1 354 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 354
Décisions totales
383 581
Ordonnances
244 291
Avec résumé IA
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Avocat : SARL PRAXIOME
Avocat : SARL LE PRADO - GILBERT
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant malgache, qui contestait l'arrêté du 23 mai 2025 de la préfète de l'Essonne. Cet arrêté refusait le renouvellement de son attestation d'asile, l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision portant obligation de quitter le territoire français était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
Avocat : PRATA
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de Mme C, ressortissante chilienne, contestant les décisions implicites de rejet de la préfète de l'Essonne refusant le renouvellement de son titre de séjour et de son autorisation de prolongation d'instruction. Le tribunal a constaté qu'un non-lieu à statuer était intervenu concernant la suspension du refus de délivrance de l'attestation de prolongation d'instruction, la préfecture ayant remis ce document à la requérante postérieurement à l'introduction de la requête. S'agissant du refus de renouvellement du titre de séjour, la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante disposant d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 14 décembre 2025, ce qui ne la plaçait pas dans une situation de précarité immédiate. Par conséquent, la requête a été rejetée.
Avocat : DESPRAT
Avocat : CABINET VERDIER LE PRAT AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B. Ce dernier contestait une amende de 6 000 euros infligée par la DIRECCTE des Pays de la Loire pour défaut de document de recherche d'amiante préalable à des travaux de rénovation, en violation de l'article L. 4412-2 du code du travail. Le tribunal a jugé que le rapport de repérage amiante datant de la vente de l'immeuble ne suffisait pas à satisfaire à l'obligation de réaliser un diagnostic spécifique avant toute opération à risque, et que l'interruption des travaux après le contrôle n'exonérait pas M. B de son manquement. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi l'amende sur le fondement des articles L. 4412-2 et L. 4754-1 du code du travail.
Avocat : PRAD AVOCATS
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. D, ressortissant haïtien, qui contestait les arrêtés du 7 octobre 2024 du préfet l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant Haïti comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, estimant que les arrêtés visaient les textes applicables et exposaient les circonstances de fait propres à la situation personnelle du requérant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PRADEL-ARTAXE VALERIE
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du 25 octobre 2022 par lequel la préfète des Vosges lui avait ordonné la remise de ses armes et interdit d'en détenir ou acquérir. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a exercé un entier contrôle et jugé que le comportement de M. B..., qui avait annoncé son intention de se suicider par arme à feu en état d'ébriété, justifiait légalement la mesure prise sur le fondement des articles L. 312-7 et L. 312-11 du code de la sécurité intérieure. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., y compris celles relatives à l'inscription au fichier national automatisé.
Avocat : SELARL GIURANNA ET IOGNA-PRAT
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, qui contestait les arrêtés préfectoraux du 7 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant Haïti comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas fondés.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de M. B, fonctionnaire de police, qui contestait l’arrêté du 21 octobre 2022 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et l’interdisant d’en acquérir ou détenir. Le tribunal retient que la préfète était en situation de compétence liée en application des articles L. 312-3 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure, en raison d’une condamnation pour recel inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire à la date de l’arrêté. L’effacement ultérieur de cette condamnation est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Les moyens tirés de l’erreur de fait, de l’erreur d’appréciation et du caractère disproportionné sont écartés comme inopérants.
Avocat : PRATS-DENOIX
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 15 février 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. Il a également estimé que le préfet n'avait pas à saisir la commission du titre de séjour, faute pour M. A de justifier d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, les pièces produites pour la période 2014-2016 étant insuffisantes. La solution s'appuie sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. et Mme A contestant le refus de permis de construire une maison à Martigues. Les requérants invoquaient notamment un défaut de motivation et une méconnaissance des règles de desserte et d'urbanisme. Le tribunal a jugé que l'arrêté de refus était suffisamment motivé et que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite de rejet du recours gracieux était inopérant. Sur le fond, il a estimé que le projet méconnaissait les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et de l'article G-5-2-1 du plan local d'urbanisme (PLU) relatives à la sécurité et à la desserte des constructions, justifiant ainsi le refus.
Avocat : SCP BABY PRADON-BABY CHATRY-LAFFORGUE