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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 569 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 569

Décisions totales

383 581

Ordonnances

258 518

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : RAUEffacer tout
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2203544

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé les décisions de préemption du 5 juillet et du 11 août 2022 prises par le président d'Orléans Métropole sur des parcelles situées à Saint-Cyr-en-Val et Ardon. Le tribunal a relevé d'office que la décision du 11 août 2022 méconnaissait le champ d'application territorial de la loi, car elle étendait le droit de préemption à une parcelle située sur une commune (Ardon) non membre d'Orléans Métropole. Cette décision est fondée sur les articles L. 210-1 et L. 213-2-1 du code de l'urbanisme.

Avocat : BARRAULT

4 juin 2025• 2ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2508455

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 25 avril 2025 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B épouse C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que la décision attaquée préjudicierait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de son état de santé et de ses ressources. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation, du vice de procédure concernant l'avis de l'OFII, de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 435-1 du CESEDA, ou de l'atteinte à l'article 8 de la CEDH, n'a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : NERAUDAU

4 juin 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203930

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 21 septembre 2021 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme B, une ressortissante somalienne enceinte. Le tribunal estime que cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, car la vulnérabilité particulière de la requérante liée à sa grossesse avancée justifiait le maintien de son accueil, malgré son absence à une convocation pour un transfert vers la Suède. En conséquence, il enjoint à l'OFII de rétablir ces conditions matérielles d'accueil de manière rétroactive, dans un délai de deux mois. Les textes appliqués sont notamment l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : NERAUDAU

4 juin 2025• 2ème Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2300077

Le Tribunal Administratif d'Amiens (3ème chambre) a rejeté la requête de la société Philippe Védiaud Publicité, qui demandait l'annulation d'un titre exécutoire émis par le maire de Saint-Maximin pour occupation irrégulière du domaine public communal (21 750 euros). La société contestait notamment le défaut de précision des bases de liquidation et le caractère disproportionné de l'indemnité, mais le tribunal a jugé que le courrier d'accompagnement du titre exécutoire mentionnait suffisamment les bases de la créance, conformément à l'article 24 du décret du 7 novembre 2012. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la société, incluant sa demande de médiation et ses prétentions indemnitaires.

Avocat : BRAULT & CAMBRONIE

4 juin 2025• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318714

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A et de la société Karsandi, qui demandaient l'annulation de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. Cette décision confirmait le refus de l'autorité consulaire française à Istanbul de délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance des articles L. 421-1 et R. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étaient inopérants car ces dispositions concernent la délivrance des titres de séjour et non des visas. Enfin, le tribunal a estimé que le motif de risque de détournement de l'objet du visa retenu par l'administration n'était pas entaché d'erreur d'appréciation.

Avocat : GARAUD

3 juin 2025• 8ème chambre
CAA54Décision• plein contentieux

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-22NC01445

Avocat : SCP ALEXANDRE LEVY KAHN BRAUN

3 juin 2025• 5ème chambre - formation à 3
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2204194

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. et Mme E et autres, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par la maire du Rheu pour une orangerie et l'agrandissement d'un parking. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et des sous-commissions de sécurité, jugeant que la délégation de signature était régulière et que la création des sous-commissions relevait d'un arrêté préfectoral. Il a également rejeté les autres moyens, notamment ceux tirés d'une erreur de droit ou d'appréciation au regard du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) et de la sécurité publique. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur la recevabilité.

Avocat : PIPERAUD

3 juin 2025• 5ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2206369

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la demande de la société Bâtisseur Nord Sud, représentée par son mandataire judiciaire, visant à obtenir le paiement du solde d’un marché de construction d’un centre technique municipal et des dommages-intérêts pour faute contractuelle de la commune de Gréoux-les-Bains. La juridiction a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour la société d’avoir présenté un mémoire en réclamation préalable conforme aux stipulations de l’article 50 du cahier des clauses administratives générales (CCAG) travaux, rendant la demande de paiement et les conclusions indemnitaires irrecevables. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions reconventionnelles de la commune, faute de lien avec le litige principal irrecevable, et a condamné la société à verser à la commune une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : BERAUD

2 juin 2025• 3ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503147

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. E, ressortissant bangladais, contestant son transfert aux autorités norvégiennes et son assignation à résidence. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la remise des brochures d'information au requérant le 27 janvier 2025 satisfaisait aux obligations prévues par les règlements (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013. Par conséquent, la décision de transfert et l'assignation à résidence ont été validées.

Avocat : CARRAUD

27 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2208054

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. et Mme E contestant des titres de perception émis le 23 juin 2022, réclamant le remboursement de trop-perçus d’aides du fonds de solidarité Covid-19, pour un total de 12 073 € et 9 936 €. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l’administration, jugeant la requête collective recevable en raison du lien suffisant entre les demandes des deux requérants. Sur le fond, il a annulé les titres de perception pour vice de forme, constatant qu’ils ne comportaient pas les mentions obligatoires prévues à l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales (nom, prénom, qualité et signature de l’émetteur). En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge des sommes réclamées, sans se prononcer sur le bien-fondé de la créance, et a rejeté les conclusions accessoires.

