306 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
306
Décisions totales
383 581
Ordonnances
262 303
Avec résumé IA
Avocat : PORET
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler le titre de séjour de M. A. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la violation des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L'urgence n'a pas été retenue comme suffisante pour justifier la suspension. L'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A, ressortissant burkinabais, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de l’OFII de lui accorder les conditions matérielles d’accueil (CMA) en raison du dépôt tardif de sa demande d’asile. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a annulé la décision de l’OFII au motif qu’elle n’était pas suffisamment motivée et ne prenait pas en compte la situation particulière et la vulnérabilité de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que de l’article 20 de la directive 2013/33/UE. Le tribunal a enjoint à l’OFII de réexaminer la demande de M. A dans un délai de huit jours.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A, ressortissant burkinabais, qui contestait le refus de l’OFII de lui accorder les conditions matérielles d’accueil (CMA) lors de sa demande d’asile. Le refus était motivé par le dépôt tardif de sa demande, plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France, conformément à l’article L. 551-15 du CESEDA. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni les dispositions du CESEDA ni l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, après avoir examiné la situation particulière et la vulnérabilité du requérant. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a été accordée, mais le recours au fond a été rejeté.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a été saisi par M. B A, ressortissant sénégalais, d’une requête en annulation du refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d’accueil (CMA). Le refus était motivé par le dépôt tardif de sa demande d’asile, plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France, en application des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a examiné la légalité de la décision au regard des dispositions du CESEDA et de la directive 2013/33/UE, en vérifiant notamment la motivation et la prise en compte de la vulnérabilité. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur le respect des conditions de refus des CMA.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant béninois, qui demandait le renouvellement de son titre de séjour étudiant ou, à titre subsidiaire, la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. Le juge a rejeté la demande principale, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie pour obtenir le renouvellement du titre. En revanche, il a fait droit à la demande subsidiaire, constatant que l'absence de délivrance de l'attestation portait une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales du requérant (droit au travail, aux études et liberté d'aller et venir), en application des articles R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de l'Isère de délivrer cette attestation sous 24 heures, sans astreinte, et a accordé à M. B le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à M. C par le préfet de l'Isère. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant ivoirien. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 421-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de sept jours.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C qui demandait à être orientée vers une structure d'hébergement d'urgence. La juge des référés a estimé que, malgré la situation de rue et les problèmes de santé invoqués, la carence de l'État n'était pas caractérisée au regard de la saturation du dispositif et de l'absence d'éléments démontrant une situation plus dégradée que celle d'autres personnes en attente. La décision rappelle le droit à l'hébergement d'urgence prévu à l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, mais en subordonne la protection en référé à une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, non constituée en l'espèce.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, demandant l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Isère du 5 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le droit d'être entendu de M. B n'avait pas été méconnu, car il avait été informé de la possibilité de solliciter un autre titre de séjour lors de sa demande d'asile. La décision a également été jugée conforme à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et non entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables en France. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1, L. 431-2) et la Convention européenne des droits de l'homme.