6 083 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
6 083
Décisions totales
383 581
Ordonnances
248 121
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire concernant des désordres affectant une salle multi-activités construite pour la communauté de communes Touraine Vallée de l’Indre. Le juge a estimé la mesure utile pour éclairer un litige futur sur les responsabilités liées aux malfaçons constatées, notamment des fuites d'eau, rejetant l'argument des défendeurs sur un défaut de justification de la date de réception. La décision s'appuie sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure d'instruction utile.
Avocat : SCP CM&B COTTEREAU MEUNIER BARDON &ASSOCIES
La décision concerne un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral instituant des servitudes d'utilité publique sur un site industriel pollué. Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a jugé la requête de la société Fuchs Lubrifiant France irrecevable, estimant qu'elle ne justifiait pas d'un intérêt à agir pour contester l'arrêté. La juridiction s'est fondée sur les dispositions du code de l'environnement relatives aux servitudes (articles L. 515-8 à L. 515-12) et sur les règles de recevabilité du code de justice administrative.
Avocat : C.M.S. BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme A... B... contestant l'opposition de la maire d'Aix-en-Provence à sa déclaration préalable pour le changement de destination de deux lots, d'un usage commercial à un usage d'habitation. Le tribunal a annulé l'arrêté d'opposition du 13 janvier 2023, estimant que les lots en litige, situés dans un immeuble initialement à usage d'habitation selon le règlement de copropriété de 1959, n'avaient pas subi de changement de destination nécessitant une autorisation d'urbanisme. Il a appliqué les articles R. 421-17 et R. 151-29 du code de l'urbanisme, considérant que les locaux accessoires conservent la destination du local principal. La commune a été condamnée à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le requérant ne rapportait pas la preuve d'une résidence habituelle et continue en France depuis plus de dix ans, condition requise pour bénéficier de plein droit d'un certificat de résidence au titre de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par conséquent, le refus de délivrance, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour prononcés par le préfet de la Haute-Vienne ont été légalement justifiés.
Avocat : MOREAU LISE-NADINE
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un ressortissant gambien visant à annuler une décision implicite de rejet de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal estime que le silence de la préfecture sur une simple demande de rendez-vous en ligne ne constitue pas une décision implicite susceptible de recours, car aucun délai n'est imposé à l'administration pour convoquer le demandeur. La requête est donc jugée manifestement irrecevable, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administratif et de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PATUREAU
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à établir l'imputabilité au service de l'accident de travail survenu le 14 avril 2023 à un agent territorial de la commune de Niort, ainsi qu'à évaluer les préjudices qui en découlent. La juridiction a jugé cette expertise utile en vue d'un futur litige indemnitaire, la commune ne s'étant pas opposée à la demande.
Avocat : GENDREAU
Avocat : SCP D'ASSOMPTION-HUREAUX
Avocat : L2M INTER-BARREAUX
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B... de ses conclusions tendant à la suspension de la décision du préfet du Val-de-Marne classant sans suite sa demande de rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Ce désistement est intervenu après que le préfet a convoqué le requérant pour déposer son dossier. Le tribunal a également admis M. B... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a rejeté les conclusions présentées au titre des frais d'instance.
Avocat : BOULESTREAU
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a délivré à l’intéressé une carte de résident de dix ans portant la mention « réfugié ». Le tribunal constate que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction ont perdu leur objet et prononce un non-lieu à statuer sur ces points. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’Etat est condamné à verser 1 000 euros à l’avocat de M. B..., sous réserve de renonciation à la part contributive de l’Etat.
Avocat : FLOREAL AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a délivré à l’intéressée une carte de résident de dix ans portant la mention « réfugié ». Le tribunal constate que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’Etat est condamné à verser 1 000 euros à l’avocate de Mme B..., sous réserve de renonciation à la part contributive de l’aide juridictionnelle.
Avocat : FLOREAL AVOCATS
Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français opposés à un ressortissant marocain par le préfet de police. Le Tribunal administratif de Paris annule ces décisions pour erreur manifeste d’appréciation. Il retient que le requérant justifie d’une résidence habituelle en France depuis mai 2020 et d’une intégration significative par le travail en tant que pizzaïolo. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour dans un délai de deux mois.
Avocat : CABINET INTERBARREAUX MONCONDUIT ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant libanais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur refusant son admission sur le territoire au titre de l'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que le principe de confidentialité des éléments de la demande d'asile n'avait pas été méconnu et que les conditions matérielles de l'entretien avec l'OFPRA n'étaient pas irrégulières. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 351-1 et L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., ressortissant libanais, qui contestait la décision du ministre de l’intérieur refusant son admission sur le territoire au titre de l’asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que le principe de confidentialité des éléments de la demande d’asile n’avait pas été méconnu et que les conditions matérielles de l’entretien avec l’OFPRA étaient régulières. La solution retenue confirme la légalité du refus d’entrée, fondé sur les articles L. 351-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la commune de Mont-Saint-Aignan d’une demande de condamnation de la société Grand Ouest Construction et de son assureur, Axa France IARD, à l’indemniser des préjudices résultant de fautes dans l’exécution du lot n°1 d’un marché public de travaux pour un centre culturel. La commune invoquait une responsabilité contractuelle et un dol, sollicitant 2,4 millions d’euros pour préjudices financiers et d’image. En défense, Axa France IARD a soulevé l’incompétence de la juridiction administrative pour connaître des conclusions dirigées contre elle, en tant qu’assureur de droit privé. Le tribunal a fait droit à cette exception, rejetant les demandes formées contre la société d’assurances comme portées devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de la répartition des compétences entre juridictions judiciaire et administrative.
Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. A..., un agent public, qui demandait l'indemnisation de préjudices consécutifs à un accident de service survenu en 2017. La juridiction a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, car le délai de recours de deux mois contre la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire, née le 26 février 2024, n'avait pas été respecté. Le tribunal a rappelé que, pour les agents publics, ce délai court dès la naissance de la décision implicite, sans que l'absence d'accusé de réception ne soit opposable. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 421-2 du code de justice administrative et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SAUTEREAU
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par la Fédération syndicale unitaire (FSU) Guadeloupe d’un recours en excès de pouvoir contre la délibération n°2024-31 du 30 mai 2024 par laquelle l’Université des Antilles a adopté de nouveaux statuts pour l’UFR STAPS. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par l’université, considérant que la requête était bien dirigée contre une décision faisant grief et que la question de la tardiveté devait être examinée au regard des formalités de publicité prévues par le code de l’éducation et le code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’affaire a été examinée sur le fond, les parties ayant été entendues en audience publique.
Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. B... d'une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du préfet de l'Oise de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales aux fins d'annulation et d'injonction, tout en maintenant sa demande de frais irrépétibles. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois rejeté les conclusions relatives aux frais de justice, estimant qu'il n'y avait pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BOULESTREAU
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SA Aéroports de Paris, qui demandait l'annulation de délibérations de la commission départementale des valeurs locatives du Val-d'Oise fixant des paramètres d'évaluation pour les années 2017 à 2024. Le juge a constaté que ces délibérations, publiées entre 2016 et 2024, n'avaient pas été contestées dans le délai de recours contentieux de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative, la requête ayant été enregistrée le 8 décembre 2025. L'irrecevabilité, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code, n'a pu être régularisée, la société ne pouvant invoquer utilement une exception d'illégalité par voie d'action.
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Avocat : CREAC'H