1 145 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 145
Décisions totales
383 581
Ordonnances
297 707
Avec résumé IA
Avocat : LAPORTE
Avocat : PORET
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de la société Onet Services qui demandait l’annulation de la procédure de passation d’un marché de prestations de services et logistique attribué par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA). La société requérante invoquait des manquements aux obligations de publicité et de mise en concurrence, notamment un défaut de communication des motifs de rejet de son offre et l’irrégularité de l’offre de l’attributaire, la société GT Logistics.01. Le juge a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, après avoir examiné les pièces du dossier, dont les versions confidentielles des offres. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit fait droit aux demandes de frais de justice, sur le fondement des articles L. 551-1 et L. 551-2 du code de justice administrative.
Avocat : LE PORT - AWEN AVOCATS
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler le titre de séjour de M. A. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la violation des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L'urgence n'a pas été retenue comme suffisante pour justifier la suspension. L'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A, ressortissant burkinabais, qui contestait le refus de l’OFII de lui accorder les conditions matérielles d’accueil (CMA) lors de sa demande d’asile. Le refus était motivé par le dépôt tardif de sa demande, plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France, conformément à l’article L. 551-15 du CESEDA. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni les dispositions du CESEDA ni l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, après avoir examiné la situation particulière et la vulnérabilité du requérant. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a été accordée, mais le recours au fond a été rejeté.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A, ressortissant burkinabais, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de l’OFII de lui accorder les conditions matérielles d’accueil (CMA) en raison du dépôt tardif de sa demande d’asile. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a annulé la décision de l’OFII au motif qu’elle n’était pas suffisamment motivée et ne prenait pas en compte la situation particulière et la vulnérabilité de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que de l’article 20 de la directive 2013/33/UE. Le tribunal a enjoint à l’OFII de réexaminer la demande de M. A dans un délai de huit jours.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a été saisi par M. B A, ressortissant sénégalais, d’une requête en annulation du refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d’accueil (CMA). Le refus était motivé par le dépôt tardif de sa demande d’asile, plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France, en application des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a examiné la légalité de la décision au regard des dispositions du CESEDA et de la directive 2013/33/UE, en vérifiant notamment la motivation et la prise en compte de la vulnérabilité. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur le respect des conditions de refus des CMA.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant béninois, qui demandait le renouvellement de son titre de séjour étudiant ou, à titre subsidiaire, la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. Le juge a rejeté la demande principale, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie pour obtenir le renouvellement du titre. En revanche, il a fait droit à la demande subsidiaire, constatant que l'absence de délivrance de l'attestation portait une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales du requérant (droit au travail, aux études et liberté d'aller et venir), en application des articles R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de l'Isère de délivrer cette attestation sous 24 heures, sans astreinte, et a accordé à M. B le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à M. C par le préfet de l'Isère. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant ivoirien. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 421-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de sept jours.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de la société Demdik. Celle-ci contestait les décisions du département de la Seine-Saint-Denis d'écarter ses offres pour deux lots d'un marché public de transport. Le juge a constaté que le marché avait été signé avant la notification du référé précontractuel, rendant cette procédure sans objet. La demande de référé contractuel, formée ensuite, a été jugée irrecevable car la société requérante avait déjà engagé un référé précontractuel sur le même fondement. La solution s'appuie sur les articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante koweïtienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 11 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités norvégiennes pour l'examen de sa demande d'asile. La magistrate désignée a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulièrement publiée. Elle a également jugé que les conditions de notification d'une décision sont sans incidence sur sa légalité et que la requérante ne peut utilement invoquer la méconnaissance de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à cet égard. Enfin, le tribunal a considéré que la Norvège, en tant qu'État membre responsable en vertu du règlement (UE) n° 604/2013, était tenue de reprendre en charge Mme C, même si sa demande d'asile y avait été rejetée, et que l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du même règlement n'était pas établie.
Avocat : PORCHER
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord fixant le pays de destination de son éloignement, consécutif à une peine d'interdiction définitive du territoire. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée en droit et en fait, contrairement à ce que soutenait le requérant. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. A n'établissant pas être exposé à des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Afghanistan. Enfin, le tribunal a rappelé que le défaut de notification dans une langue comprise par l'intéressé est sans incidence sur la légalité de la décision elle-même.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C qui demandait à être orientée vers une structure d'hébergement d'urgence. La juge des référés a estimé que, malgré la situation de rue et les problèmes de santé invoqués, la carence de l'État n'était pas caractérisée au regard de la saturation du dispositif et de l'absence d'éléments démontrant une situation plus dégradée que celle d'autres personnes en attente. La décision rappelle le droit à l'hébergement d'urgence prévu à l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, mais en subordonne la protection en référé à une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, non constituée en l'espèce.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, demandant l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Isère du 5 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le droit d'être entendu de M. B n'avait pas été méconnu, car il avait été informé de la possibilité de solliciter un autre titre de séjour lors de sa demande d'asile. La décision a également été jugée conforme à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et non entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables en France. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1, L. 431-2) et la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de M. A, ressortissant égyptien, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant l'Égypte comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal estime que la mesure ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, car le requérant ne démontre pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses enfants français, et sa présence constitue une menace pour l'ordre public en raison de condamnations pénales. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.