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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

6 083 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

6 083

Décisions totales

383 581

Ordonnances

309 556

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : REAEffacer tout
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300583

Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d’une demande d’exécution du jugement n° 1803970 du 24 janvier 2022, a examiné si le préfet du Var avait satisfait aux injonctions de dresser des procès-verbaux d’infraction et de mettre en demeure les contrevenants. Le préfet a produit un procès-verbal de constat du 6 janvier 2022, transmis au procureur de la République le 3 février 2022, ce qui a été jugé suffisant pour exécuter l’article 2 du jugement. En revanche, l’article 3, qui imposait une mise en demeure dans un délai de deux mois, n’a pas été exécuté, car le préfet n’a pas démontré avoir pris cette mesure. Le tribunal a donc enjoint au préfet de procéder à cette mise en demeure dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en application des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, et des articles L. 171-7 et L. 214-3 du code de l’environnement.

Avocat : ANDREANI - HUMBERT

7 février 2025• 4ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2209125

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A B, qui contestait la décision du 6 avril 2022 fixant à 640 euros le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) suite à son changement de poste au sein de la commune de Trappes. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de base légale, estimant que la décision attaquée n'était pas fondée sur la décision de changement d'affectation et que le réexamen de l'IFSE n'imposait pas un maintien du montant antérieur. Il a également jugé que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer une erreur manifeste d'appréciation au regard des critères prévus par le décret n° 2014-413 du 20 mai 2014. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP SAIDJI & MOREAU

6 février 2025• 8ème chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2302474

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par les parents de la jeune B G, qui a contracté une infection nosocomiale (ostéo-arthrite à pseudomonas aeruginosa) suite à une opération au CHU de Rouen en juillet 2020. Le CHU n'a pas contesté sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. Le tribunal a condamné l'établissement à verser 7 500 € pour les souffrances endurées et 1 500 € pour le préjudice esthétique permanent, ainsi que 1 166,35 € de frais d'expertise. Il a également accordé 10 443,87 € à la CPAM pour ses débours, avec une indemnité forfaitaire de gestion de 1 191 €, et a appliqué l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais irrépétibles.

Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS

6 février 2025• 3 ème Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2203908

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la société Eurosol SPP, qui contestait une amende administrative de 3 000 euros mise à sa charge par le directeur régional de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités Provence-Alpes-Côte d’Azur. Cette amende était fondée sur l’article L. 1264-2 I du code du travail, pour manquement à ses obligations de vérification préalable et de déclaration en cas de détachement de salariés par un prestataire étranger. Le tribunal a jugé que la société n’avait pas respecté les obligations de vigilance prévues aux articles L. 1262-2-1 et L. 1262-4-1 du code du travail, et que la sanction était proportionnée. La solution retenue est le rejet de l’intégralité des conclusions de la requérante.

Avocat : GARREAU

6 février 2025• 2ème Chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2203235

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de Mme A, agent de la chambre des métiers et de l'artisanat de Nouvelle-Aquitaine. La première requête contestait la décision de ne pas la confirmer comme directrice territoriale et de la réintégrer comme chargée de mission, tandis que la seconde contestait son licenciement pour suppression de poste. Le tribunal a jugé que la décision de non-confirmation était légale et que le licenciement, fondé sur une suppression de poste régulière, était valide. La solution s'appuie sur le statut du personnel des chambres des métiers et de l'artisanat.

Avocat : SAUTEREAU

6 février 2025• 3ème chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2202271

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme A, agent contractuel du département des Deux-Sèvres, qui sollicitait 93 748 euros en réparation de préjudices liés à son refus de réintégration après un congé mobilité et à un licenciement. Le tribunal a jugé que la requérante n’avait pas respecté le formalisme et le délai de deux mois prévus par l’article L. 35-2 du décret n°88-145 pour demander sa réintégration, sa lettre recommandée ayant été envoyée tardivement. En conséquence, l’administration n’a commis aucune illégalité fautive, et les conclusions indemnitaires ont été écartées.

