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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

316 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

316

Décisions totales

383 581

Ordonnances

261 793

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : RAUEffacer tout
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600401

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une famille de réfugiés afghans, dont la mère venait d'accoucher, menacée d'expulsion imminente de son centre d'hébergement sans solution alternative. Les requérants invoquaient une atteinte grave à leur droit à l'hébergement d'urgence (article L. 345-2 du code de l'action sociale et des familles) et à leur vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). En défense, le préfet a fait valoir l'état de saturation du dispositif d'accueil et a proposé, en cours d'audience, un hébergement en hôtel à la famille, annulant la procédure d'expulsion dans l'attente de leur réponse. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la proposition d'hébergement formulée par le préfet faisait disparaître l'urgence et l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.

Avocat : CARRAUD

20 janvier 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2304463

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la SAS RT Finances, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les années 2015 à 2017. La société demandait la décharge de ces impositions, notamment en raison de la remise en cause de passifs pour dettes de surestaries et de frais d’administration, ainsi que d’une provision. Le tribunal a estimé que les justificatifs produits par la société, principalement des documents internes, étaient insuffisants pour établir la réalité des dettes alléguées, conformément à l’article 38 du code général des impôts. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP BRAUNSTEIN & ASSOCIES

15 janvier 2026• 6ème Chambre
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600121

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement d’une facture d’eau et d’assainissement. La juridiction a estimé que ce litige, opposant un usager à un service public industriel et commercial (le service d’assainissement), relève de la compétence des juridictions judiciaires et non de l’ordre administratif. Cette solution est fondée sur l’article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales et l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : GARRAUD-OGEL-LARIBI

14 janvier 2026
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600203

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'arrêté du 10 septembre 2025 du président de Colmar Agglomération levant la mise en sécurité de son immeuble. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était établie, les moyens invoqués (incompétence de l'agent, persistance des dangers, irrégularité de l'avis du comité technique) n'étant pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment les articles L. 511-5 et L. 511-14, et confirme la légalité de la mainlevée de l'arrêté de mise en sécurité.

Avocat : ALEXANDRE - LÉVY - KAHN - BRAUN & ASSOCIÉS

14 janvier 2026
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600069

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SCI Altaley. Celle-ci demandait d'enjoindre à la commune de Castres-Gironde de ne pas abattre un ormeau situé sur une placette, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à son droit de propriété. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas établie, la commune n'ayant pas prévu d'abattage imminent, et que le droit de propriété de la SCI sur la placette n'était pas suffisamment certain, celle-ci relevant vraisemblablement du domaine public communal. La solution retenue est le rejet de la demande, sans application des textes spécifiques au-delà de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.

Avocat : DUCOURAU

9 janvier 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2206378

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A..., directrice générale des services de la commune de Bagnères-de-Luchon, pour contester un titre exécutoire de 1 110,09 euros émis pour une régularisation d’indus de salaires. La requérante soutenait notamment que les bases de liquidation étaient insuffisamment précisées et que les sommes n’étaient pas dues au regard du décret n°88-145. En cours d’instance, Mme A... s’est désistée de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a rejeté les conclusions de la commune présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : GERAUD-LINFORT

29 décembre 2025• 6ème Chambre
TA54Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502330

Le Tribunal administratif de Nancy a été saisi par Mme A... d’un recours en plein contentieux contre un refus de délivrance de la carte mobilité inclusion mention « stationnement » par le département de Meurthe-et-Moselle. Faute pour la requérante d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 29 décembre 2025, la présidente du tribunal donne acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du même code.

Avocat : SCP HENNEN-GAMELON-BRAUN

29 décembre 2025
TA102Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500599

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par le préfet d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée à l’encontre de M. et Mme B... pour non-exécution d’une démolition ordonnée sur la parcelle A 351 aux Trois-Ilets. Le préfet s’est désisté de sa requête après que les contrevenants ont justifié de démarches auprès de l’Agence des 50 pas géométriques, qui a émis un avis favorable à la cession de la parcelle. Par ordonnance du 23 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, ainsi que du désistement des époux B... de leurs conclusions au titre des frais irrépétibles, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : RAUX CÉDRIC

23 décembre 2025
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2202611

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par Mme D... d’une demande d’indemnisation, sur le fondement de la solidarité nationale, des préjudices résultant d’un accident médical non fautif (pancréatite aiguë nécrosante) consécutif à un geste de cathétérisme rétrograde endoscopique réalisé le 25 septembre 2020. Le tribunal a jugé que les conditions d’anormalité et de gravité du risque, prévues au II de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, étaient remplies, l’arrêt temporaire des activités professionnelles ayant excédé six mois consécutifs. Il a fixé la date de consolidation au 15 février 2022 et a condamné l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) à verser à la requérante une somme totale de 56 301,26 euros en réparation de ses divers préjudices (déficit fonctionnel temporaire et permanent, souffrances endurées, préjudice esthétique, frais divers, assistance par tierce personne et incidence professionnelle), assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation.

Avocat : GIRAUDET

19 décembre 2025• Chambre 1
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2305393

Le Tribunal Administratif de Montreuil a constaté le désistement d'office de M. B..., qui demandait la condamnation de la région Île-de-France à lui verser 80 000 euros en réparation de préjudices. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et rejette les conclusions de la région au titre des frais de justice.

