de poursuivre ses études sans titre de séjour. En conséquence, il a enjoint au préfet du Val-de-Marne de recevoir Mme A... sous quinze jours pour le dépôt de sa demande et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler, sans toutefois faire droit à la demande d'astreinte.

Avocat : AARPI TAELMAN LE PORS

27 novembre 2025
TA21Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401067

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. et Mme C... d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du maire d’Argilly de leur délivrer un alignement individuel pour trois parcelles. Par une ordonnance du 25 novembre 2025, le tribunal a donné acte du désistement des requérants, en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. Ce désistement a été constaté après que les requérants, invités à confirmer le maintien de leurs conclusions, n’ont pas répondu dans le délai imparti.

Avocat : SCP PORTALIS ET ASSOCIÉS (CAPA)

25 novembre 2025
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2303701

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, qui contestait le refus du préfet de la Somme de lui délivrer un titre de séjour "étudiant" ainsi que le refus ultérieur de titre "vie privée et familiale" ou "salarié". Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation de l'arrêté initial. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les études de M. B... ne présentaient pas un caractère réel et sérieux, compte tenu de ses échecs répétés et de l'absence de progression académique significative, et ce nonobstant ses problèmes de santé. La solution est fondée sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PORCHER

25 novembre 2025• 1ère Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506899

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant les décisions du 27 juin 2025 par lesquelles la préfète de la Savoie l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision d’éloignement, fondée sur le 1° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, était suffisamment motivée et que le requérant avait été entendu lors de son audition par les services de police, respectant ainsi son droit d’être entendu garanti par l’article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. La solution retenue confirme la légalité de l’ensemble des mesures d’éloignement contestées.

Avocat : PORET

25 novembre 2025• 8ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510128

Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de Mme D... épouse A..., ressortissante algérienne, qui sollicitait une injonction à la préfète de l'Isère de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de changement de statut de séjour en qualité de parent d'enfant français. La juridiction a rejeté la requête, considérant qu'il n'y avait pas d'urgence ni d'utilité à ordonner une telle mesure. En effet, il résultait de l'instruction que la demande de la requérante avait déjà été prise en compte par les services préfectoraux via la plateforme ANEF, qui lui avaient adressé des demandes de pièces complémentaires, rendant la délivrance d'un rendez-vous inutile. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PORET

25 novembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511727

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C... épouse B... d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a délivré une carte de séjour valable dix ans, rendant l’objet du litige caduc. La requérante s’est désistée de ses conclusions en suspension, désistement dont le tribunal lui a donné acte. L’Etat a été condamné à verser 1 000 euros à Mme B... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Avocat : PORET

24 novembre 2025