Avocat : SAUTEREAU

6 février 2025• 3ème chambre
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2303315

Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la commune d’Aragnouet concernant des désordres affectant la résidence de tourisme « L’Ecrin du Badet ». La commune, maître d’ouvrage, invoque des non-conformités liées à la perméabilité à l’air, à la réglementation acoustique et aux garde-corps, et n’a pas obtenu de rapport définitif ni d’indemnité satisfaisante de son assureur dommages-ouvrage, Axa France Iard. Sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge a estimé la mesure utile pour déterminer la nature et le coût des travaux de reprise en vue d’un éventuel litige. Un expert a été désigné pour décrire les désordres, chiffrer les réparations et explorer une médiation.

Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE

4 février 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2302770

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule les deux décisions du 21 avril 2023 par lesquelles le ministre de l'intérieur a refusé le détachement de M. B, brigadier de police, auprès de la Caisse des dépôts et consignations. Le tribunal retient que le ministre, qui n'a pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant, établissant que le motif tiré des nécessités du service était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. La solution est fondée sur l'article L. 511-3 du code général de la fonction publique et l'article R. 612-6 du code de justice administrative.

Avocat : DOREAN AVOCATS

4 février 2025• 1ère Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2303497

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, professeure, qui demandait l'annulation de la décision du recteur de l'académie de Lyon refusant de reconnaître l'imputabilité au service de ses arrêts maladie à compter du 6 août 2018 comme rechute de son accident de service du 17 février 2017. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une prétendue compétence liée du recteur, estimant que la décision ne révélait pas une telle erreur. Il a également jugé que les moyens fondés sur les articles 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 et 34 de la loi du 11 janvier 1984 n'étaient pas fondés, confirmant ainsi le refus de l'administration.

Avocat : SAUTEREAU

4 février 2025• 7ème chambre
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2400951

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné une expertise pour déterminer l'origine des désordres affectant la propriété de M. et Mme F à Louvres, notamment des fissures apparues depuis 2018. La demande d'expertise a été jugée recevable, la prescription quadriennale opposée par la commune n'étant pas acquise en raison d'un constat d'huissier de 2023 interrompant le délai. En revanche, Mme D, propriétaire voisine, a été mise hors de cause, le litige relevant du droit privé et non de la compétence administrative. Les frais d'expertise sont réservés, et les demandes de frais de justice des parties sont rejetées.

Avocat : EVODROIT-SCP INTER BARREAUX D'AVOCATS

4 février 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2205041

Le Tribunal Administratif de Montreuil a statué sur la demande de la SARL Immobilière Parc des Fontaines visant à obtenir la décharge de suppléments d'impôt sur les sociétés, de rappels de TVA et d'amendes. En cours d'instance, l'administration fiscale a accordé un dégrèvement partiel, annulant la quasi-totalité des impositions et pénalités contestées, à l'exception d'une partie de l'amende prévue à l'article 1729 D du code général des impôts. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les chefs de dégrèvement accordés et a rejeté le surplus des conclusions de la requête concernant l'amende restante. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : BUREAU JURIDIQUE DES ENTREPRISES

3 février 2025• 7ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2200948

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de M. et Mme A, résidents fiscaux français, qui sollicitaient l'application d'un crédit d'impôt conventionnel sur leurs revenus de source émirienne pour l'année 2017, sur la base des articles 13 et 19 de la convention fiscale franco-émirienne. Le tribunal a constaté que l'administration avait déjà accordé un dégrèvement partiel de 8 455 euros, rendant cette partie du litige sans objet. Pour le surplus, le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré de l'application de la majoration de 25 % prévue à l'article 158 du code général des impôts n'était pas fondé. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de la convention fiscale du 19 juillet 1989 et du code général des impôts.

