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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 043 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 043

Décisions totales

383 581

Ordonnances

309 445

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : RANCEffacer tout
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404855

Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé la décision implicite de rejet du 17 juin 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à M. C, ressortissant gabonais, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors que M. C s'est vu reconnaître la qualité de réfugié par l'OFPRA le 24 décembre 2024, ce qui établit rétroactivement son droit aux conditions matérielles d'accueil à compter de sa demande d'asile. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-15, qui prévoit que les conditions matérielles d'accueil sont accordées aux demandeurs d'asile. Le tribunal a également enjoint à l'OFII de verser à M. C les sommes dues au titre des conditions matérielles d'accueil pour la période allant de sa demande d'asile jusqu'à la reconnaissance de sa qualité de réfugié.

Avocat : FRANCOS

20 mai 2025• 5ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2203203

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de l'EURL Orange et Citron, qui contestait des rappels de TVA d'un montant de 133 081 euros pour la période de 2017 à 2021. La société, exerçant une activité de services à la personne en mode mandataire, soutenait que ses prestations d'entretien de la maison relevaient du taux réduit de TVA à 10 %. Le tribunal a jugé que l'activité de la requérante, consistant à coordonner des interventions pour le compte de particuliers employeurs, ne correspondait pas aux prestations de services à la personne éligibles au taux réduit, conformément à l'article 279 du code général des impôts et au décret n° 2013-510 du 17 juin 2013. Les moyens tirés d'un vice de procédure et de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales ont également été écartés.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : C/M/S/ BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

20 mai 2025• 5ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2209688

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société Pasino de Saint-Amand-les-Eaux d’une demande de restitution d’une cotisation supplémentaire de prélèvement progressif sur les produits bruts des jeux d’un montant de 284 466 euros. La société contestait la méthode de calcul retenue par l’administration fiscale, qui avait inclus dans l’assiette du prélèvement les produits bruts réalisés par l’exploitant précédent entre le 1er novembre 2020 et le 22 octobre 2021, malgré un changement de délégataire en cours de saison des jeux. Le tribunal a fait droit à la requête, jugeant que le prélèvement sur les jeux est un impôt personnel attaché à l’exploitant du casino et que l’administration ne pouvait pas prendre en compte les résultats du précédent délégataire pour calculer l’impôt dû par la nouvelle société. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 2333-55-2 et D. 2333-82-3 du code général des collectivités territoriales, ainsi que sur l’article 75 de l’arrêté du 14 mai 2007.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

19 mai 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2207970

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de M. et Mme B tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de l'année 2018, ainsi que des pénalités correspondantes. Le litige portait sur la qualification de la plus-value réalisée lors de la cession de titres d’une SASU, que les requérants estimaient professionnelle. Le tribunal a jugé que, la société étant soumise à l’impôt sur les sociétés, la cession relevait du patrimoine privé et générait une plus-value imposable sur le fondement de l’article 150-0 A du code général des impôts, indépendamment de la forme de rémunération de l’associé.

Avocat : DRANCOURT

19 mai 2025• 4ème Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2500170

Le Tribunal Administratif de Versailles annule l'arrêté du 6 janvier 2025 par lequel la préfète de l'Essonne obligeait M. B, ressortissant portugais, à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal estime que les faits reprochés à M. B, bien que répréhensibles, ne constituent pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société au sens des articles L. 251-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision retient que l'autorité administrative a commis une erreur d'appréciation en se fondant sur des infractions n'ayant pas donné lieu à condamnation pénale et sur des signalements anciens. En conséquence, l'arrêté est annulé, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

19 mai 2025• Reconduites à la frontière
CAA69Décision• plein contentieux

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-23LY02288

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE LYON

15 mai 2025• 5ème chambre - formation à 3
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2303716

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 4 juillet 2023 par laquelle l'inspectrice du travail avait refusé d'autoriser le licenciement de M. B, salarié protégé de l'EPIC CMTV. Le tribunal a jugé que le salarié avait bien conduit sans permis valide du 20 février au 19 avril 2023, en violation du code de la route, de son contrat de travail et du règlement intérieur, et que ce fait était d'une gravité suffisante pour justifier son licenciement. Il a également écarté l'argument de l'administration selon lequel l'employeur aurait manqué à ses obligations de sécurité. La décision a été prise en application des articles L. 2411-1 et suivants du code du travail relatifs à la protection des salariés mandatés.

Avocat : TGS FRANCE AVOCATS

15 mai 2025• 1ère chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2402663

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a jugé que la décision de refus de séjour était légale et que les autres décisions contestées n'étaient pas fondées sur une illégalité. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requérante.

Avocat : FRANCOS

15 mai 2025• 6ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2407797

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A C, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 11 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la requérante, dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée, ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. La solution s'appuie sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : FRANCOS

14 mai 2025• 7ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2203030

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SARL Epinest, qui contestait la retenue à la source appliquée sur les sommes versées à sa prestataire tunisienne pour des services utilisés en France. Le tribunal a d'abord confirmé que ces sommes relevaient de l'article 182 B du code général des impôts, car versées à une société sans installation professionnelle permanente en France. Il a ensuite écarté l'application de la convention fiscale franco-tunisienne, jugeant que la société tunisienne ne pouvait être considérée comme un résident fiscal de Tunisie au sens de l'article 3 de cette convention, faute de preuve qu'elle y était effectivement assujettie à l'impôt. Par conséquent, la retenue à la source a été validée et la demande de décharge rejetée.