Avocat : CRAUSTE

18 décembre 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2303930

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B... d'une demande d'indemnisation pour un retard de diagnostic d'une fracture du majeur gauche lors de sa prise en charge à l'hôpital d'instruction des armées Bégin en décembre 2014. Le ministre des armées ne conteste pas la faute, mais le tribunal a jugé que ce retard de diagnostic a fait perdre à M. B... une chance d'éviter le dommage, engageant la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. La solution retenue est que la réparation doit être limitée à la fraction du préjudice correspondant à l'ampleur de cette chance perdue, sans que le montant définitif soit fixé dans cet extrait.

Avocat : DEFFIEUX - GARRAUD - JULES

16 décembre 2025• 1ère chambre
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506278

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nice concerne un recours en plein contentieux présenté par M. A..., reconnu prioritaire et devant être logé en urgence par la commission de médiation des Alpes-Maritimes le 4 mars 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui a été faite dans le délai légal de six mois, le juge, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, fait droit à sa demande. Il enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de M. A... sous astreinte de 100 euros par mois de retard et met à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : GIRAUDO OLIVIER

15 décembre 2025
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521873

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... et Mme A..., un couple de demandeurs d'asile dont la femme est enceinte, qui sollicitaient un hébergement d'urgence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ayant identifié une place en centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) à Nanterre, et que les requérants n'établissaient pas une vulnérabilité particulière justifiant une injonction. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code de l'action sociale et des familles, en l'absence d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.

Avocat : NERAUDAU

12 décembre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519755

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à Mme B... de libérer le logement qu'elle occupe indûment dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile géré par France Terre d'Asile. La demande du préfet de la Loire-Atlantique a été accueillie au motif que le maintien dans les lieux de l'intéressée, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée par la CNDA, compromet le bon fonctionnement du service public de l'hébergement d'urgence, saturé dans le département. Le tribunal a considéré que la mesure était urgente et utile, et qu'aucune circonstance exceptionnelle, notamment liée à l'état de santé de Mme B..., ne justifiait un sursis à l'expulsion. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier l'article L. 552-15.

Avocat : NERAUDAU

12 décembre 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2301829

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme A..., secrétaire générale de la commune d'Égreville, contestant le refus implicite du maire de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 19 juin 2022 et la cessation du versement de son indemnité de fonctions. La requérante demandait également des indemnités pour préjudice financier. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, estimant que le maire était en situation de compétence liée pour refuser la reconnaissance d'imputabilité en raison du caractère tardif de la demande, et que les autres moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur le code général de la fonction publique et le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987.

Avocat : SELNET GIRAUD ASSOCIES

11 décembre 2025• 5ème chambre
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402952

Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi par Mme B... d’une demande en plein contentieux visant à obtenir la condamnation de la communauté d’agglomération Fécamp Caux Littoral à lui verser 42 308,02 euros au titre de droits au chômage. Par un mémoire enregistré le 26 novembre 2025, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 9 décembre 2025. Aucune condamnation aux dépens ni au titre de l’article L. 761-1 du même code n’a été prononcée.

Avocat : GARRAUD-OGEL-LARIBI

9 décembre 2025
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521516

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme G... et Mme F... qui demandaient une injonction d'hébergement d'urgence pour elles-mêmes et les trois enfants. Le juge a estimé que, malgré la situation de vulnérabilité invoquée, la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était établie, compte tenu de la saturation du dispositif d'hébergement et des diligences accomplies par le préfet de la Loire-Atlantique. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative.

Avocat : NERAUDAU

9 décembre 2025
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400094

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... contestant un redressement fiscal. Le litige portait sur l'éligibilité au prélèvement libératoire de 7,5 % prévu à l'article 163 bis du code général des impôts d'un capital retraite suisse (deuxième pilier), perçu de manière anticipée et non unique. Le tribunal a jugé que le versement fractionné du capital, via un compte de libre passage, ne remplissait pas la condition de versement unique exigée par la loi, justifiant ainsi son imposition au barème progressif de l'impôt sur le revenu. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, confirmant la position de l'administration fiscale.

Avocat : SELARL PIOTRAUT GINE AVOCATS

9 décembre 2025• 6ème chambre
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509754

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la famille C..., réfugiés kosovars, qui demandait une injonction au préfet du Bas-Rhin de leur fournir un hébergement d'urgence adapté et pérenne. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, car les requérants avaient refusé, sans justification suffisante, une proposition d'orientation vers un centre d'hébergement. En conséquence, aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a été retenue.

Avocat : CARRAUD

28 novembre 2025
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509805

Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D... et de sa fille, qui demandaient à être hébergées d'urgence. Le juge a estimé que la situation d'urgence n'était pas caractérisée, les requérantes ayant quitté d'elles-mêmes les hébergements qui leur avaient été proposés en raison de conditions d'hygiène dégradées. Il a également relevé que les intéressées n'apportaient pas la preuve de leur absence totale d'hébergement.

Avocat : CARRAUD

28 novembre 2025