Avocat : AMELIE LIEVRE-GRAVEREAUX

3 février 2025• 7ème Chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2208385

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir visant à contester le refus du ministre de l’intérieur de le muter à la CAP DAX en 2021, ainsi que la mutation accordée à une autre agent. Par un mémoire enregistré le 19 décembre 2024, M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 3 février 2025.

Avocat : DOREAN AVOCAT

3 février 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2302777

Le Tribunal administratif de Rouen rejette la requête de la SAS Cap Fagnet, qui contestait le refus du préfet de la région Normandie de lui accorder une aide au titre du plan d'accompagnement individuel lié au Brexit. Le tribunal estime que l'avarie subie par le navire de la société en 2021, ayant entraîné son immobilisation, ne constitue pas un cas de force majeure au sens de l'article 14 de l'arrêté du 30 septembre 2022, car elle est imputable au navire et non imprévisible. Dès lors, la condition d'éligibilité de 90 jours d'activité de pêche par an, prévue à l'article 5 du même arrêté, n'étant pas remplie, la décision de rejet est légale.

Avocat : STREAM AVOCATS AND SOLLICITORS

31 janvier 2025• 4 ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318783

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par les ayants droit de M. A H, décédé, pour engager la responsabilité de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) suite à une paraplégie post-opératoire. Les requérants invoquaient un défaut d'information sur le risque de paraplégie et une faute dans le maintien d'un cathéter dysfonctionnel. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les fautes alléguées n'étaient pas établies et que la prise en charge était conforme aux règles de l'art. En conséquence, les demandes d'indemnisation des requérants et de la CPAM de Paris ont été rejetées, et les dépens ont été laissés à la charge des requérants. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de la santé publique et du code civil.

Avocat : INTER-BARREAUX JRF AVOCATS (AARPI)

31 janvier 2025• 6e Section - 1re Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2300778

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la société Atelier Cosme Architecture d’un litige l’opposant à la commune d’Ingouville, portant sur le paiement d’une facture de 6 660 euros TTC relative à un marché non formalisé de diagnostic et d’esquisse. La commune a partiellement réglé la somme due en cours d’instance, conduisant le tribunal à constater un non-lieu à statuer à hauteur de 4 320 euros TTC. Pour le surplus, le tribunal a rejeté la demande de la société requérante, estimant que la commune avait valablement modifié unilatéralement le contrat en réduisant les prestations, sans que la société ne démontre avoir exécuté les prestations litigieuses avant cette modification. La décision s’appuie sur les principes généraux du droit de la commande publique et les règles applicables aux contrats administratifs.

Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS

31 janvier 2025• 4 ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501797

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D, ressortissant pakistanais, contestant la décision du ministre de l'intérieur du 21 janvier 2025 refusant son admission sur le territoire français au titre de l'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la violation de la confidentialité de la demande d'asile, jugeant que le ministre, en tant qu'autorité compétente, peut légalement accéder au compte-rendu de l'entretien avec l'OFPRA. Il a également considéré que les conditions de l'entretien et les autres moyens soulevés, notamment l'erreur de droit et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

30 janvier 2025• 8e Section - MESD
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205042

Avocat : SELAS CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE LYON

30 janvier 2025• 4ème Chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302324

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en formation d’aide sociale, était saisi par M. C d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de France travail (ex-Pôle emploi) du 19 janvier 2023 prononçant sa radiation de la liste des demandeurs d’emploi pour six mois et la suppression définitive de ses allocations pour fausse déclaration. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du recours, au motif que le courriel de fin de médiation ne mentionnait pas le délai de recours. Sur le fond, le juge, exerçant un plein contentieux, a examiné la matérialité de la fausse déclaration au regard des articles L. 5412-2, L. 5426-2 et R. 5412-5 du code du travail. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre de la régularité procédurale et du contrôle des sanctions administratives.

Avocat : ANDREANI - HUMBERT

30 janvier 2025• Aide sociale
CAA78Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-22VE02045

Avocat : CABINET INTER-BARREAUX JRF AVOCATS

30 janvier 2025• 5ème chambre