vendredi 23 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2401684 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | JU OQTF 6 semaines |
| Avocat requérant | RICHARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 juin 2024, M. B C, représenté par Me Richard, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 4 avril 2024 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit ;
3°) d'enjoindre à la préfète de Meurthe-et-Moselle, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours, sous astreinte de cent euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte, et, en tout état de cause, de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat les entiers dépens ainsi qu'une somme de 1 500 euros à verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision portant refus de séjour a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée, ce qui révèle une défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle a été prise en méconnaissance de son droit d'être entendu ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étranger et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste au regard de sa situation personnelle ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être annulée en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle a été prise en méconnaissance de son droit d'être entendu ;
- la décision fixant le pays de destination doit être annulée en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit dès lors que la préfète s'est estimée liée par les décisions de l'OFPRA et de la CNDA ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juin 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 mai 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Sousa Pereira, première conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Sousa Pereira,
- les observations de Me Richard, représentant M. C, qui reprend les conclusions et moyens développés à l'écrit,
- et les observations de M. C, assisté d'une interprète en langue albanaise, qui déclare que le système de santé albanais est corrompu et qu'il existe de réelles difficultés pour s'approvisionner en médicaments.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant albanais né le 25 mars 1964, déclare être entré en France le 8 octobre 2016, accompagné de son épouse et de sa fille mineure, afin d'y solliciter la reconnaissance du statut de réfugié. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision du 26 juillet 2017 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), puis par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), par une décision du 22 août 2019. Le 29 novembre 2016, une mesure d'éloignement a été prise à son encontre. Le 11 janvier 2018, il a présenté une demande de titre de séjour en raison de son état de santé qui a été rejetée par une décision du 29 novembre 2018. Cette décision a été annulée par un jugement du 5 novembre 2019 à la suite duquel des titres de séjour pour raison de santé lui ont été délivrés sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le 2 août 2023, il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Toutefois, au vu notamment de l'avis défavorable émis le 27 décembre 2023 par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, la préfète de Meurthe-et-Moselle a, par un arrêté du 4 avril 2024, refusé de l'admettre au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours sur le fondement des 3° et 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a fixé le pays de destination de son éventuelle reconduite d'office à la frontière. M. C demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 4 avril 2024.
Sur les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle :
2. M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 13 mai 2024. Par suite il n'y a pas lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué est signé par Mme D A, directrice de l'immigration et de l'intégration, à laquelle la préfète de Meurthe-et-Moselle a délégué sa signature à l'effet de signer notamment les décisions de refus de séjour, portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi, par un arrêté du 1er février 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du 2 février 2024. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision portant refus de séjour doit, dès lors, être écarté.
4. En deuxième lieu, il ressort des mentions de l'arrêté contesté que la préfète de Meurthe-et-Moselle, après avoir rappelé le parcours personnel et administratif antérieur de l'intéressé, a examiné sa demande de titre de séjour au regard de son état de santé. Elle a ainsi mentionné la teneur de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui a considéré que si l'état de santé de M. C nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé en Albanie, bénéficier effectivement d'un traitement approprié et y voyager sans risque, puis a indiqué qu'après un examen approfondi de la situation, aucun élément ne justifiait de s'écarter de cet avis. Dans ces conditions, la décision de refus de titre de séjour comporte l'ensemble des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement et est ainsi suffisamment motivée. Cette motivation, alors même que la préfète n'a pas mentionné dans l'arrêté contesté que l'intéressé avait bénéficié d'un titre de séjour à raison de son état de santé, révèle également que la préfète a procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisante motivation de la décision et du défaut d'examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé doivent être écartés.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". Il résulte de la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union européenne que cet article s'adresse non pas aux Etats membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Ainsi, le moyen tiré de leur violation par une autorité d'un Etat membre est inopérant. Il résulte, toutefois, également de la jurisprudence de la Cour de Justice que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.
6. D'une part, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne est inopérant à l'encontre de la décision de refus de séjour attaquée, laquelle n'est pas régie par le droit de l'Union européenne. D'autre part, M. C qui ne pouvait raisonnablement ignorer qu'en cas de rejet de sa demande d'asile, ainsi que du refus de sa demande d'admission séjour, il était susceptible de faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, a pu présenter, dans le cadre de l'instruction de ses demandes, les observations qu'il estimait utiles. Il n'établit pas, ni même n'allègue avoir sollicité en vain un entretien avec les services de la préfecture, ni même avoir été empêché de présenter des observations complémentaires avant que ne soit prise la mesure d'éloignement en litige. En tout état de cause, M. C ne se prévaut d'aucun élément pertinent qu'il aurait été empêché de faire valoir et qui aurait pu influer sur le sens de la décision prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / () ".
8. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
9. Il ressort des pièces du dossier que, pour refuser de renouveler le titre de séjour dont bénéficiait M. C en raison de son état de santé, la préfète de Meurthe-et-Moselle s'est fondée sur l'avis du 27 décembre 2023 du collège de médecins du service médical de l'OFII qui a estimé que si l'état de santé de M. C nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pouvait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine et son état de santé lui permet de voyager sans risque vers le pays d'origine. Si les certificats médicaux et pièces médicales produits par le requérant établissent que l'état de santé de l'intéressé, qui souffre d'un psoriasis sévère, nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pouvait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ils ne permettent pas d'établir l'absence de possibilité de bénéficier effectivement du traitement approprié en cas de retour dans son pays d'origine. En outre, si M. C fait valoir que le système de santé en Albanie est défaillant, que ses traitements n'y sont pas disponibles et qu'il n'y existe pas une offre de soins et de traitement équivalente, il ne saurait valablement se prévaloir d'allégations générales sur le système de soins en Albanie, relatives au demeurant à des pathologies qui ne sont pas celles dont il souffre. Dès lors, en se bornant à soutenir qu'il ne pourra pas accéder à un traitement dans son pays d'origine, le requérant ne saurait remettre en cause l'avis du collège de médecins du service médical de l'OFII. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
10. En cinquième lieu, le moyen tiré d'une atteinte au droit à la vie familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant pour contester le refus de délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade, sauf dans l'hypothèse où le préfet examine d'office si l'étranger est susceptible de se voir délivrer un titre sur un autre fondement. En l'espèce, pour refuser de délivrer le titre de séjour sollicité par M. C, la préfète n'a pas examiné d'office s'il pouvait prétendre à la délivrance d'un titre de séjour sur un autre fondement ou si sa décision était susceptible de porter atteinte à la vie privée et familiale de l'intéressé. Par suite, le requérant ne peut utilement invoquer le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales au soutien de ses conclusions à fin d'annulation du refus de titre de séjour en litige.
11. En sixième lieu, M. C se prévaut de sa durée de présence en France ainsi que de la présence de son épouse et de l'une de ses filles sur le territoire français. Si M. C a bénéficié d'un titre de séjour en raison de son état santé valable jusqu'en septembre 2023, ce titre de séjour ne donne pas vocation à ce dernier à s'installer durablement en France. Par ailleurs, il n'est pas contesté par le requérant que son épouse et sa fille séjournent en France en situation irrégulière et pourraient ainsi l'accompagner dans son pays d'origine. Enfin, il n'apporte aucun élément justifiant d'une intégration particulière en France. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
12. En septième lieu, faute pour M. C d'établir l'illégalité de la décision portant refus de séjour prononcée à son encontre, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français devrait être annulée en conséquence d'une telle illégalité doit être écarté.
13. En huitième lieu, faute pour M. C d'établir l'illégalité des décisions portant refus de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français prononcées à son encontre, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination devrait être annulée en conséquence d'une telle illégalité doit être écarté.
14. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
15. D'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète de Meurthe-et-Moselle se serait abstenue d'examiner les risques encourus par M. C en cas de retour en Albanie, en s'estimant liée par les décisions de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides et de la Cour nationale du droit d'asile sur la demande d'asile du requérant. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit ne peut qu'être écarté.
16. D'autre part, Il résulte de ce qui a été dit au point 9, que M. C n'établit pas qu'il ne pourrait pas bénéficier, en Albanie, d'un accès effectif à un traitement adapté à son état de santé. Ainsi, M. C n'établit qu'en cas de retour dans son pays d'origine, il serait exposé à des traitements prohibés par l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Ce moyen doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 4 avril 2024 ainsi que, par voie de conséquence, celles présentées à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées sur le fondement des dispositions des articles
L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. Enfin, la présente instance n'ayant donné lieu à aucuns dépens, les conclusions présentées à ce titre par nomrequérant doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu d'admettre M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Me Richard et à la préfète de Meurthe-et-Moselle.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 août 2024.
La magistrate déléguée,
C. Sousa Pereira
La greffière,
L. Rémond
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026