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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 211 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 211

Décisions totales

383 581

Ordonnances

274 365

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : REAEffacer tout
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404985

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de la SAS Alubat Normandie, qui contestait le décompte de résiliation de son marché de travaux (lot n°5 « Menuiseries extérieures ») conclu avec l’École nationale supérieure d’architecture de Normandie. La société demandait le versement de 101 777,92 euros TTC, mais le tribunal a considéré que le décompte de résiliation était devenu définitif, faute pour l’entreprise d’avoir respecté le délai de réclamation prévu par le cahier des clauses administratives générales (CCAG Travaux). La solution retenue s’appuie sur les stipulations des articles 12 et 51 du CCAG Travaux, approuvé par l’arrêté du 30 mars 2021.

Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS

3 octobre 2025• 4 ème Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2204287

Le Tribunal Administratif de Nice a statué sur la demande de la société monégasque Entreprise Da Costa José et Fils, qui contestait des impositions (impôt sur les sociétés, TVA, retenue à la source) pour les exercices 2015 à 2017. La société invoquait notamment une irrégularité de procédure pour défaut de débat oral et contradictoire, une erreur de droit sur la territorialité de l'impôt, et l'application des conventions fiscales franco-monégasque et franco-portugaise. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, estimant que la société n'apportait pas la preuve d'un refus de débat de la part du vérificateur. La solution finale sur le fond de l'affaire n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné les moyens soulevés en application du code général des impôts et des conventions fiscales.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : C/M/S BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

2 octobre 2025• 1ère chambre
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302535

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de la SARL SMH, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2016 et 2017. La société soutenait avoir droit à un report déficitaire, mais l'administration fiscale avait estimé que la cession de son fonds de commerce en 2015 constituait un changement d'activité réelle, emportant cessation d'entreprise. Le tribunal a appliqué les articles 209 et 221 du code général des impôts, confirmant que cette cession, ayant entraîné une diminution de plus de 50 % du chiffre d'affaires, justifiait la remise en cause du report déficitaire. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : CHANFREAU-DULINGE

2 octobre 2025• CHAMBRE 1
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2300064

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. A..., qui contestait un titre de perception émis pour le recouvrement d’aides financières de solidarité liées à la Covid-19, indûment perçues entre mars 2020 et février 2021. Le requérant invoquait son droit à l’erreur et son éligibilité aux aides en raison d’une perte de chiffre d’affaires. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du droit à l’erreur, considérant que la décision de récupération des sommes ne constituait pas une sanction pécuniaire au sens de l’article L. 123-1 du code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue est fondée sur l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, qui encadrent le fonds de solidarité et la récupération des indus.

Avocat : GARREAU

2 octobre 2025• 1ère chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2303435

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la chambre des métiers et de l’artisanat des Hauts-de-France et son assureur, la société Axa France Iard, afin d’obtenir réparation des préjudices matériels consécutifs à un incendie survenu le 23 janvier 2019 dans un centre de formation des apprentis. Les requérants recherchaient la responsabilité contractuelle de la région Hauts-de-France, propriétaire du bâtiment mis à disposition, en invoquant un vice de construction à l’origine du sinistre. La région a rejeté cette demande, contestant le caractère contradictoire de l’expertise et l’existence même d’un vice, tout en appelant en garantie les constructeurs et le contrôleur technique sur le fondement de la garantie décennale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’origine de l’incendie n’était pas établie et qu’aucune faute de la région n’était démontrée.

Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE

1 octobre 2025• 6ème chambre
TA54Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401449

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. B... d’une requête en plein contentieux visant à contester un titre de perception émis par la direction départementale des finances publiques de la Moselle pour le recouvrement d’un trop-perçu sur ses indemnités de congé de longue maladie. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai de quarante-cinq jours imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 30 septembre 2025, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement d’office, conformément à l’article R. 222-1 du même code.

