848 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
848
Décisions totales
383 581
Ordonnances
247 921
Avec résumé IA
Avocat : RICHARD
Avocat : AARPI THEMIS (MAÎTRES MONTRICHARD / CIAUDO)
Avocat : SELARL RICHARD & LEHMANN
Avocat : SCP RICHARD
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C, ressortissant albanais, qui contestait un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'erreur de droit liée à l'avis du collège de médecins de l'OFII. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, le juge estimant que la décision était légale au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 425-9, et des stipulations conventionnelles invoquées.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par le maire de Menton d'une demande de déclaration de démission d'office de trois conseillers municipaux pour refus d'exercer les fonctions de président de bureau de vote lors des élections européennes et législatives de 2024. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les convocations adressées aux élus ne comportaient pas un avertissement préalable conforme aux exigences de l'article L. 2121-5 du code général des collectivités territoriales, et que les intéressés avaient fait valoir des motifs légitimes, notamment d'ordre médical. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 2121-5 et R. 2121-5 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : RICHARD ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A E, ressortissant nigérian, contestant l'arrêté du préfet de l'Hérault du 20 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de compétence régulière et a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nancy concerne le recours de M. A, agent de maîtrise principal territorial, contre son licenciement par le maire de Damelevières pour faute disciplinaire. Le tribunal a examiné la légalité de la sanction de révocation, fondée sur le code général de la fonction publique (articles L. 530-1, L. 121-1, L. 121-9, L. 121-10 et L. 533-1). La solution retenue par le tribunal est que les faits reprochés, notamment le défaut d'information de sa hiérarchie sur des problèmes techniques dangereux et l'utilisation de ces informations pour exercer un chantage, constituent des fautes justifiant la sanction. Le tribunal a donc rejeté la requête de M. A, confirmant la proportionnalité de la révocation à la gravité des fautes commises.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, ressortissant américain, contestant l'arrêté du 16 avril 2024 de la préfète de Meurthe-et-Moselle lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée, que le droit d'être entendu n'avait pas été violé et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé. En conséquence, le tribunal a confirmé la légalité de l'arrêté et rejeté l'ensemble des conclusions de M. A.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par Mme B d'une demande d'indemnisation pour les préjudices matériel, de jouissance et de santé résultant d'infiltrations d'eau dans son domicile, qu'elle attribue à un défaut d'entretien normal du réseau d'évacuation des eaux pluviales et domestiques, relevant de la responsabilité sans faute de la communauté de communes Seille et Grand Couronné. La communauté de communes a soulevé une exception d'irrecevabilité fondée sur l'autorité de la chose jugée par un arrêt de la cour administrative d'appel de Nancy, qui aurait déjà rejeté une précédente requête de Mme B. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, en application du principe de l'autorité de la chose jugée, sans examiner le fond de l'affaire.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi en référé-suspension par M. Dé, étudiant en chirurgie dentaire, contestant son ajournement aux examens de 5e année par le jury de l'université de Lorraine. En cours d'instance, l'université a retiré la délibération litigieuse et déclaré l'étudiant admis, rendant sans objet la demande de suspension. Le juge des référés a donc constaté un non-lieu à statuer sur la suspension et rejeté la demande d'injonction, l'université s'étant engagée à inscrire l'étudiant à un stage. L'université a été condamnée à verser 1 000 euros à l'avocat de M. Dé au titre des frais de justice, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. C, ressortissant malien, contre le refus implicite de la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a accordé à M. C un titre de séjour portant la mention "salarié" sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocat de M. C au titre des frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a ordonné à l'État de reloger Mme A et sa famille, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation de Paris le 22 juin 2023, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été faite dans le délai légal, le juge a enjoint au préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris, d'assurer ce relogement. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 450 euros par mois de retard à compter du 1er novembre 2024, versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Avocat : CABINET YVES RICHARD (SCP)