6 083 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
6 083
Décisions totales
383 581
Ordonnances
305 198
Avec résumé IA
Avocat : SCP PACREAU COURCELLES
Avocat : C/M/S/ BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Avocat : BREAN
Le Tribunal Administratif de Rouen a donné acte du désistement de Mme A de ses conclusions en annulation d’un titre exécutoire émis par un EHPAD pour un montant de 5 682,67 euros. Le juge a rejeté les demandes de frais de procès des deux parties, estimant qu’il n’y avait pas lieu à condamnation sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution a été rendue par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant béninois, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 23 janvier 2025 lui refusant l'admission sur le territoire français au titre de l'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la violation du principe de confidentialité, estimant que le ministre peut légalement accéder au compte-rendu de l'entretien avec l'OFPRA. Il a également jugé que les conditions matérielles de l'entretien n'étaient pas de nature à entacher la procédure. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement des articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU
**Sujet principal :** Recours d’un demandeur reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation de Paris, n’ayant reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal. **Juridiction :** Tribunal administratif de Paris (juge unique, ordonnance). **Solution retenue :** Le tribunal constate que M. A, hébergé en structure continue et sans offre de logement, remplit les conditions pour bénéficier d’une injonction. Il ordonne à l’État de lui attribuer un logement tenant compte de ses besoins et capacités, sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter d’un délai d’un mois. **Textes appliqués :** Article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation (recours pour logement urgent), articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative (frais irrépétibles).
Avocat : BOULESTREAU
Avocat : SCP D'AVOCATS SAIDJI ET MOREAU
Avocat : MOREAU
Le Tribunal administratif de Toulon a examiné la requête de M. A, ressortissant togolais, contestant un arrêté préfectoral du 22 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'absence de fondement légal de l'obligation de quitter le territoire. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral pris en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : REA-ROLLAND
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B contestant sa radiation de la liste des demandeurs d’emploi. La requérante soutenait avoir justifié de ses démarches et rempli ses obligations sans bénéficier d’un suivi personnalisé. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l’absence d’accompagnement était inopérant. Sur le fond, il a estimé que le nombre de candidatures (environ deux par mois) était insuffisant pour constituer des actes positifs et répétés au sens des articles L. 5412-1 et R. 5412-5 du code du travail. La décision de radiation a donc été confirmée.
Avocat : ANDREANI - HUMBERT
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de Pôle emploi (devenu France Travail) de lui verser l'allocation de solidarité spécifique (ASS) pour la période d'octobre 2022 à mars 2023. La requérante soutenait avoir droit à ce versement, notamment en raison de courriers de renouvellement qu'elle estimait contradictoires. Le tribunal a jugé que la décision de refus du 26 juillet 2023 était fondée, car Mme A ne justifiait pas remplir les conditions de ressources pour la période litigieuse, et que les courriers de renouvellement invoqués concernaient en réalité l'exécution d'un précédent jugement ou des périodes distinctes. La solution a été rendue sur le fondement des articles L. 5423-1 et R. 5423-1 du code du travail.
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Le Tribunal administratif de Paris a pris acte du désistement de Mme B C, agissant en son nom et en tant qu'ayant droit de son fils décédé, de sa requête en indemnisation dirigée contre l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). La requérante demandait réparation des préjudices subis par son fils (déficit fonctionnel temporaire et souffrances endurées), un préjudice d'affection, ainsi que le remboursement de frais de transport, rapatriement et obsèques. Le désistement est intervenu après que l'AP-HP a informé le tribunal avoir transmis une proposition d'indemnisation à Mme C. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et clôt l'instance.
Avocat : INTER-BARREAUX JRF AVOCATS (AARPI)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. B, qui contestait le refus implicite de la préfète de l’Essonne de lui délivrer un titre de séjour. Le juge, statuant seul sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a considéré la requête manifestement irrecevable. Il a estimé que le refus d’enregistrer une demande de titre de séjour pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief, et que la demande adressée par voie postale était irrecevable car elle méconnaissait la règle de comparution personnelle en préfecture, prévue par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : PATUREAU
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise sur les désordres affectant la maison de M. D et l’immeuble voisin, propriété de la défunte Mme C, situés aux Loges. La demande d’expertise a été jugée utile car elle se rattache à un éventuel litige portant sur la carence alléguée du maire dans l’exercice de son pouvoir de police, relevant de la compétence administrative. Le tribunal a rejeté l’argument de la commune selon lequel sa responsabilité ne pourrait être engagée, estimant qu’une telle action n’est pas manifestement dépourvue de fondement. En revanche, la notaire Me Philippoteaux a été mise hors de cause, faute de lien établi avec la gestion de la succession. La décision s’appuie sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi d’une requête en extension d’expertise médicale dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir, fait droit à la demande des experts et des parties. Il ordonne l’extension des opérations d’expertise au contradictoire du centre Henri Becquerel, établissement privé où la patiente décédée était suivie, dans l’intérêt d’une bonne administration de la justice. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative, sans application directe de textes de fond spécifiques mentionnés dans la décision.
Le Tribunal Administratif de Paris a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder une mutation dérogatoire pour assister sa mère malade. La requérante s'étant désistée, le tribunal n'a pas examiné le fond du litige. Il a également rejeté la demande de l'État tendant à obtenir le remboursement de frais de justice, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. La décision est fondée sur les articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET DOREAN AVOCATS (SELAS)