Avocat : LEGRAS DE GRANCOURT

13 mai 2025• 8ème Chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2301757

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Hermione, qui contestait un titre exécutoire de 51 385 euros émis par la communauté de communes du Grand Châteaudun pour des pénalités contractuelles liées à l'exploitation de plusieurs équipements aquatiques. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'absence de procédure amiable préalable, le défaut de signature du bordereau et l'imprécision des bases de liquidation, n'étaient pas fondés. Il a également estimé que les pénalités pour manquements à la sécurité et aux horaires d'ouverture étaient justifiées, sans que la force majeure soit retenue. La décision s'appuie sur le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 et les stipulations du contrat de délégation de service public.

Avocat : SELARL WALTER & GARANCE

13 mai 2025• 1ère chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2303019

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Point'Com, qui demandait la condamnation de l'université d'Orléans à lui verser 21 671,70 euros pour manquement contractuel. La société reprochait à l'université d'avoir cessé de lui commander des prestations de rédaction de procès-verbaux à partir de juillet 2021, sans résiliation formelle du marché. Le tribunal a jugé que l'université n'avait pas commis de faute contractuelle, car le marché ne comportait aucun engagement sur un volume minimal de commandes. La solution retenue est fondée sur les principes du droit de la commande publique et les stipulations du cahier des clauses administratives particulières (CCAP).

Avocat : SELARL TEN FRANCE

13 mai 2025• 1ère chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300853

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la société Hermione d'un recours en plein contentieux contre un titre exécutoire de 82 585 euros émis par la communauté de communes du Grand Châteaudun pour des pénalités contractuelles liées à l'exploitation d'un centre nautique. La société contestait la régularité du titre (absence de signature, de voies de recours, de base de liquidation) et le bien-fondé des pénalités, invoquant notamment la force majeure et l'absence d'imputabilité. Le tribunal a rejeté l'intégralité des conclusions de la requête, considérant que les moyens de légalité externe étaient inopérants ou non fondés et que les manquements contractuels étaient établis, sans que la force majeure soit retenue. La solution s'appuie sur les stipulations du contrat de délégation de service public et les dispositions du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012.

Avocat : SELARL WALTER & GARANCE

13 mai 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2204212

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de la SCI Tamerol visant à obtenir la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2019 à 2021. La société contestait la méthode d'évaluation de ses locaux, invoquant une irrégularité de procédure et l'application de divers dispositifs de lissage. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requérante, jugeant notamment que la procédure d'évaluation était régulière et que les dispositifs de planchonnement et de lissage étaient correctement appliqués. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de la SCI Tamerol.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

12 mai 2025• 7ème Chambre (J.U)
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400786

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a examiné la requête de M. A contestant l'invalidation de son permis de conduire et des retraits de points pour des infractions commises entre 2020 et 2023. Le tribunal a constaté que le permis de M. A présentait un solde de points positif et que les décisions contestées pour les infractions des 19 avril 2022 et 26 février 2023 avaient été implicitement retirées par l'administration, prononçant un non-lieu à statuer sur ces points. Pour les infractions des 24 avril 2020 et 30 mars 2023, les points avaient été restitués avant l'introduction de la requête, rendant les conclusions irrecevables. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, y compris ses demandes d'injonction et de frais, en application des articles L. 223-3, R. 223-3 et L. 223-6 du code de la route.

Avocat : FRANCK COHEN Avocat

12 mai 2025• JUGE UNIQUE A SLIMANI
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400879

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a examiné la requête de Mme C E contestant l'invalidation de son permis de conduire (décision 48 SI) et les retraits de points pour diverses infractions. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les décisions de retrait de points pour les infractions des 3 février 2012, 28 août, 4 décembre 2020 et 19 septembre 2022, le ministre ayant implicitement retiré ces décisions. Il a rejeté comme irrecevables les conclusions relatives aux infractions des 24 juillet 2012, 13 octobre 2014, 27 mars 2015, 7 janvier 2017, 26 février 2018, 23 avril 2019, 31 mai 2020 et 10 septembre 2022, les points correspondants ayant été restitués avant l'enregistrement de la requête. Le tribunal a également rejeté le moyen tiré du défaut de notification des décisions de retrait de points, estimant que cette notification ne conditionne pas la légalité de la procédure. La solution s'appuie sur les articles L. 223-3 et L. 223-6 du code de la route.

Avocat : FRANCK COHEN Avocat

12 mai 2025• JUGE UNIQUE A SLIMANI
CAA69Décision• plein contentieux

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-23LY02869

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE LYON

9 mai 2025• 5ème chambre - formation à 3
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2407829

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. B contestant le retrait de points et l'invalidation de son permis de conduire. Le tribunal a constaté que le ministre de l'Intérieur avait retiré la décision d'invalidation et les retraits de points pour six des sept infractions contestées, rendant la requête sans objet sur ces points et prononçant un non-lieu à statuer. La demande relative à l'infraction du 15 août 2020 a été rejetée comme irrecevable, le point ayant déjà été restitué avant l'introduction de la requête. En application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, incluant la demande de frais de justice.

Avocat : SELARL FRANCK COHEN

9 mai 2025• Juge Unique
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2408419

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. A d’un recours en plein contentieux visant à contester des retraits de points et la décision d’invalidation de son permis de conduire prise par le ministre de l’Intérieur le 7 août 2024. En cours d’instance, le ministre a retiré les décisions attaquées et rétabli le capital de points à douze, rendant les conclusions en annulation et en injonction sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : SELARL FRANCK COHEN

9 mai 2025• Juge Unique
TA76Décision• Autorisation

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502102

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, rejette la requête de M. Hani, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen, jugeant l'arrêté régulier. Il estime que le placement sous bracelet électronique ne fait pas obstacle à la mesure d'éloignement, son exécution étant subordonnée à la levée de cette mesure par le juge judiciaire. Enfin, le tribunal considère que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'absence de liens établis avec un enfant français, des condamnations pénales du requérant et de son défaut d'insertion. La décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE

9 mai 2025• URGENCES JU