Avocat : SCP INTER-BARREAUX CHOFFRUT-BRENER

30 septembre 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2415002

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme B... pour la carence fautive dans son relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 6 octobre 2023, n'avait reçu aucune proposition de logement malgré une injonction du tribunal du 9 juillet 2024. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par le foyer, composé de quatre personnes dont trois en situation de handicap. Le tribunal a fixé l'indemnité en fonction de la période de responsabilité courant à compter du 6 avril 2024 et du préjudice résultant du maintien dans un logement inadapté.

Avocat : EVODROIT-SCP INTER BARREAUX D'AVOCATS

29 septembre 2025• Pole Social (JU)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2302649

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de provision de Mme A..., agent contractuel du centre hospitalier de Wattrelos, qui réclamait le versement de diverses primes et indemnités (supplément familial de traitement, indemnité de résidence, indemnité de sujétion spéciale) pendant son congé pour maladie professionnelle. Le juge des référés a estimé que l'obligation de l'hôpital était sérieusement contestable, car aucun texte applicable aux agents contractuels de la fonction publique hospitalière ne prévoit le maintien de ces primes après épuisement du droit au plein traitement prévu par le décret n° 91-155 du 6 février 1991. Les conclusions à fin de condamnation et d'injonction ont également été rejetées comme irrecevables devant le juge des référés.

Avocat : SELARL MEREAU - MACHEZ AVOCATS ASSOCIES

25 septembre 2025
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2302605

Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, capitaine du navire de pêche "Anthineas", qui contestait la décision du préfet de la région Normandie du 9 août 2023 lui infligeant six points de pénalité et une amende de 1 000 euros pour pêche en zone interdite. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la matérialité de l'infraction était établie, rejetant les moyens tirés du défaut d'information préalable, de la méconnaissance de la présomption d'innocence et de l'absence de gravité. Il a également jugé que l'attribution cumulative de points au capitaine et à l'armateur était conforme aux dispositions de l'article L. 946-1 du code rural et de la pêche maritime, combinées aux règlements européens (CE) n° 1005/2008 et (CE) n° 1224/2009.

Avocat : CABINET STREAM

25 septembre 2025• 3ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503103

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour analyser la prise en charge de Thi Van Nhu B, décédée le 26 juillet 2021 au centre hospitalier de Perpignan, à la demande de sa sœur et ayant-droit, Mme D B. La juridiction a admis l’intervention de la caisse primaire d’assurance maladie de la Haute-Garonne. Elle a rejeté la demande de provision ad litem de 10 000 euros, faute d’obligation non sérieusement contestable de l’hôpital, ainsi que les conclusions relatives aux dépens et aux frais de justice. Cette décision se fonde sur les articles R. 532-1 et R. 541-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP SAIDJI & MOREAU

23 septembre 2025
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403742

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par l'administrateur judiciaire de la société Dulo d'une demande d'exécution du jugement n°2202504 du 20 juin 2023, afin d'obtenir le réexamen d'une demande d'aide "coûts fixes consolidation" et le versement de 40 149 euros. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions indemnitaires de la société, estimant qu'elles relevaient d'un litige distinct de la procédure d'exécution. Sur le fond, le tribunal a examiné la demande d'exécution du jugement au regard des dispositions de l'article L. 911-4 du code de justice administrative.

Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS

19 septembre 2025• 4 ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2201087

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. et Mme B... contestant les cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux mis à leur charge au titre de l’année 2009, suite à la cession de titres de sociétés seychelloises. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la prescription du droit de reprise, de l’irrégularité de la notification de la proposition de rectification et de l’inapplicabilité du régime des plus-values de cession de valeurs mobilières. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions et des pénalités pour manquement délibéré, en application des articles 150-0 A du code général des impôts et L. 188 B et L. 188 C du livre des procédures fiscales.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

16 septembre 2025• 2ème Chambre
TA51Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2300442

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a constaté le désistement de la société Bouygues Telecom de sa requête en décharge de cotisations d’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) pour les années 2020 à 2022, d’un montant total de 3 539 817 euros. La société n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance, il est donné acte de ce désistement, sans examen au fond du litige fiscal.

