219 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
219
Décisions totales
383 581
Ordonnances
239 901
Avec résumé IA
Avocat : PRELAUD
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Orne fixant l'Algérie comme pays de renvoi suite à une peine d'interdiction du territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les stipulations des articles 6 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a estimé que la mesure était justifiée par la menace à l'ordre public que représentait M. B, condamné pénalement, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La requête a été rejetée, sans application des dispositions relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités lettones, responsables de sa demande d'asile. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des règlements européens (n° 604/2013, dit "Dublin III", et n° 603/2013) et de la convention européenne des droits de l'homme, en raison de risques de persécutions en Lettonie et de la présence de son frère en France. Le tribunal a jugé que la procédure de détermination de l'État responsable était régulière et que les allégations de mauvais traitements n'étaient pas suffisamment étayées pour écarter la présomption de respect des droits fondamentaux par la Lettonie. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. B, ressortissant afghan, d’une demande de suspension de la décision du préfet de Maine-et-Loire refusant d’enregistrer sa demande d’asile, au motif que le délai de transfert vers la Suède avait été prolongé. En cours d’instance, le préfet a convoqué l’intéressé pour enregistrer sa demande, rendant sans objet les conclusions à fin de suspension et d’injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a toutefois condamné l’État à verser 500 euros à l’avocate de M. B au titre des frais de justice, en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.