Avocat : ALEXANDRE - LÉVY - KAHN - BRAUN & ASSOCIÉS

27 mai 2025• 5e chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2508143

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A visant à suspendre la décision du préfet de la Loire-Atlantique du 19 février 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée et caractérisée, compte tenu des conséquences graves de la décision sur l'état de santé psychique et la situation professionnelle du requérant. Saisi d'un moyen sérieux, il a retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de preuve d'une amélioration de l'état de santé de M. A ou de la disponibilité effective des soins en Guinée. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision attaquée a été ordonnée, avec injonction au préfet de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans un délai de huit jours.

Avocat : NERAUDAU

27 mai 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503129

Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Morbihan retirant l'agrément de policier municipal de M. B et de l'arrêté du maire de Vannes prononçant sa radiation des cadres. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les revenus de remplacement et les ressources du foyer permettant de faire face aux charges, et que l'intérêt public s'opposait à la suspension compte tenu de la gravité des faits de violences intrafamiliales commis par l'agent. Aucun des moyens soulevés, notamment le vice de procédure, l'erreur d'appréciation ou l'absence de reclassement, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La requête a été rejetée, ainsi que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP IOCHUM GUISO HURAULT

26 mai 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2507274

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme E, ressortissante guinéenne, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles responsables de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment une erreur manifeste d'appréciation et un risque de violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, justifiant l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était légale et que les autorités espagnoles, en tant qu'État membre de l'UE, respectent le principe de non-refoulement. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme E.

Avocat : NERAUDAU

23 mai 2025• - Etrangers - 15 jours
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 492602

Avocat : MAYET & PERRAULT

23 mai 2025ECLI:FR:CECHS:2025:492602.20250523• 5ème chambre jugeant seule
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2205527

Le Tribunal administratif de Versailles a annulé la décision du 20 mai 2022 par laquelle le maire de Saint-Germain-en-Laye a exercé le droit de préemption urbain sur un bien comprenant une boulangerie, un appartement et un garage. Le tribunal a jugé que la commune n'avait pas justifié, à la date de la décision, de la réalité d'un projet d'action ou d'opération d'aménagement répondant aux objets de l'article L. 300-1 du code de l'urbanisme, ni fait apparaître la nature de ce projet dans la décision de préemption. En conséquence, la décision de préemption et le rejet du recours gracieux ont été annulés.

Avocat : SELARL MAYET-PERRAULT

23 mai 2025• 3ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2417271

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé provision, a rejeté la demande de la société SOGEFI visant à obtenir le paiement du solde de son marché public de construction. La société invoquait la formation d’un décompte général définitif tacite, faute de réponse du maître d’ouvrage dans les délais du CCAG Travaux. Le tribunal a estimé que la créance n’était pas sérieusement contestable, car le projet de décompte général transmis par l’entreprise ne satisfaisait pas aux conditions de forme imposées par le CCAP du marché, notamment l’absence de signature du maître d’œuvre et de notification via Chorus. En conséquence, la demande de provision a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires relatives aux intérêts moratoires et aux frais de justice.

Avocat : GRAU

22 mai 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503835

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. D, ressortissant gabonais, contestant les décisions du préfet du Bas-Rhin du 6 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant un pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a admis provisoirement le requérant à l'aide juridictionnelle. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'affaire a été instruite sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Avocat : CARRAUD

22 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2205168

Cette décision du Tribunal Administratif de Melun (6ème chambre) concerne le recours de Mme B... contre son licenciement pour insuffisance professionnelle, prononcé par le ministre de l'intérieur le 23 novembre 2021, alors qu'elle était inspectrice stagiaire du permis de conduire et de la sécurité routière. Le tribunal a rejeté la requête en annulation, estimant que la décision de licenciement, fondée sur les difficultés d'insertion, le manque d'implication et l'absentéisme de la stagiaire, n'était entachée ni d'erreur manifeste d'appréciation ni de détournement de pouvoir. Il a rappelé que le refus de titularisation, même s'il repose sur des faits pouvant constituer des fautes disciplinaires, est légal dès lors que l'agent a été mis à même de présenter ses observations, ce qui était le cas en l'espèce. La solution s'appuie sur les dispositions des décrets n° 2009-1388 et n° 2013-422 régissant le stage et la titularisation des inspecteurs.

Avocat : BARRAULT

22 mai 2025• 6ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2202485

Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème chambre) a rejeté la requête de M. C, ressortissant guinéen, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 26 août 2021 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'entretien de vulnérabilité, et l'erreur manifeste d'appréciation. La décision a été jugée légalement fondée sur les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du non-respect par l'intéressé des obligations liées à sa procédure d'asile.

Avocat : NERAUDAU

21 mai 2025• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2202548

Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème Chambre) a été saisi par Mme B, ressortissante congolaise, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de la Vendée de renouveler son titre de séjour. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-10 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que des stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet avait délivré à Mme B un titre de séjour en qualité de salariée, rendant sans objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l’État à verser 600 euros à son avocate au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : NERAUDAU

21 mai 2025• 2ème Chambre