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AccueilJurisprudence administrativeN° 502364

Conseil d'État — Décision N° 502364

mardi 30 septembre 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier502364
ECLIECLI:FR:CECHS:2025:502364.20250930
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation1ère chambre jugeant seule
Avocat requérantSARL LE PRADO – GILBERT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Mme C... A... a demandé au tribunal administratif de Nantes l’annulation pour excès de pouvoir de l’arrêté du 24 janvier 2019 par lequel le maire du Pouliguen (Loire-Atlantique) a délivré à M. B... D... un permis de construire portant sur la surélévation d’une maison d’habitation. Par un jugement n° 1906808 du 31 mai 2022, le tribunal administratif de Nantes a rejeté cette demande.

Par un arrêt n° 22NT02447 du 14 janvier 2025, la cour administrative d’appel de Nantes a, sur l’appel formé par Mme A..., annulé ce jugement et annulé le permis litigieux.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 13 mars et 10 juin 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, M. D... demande au Conseil d’Etat :

1°) d’annuler cet arrêt ;

2°) réglant l’affaire au fond, de rejeter l’appel de Mme A... ;

3°) de mettre à la charge de Mme A... la somme de 4 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code du patrimoine ;
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative ;


Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Jean-Luc Matt, conseiller d’Etat,
- les conclusions de M. Mathieu Le Coq, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Melka, Prigent, Drusch, avocat de M. D... ;





Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ».

2. Pour demander l’annulation de l’arrêt qu’il attaque, M. D... soutient que :
- la cour administrative d’appel a commis une erreur de droit en jugeant que l’article UA 10 du règlement du plan local d’urbanisme ne permet pas de déroger à la hauteur maximale de 9 mètres lorsque la construction est située entre deux immeubles de hauteur supérieure qui ne sont pas implantés sur des parcelles contigües ;
- elle a commis une erreur de droit en jugeant applicables les dispositions du règlement de l’aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine alors qu’elles avaient été élaborées en tenant compte des travaux de surélévation en litige déjà réalisés ;
- elle a commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant que les travaux de surélévation constituent une extension qui n’est pas mesurée ;
- elle a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en estimant que les vices entachant le permis litigieux ne sont pas régularisables en application des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l’urbanisme.

3. Aucun de ces moyens n’est de nature à justifier l’admission du pourvoi.




D E C I D E :
--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. D... n’est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B... D....
Copie en sera adressée à Mme C... A... et à la commune du Pouliguen.

Délibéré à l’issue de la séance du 4 septembre 2025 où siégeaient : M. Jean-Luc Nevache, conseiller d’Etat, présidant ; M. Edouard Geffray, conseiller d’Etat et M. Jean-Luc Matt, conseiller d’Etat-rapporteur.

Rendu le 30 septembre 2025.


Le président :
Signé : M. Jean-Luc Nevache


Le rapporteur :
Signé : M. Jean-Luc Matt

La secrétaire :
Signé : Mme Paule Troly



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