Avocat : C.M.S. BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

16 septembre 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2113908

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème chambre) a rejeté la requête de M. et Mme A... contestant une amende de 10 000 euros infligée en 2014 pour défaut de déclaration d'un compte détenu à l'étranger. Les requérants invoquaient la prescription de l'amende, faute de notification régulière de la proposition de rectification. Le tribunal a jugé que la signification par huissier des 23 et 31 décembre 2019, dont la régularité a été confirmée par la Cour d'appel de Paris, a valablement interrompu le délai de prescription prévu à l'article L. 188 du livre des procédures fiscales. La demande de limitation de l'amende à 1 500 euros sur le fondement de la convention d'assistance administrative avec les Seychelles a également été rejetée.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

16 septembre 2025• 2ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2211809

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. et Mme B... contestant les rehaussements d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2009, consécutifs à la plus-value réalisée lors de la cession de titres de sociétés seychelloises. Le tribunal a écarté les moyens tirés de la prescription, estimant que la proposition de rectification du 19 décembre 2019 avait valablement interrompu le délai de reprise en application des articles L. 188 B et L. 188 C du livre des procédures fiscales. Il a jugé que les sociétés en cause relevaient du régime des plus-values sur valeurs mobilières prévu à l'article 150-0 A du code général des impôts, et non de celui des sociétés de personnes à prépondérance immobilière. En conséquence, la demande de décharge des impositions supplémentaires et des pénalités pour manquement délibéré a été rejetée.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

16 septembre 2025• 2ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2301797

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme C d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis suite à une infection nosocomiale (staphylocoque doré) contractée lors d'une intervention chirurgicale au CHU de Rouen en octobre 2018. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'établissement sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, qui prévoit la responsabilité des établissements de santé pour les infections nosocomiales sauf preuve d'une cause étrangère, non rapportée en l'espèce. La solution retenue est la condamnation du CHU de Rouen à indemniser Mme C et à rembourser les débours de la CPAM de Rouen, les montants étant fixés après débat sur l'évaluation des préjudices.

Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS

11 septembre 2025• 3 ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2300466

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme A d’une demande d’indemnisation des préjudices subis suite à sa prise en charge au centre hospitalier intercommunal Elbeuf Louviers Val-de-Reuil pour une fracture du poignet en mars 2019. La requérante invoquait un défaut de suivi post-opératoire et des séquelles douloureuses persistantes. Le tribunal a rejeté la demande, considérant qu’une expertise médicale réalisée par la commission de conciliation et d’indemnisation (CCI) avait déjà permis d’établir l’absence de faute de l’établissement. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, qui conditionne la responsabilité des établissements de santé à l’existence d’une faute.

Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

11 septembre 2025• 3 ème Chambre
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2510217

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de Mme B de sa demande d’expertise médicale visant à évaluer ses préjudices consécutifs à une chimiothérapie au Centre de Cancérologie de la Sarthe. La requérante s’est désistée de l’instance et de l’action, ce désistement étant accepté sans opposition. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte de ce désistement.

Avocat : SCP SAIDJI & MOREAU

11 septembre 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505124

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande du département de la Drôme concernant les désordres affectant le collège Chalamel à Dieulefit, suite à des travaux d'extension et de restructuration réceptionnés en 2015. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le tribunal a mis hors de cause la société SAPEC Rhône Alpes, dont l'intervention sur le chantier n'était pas établie, et a condamné le département à verser 1 500 euros à son assureur, AXA France IARD, au titre des frais de procès.

Avocat : CABINET EMMANUEL PERREAU

10 septembre 2025
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2301691

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B, agente de la fonction publique hospitalière, qui contestait sa radiation des cadres pour abandon de poste et demandait réparation de son préjudice moral. Le tribunal a jugé que la décision de radiation était suffisamment motivée et que l'administration avait respecté les dispositions des articles L. 826-1 et L. 826-3 du code général de la fonction publique, dès lors que Mme B avait été reconnue apte par le conseil médical et avait refusé de rejoindre son poste après mise en demeure. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont également été rejetées, faute de faute de l'administration.

Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS

28 août 2025• 3 ème Chambre