mercredi 24 juillet 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 489406 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:489406.20240724 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP RICHARD |
Vu la procédure suivante :
Mme A B a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 26 septembre 2023 par lequel le maire de Quincy-sous-Sénart a retiré le permis de construction tacite dont elle était bénéficiaire.
Par un jugement n° 2209187 du 14 septembre 2023 le tribunal administratif de Versailles a annulé pour excès de pouvoir cet arrêté.
Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et un nouveau mémoire, enregistrés les 14 novembre 2023 et 14 février et 16 mai 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la commune de Quincy-sous-Sénart demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) de mettre à la charge de Mme B la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Hadrien Tissandier, auditeur,
- les conclusions de M. Clément Malverti, rapporteur public,
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Richard, avocat de la commune de Quincy-sous-Sénart ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation du jugement qu'elle attaque, la commune de Quincy-sous-Sénart soutient que le tribunal administratif de Versailles a :
- insuffisamment motivé sa décision et commis une erreur de droit en ne recherchant pas si elle avait accompli les diligences nécessaires à l'acheminement de la notification de la décision de refus de permis de construire en temps utile et en jugeant que le pli n'avait pas fait l'objet d'un délai d'acheminement excessif ;
- commis une erreur de droit en jugeant qu'une procédure contradictoire devait être mise en œuvre dans tous les cas en matière de retrait de permis de construire y compris lorsque les décisions de retrait de permis résultaient d'une requalification par le juge ;
- méconnu les dispositions de l'article UH3 du règlement du plan local d'urbanisme, ainsi que les principes régissant l'accès des véhicules des services d'incendie et de secours aux constructions, en retenant que son maire n'était pas fondé à opposer au pétitionnaire l'absence d'une aide de retournement pour les véhicules des pompiers ;
- méconnu les dispositions de l'article UH17 du règlement du plan local d'urbanisme qui ne distingue pas, s'agissant de la règle de distance de retrait de huit mètres par rapport aux limites séparatives, selon que la limite séparative aboutit ou non sur la voie de desserte ;
- insuffisamment motivé sa décision et méconnu les dispositions de l'article UH 10 du règlement du plan local d'urbanisme en retenant la qualification de combles sans s'interroger sur la hauteur sous plafond de l'étage en cause ni sur les caractéristiques des ouvertures sur l'extérieur ;
- insuffisamment motivé sa décision et commis une erreur de droit en retenant qu'une différence d'échelle entre le projet et son environnement n'était pas de nature à faire échec à la condition de compatibilité avec le caractère ou l'intérêt des lieux avoisinants et en ne recherchant pas si, eu égard à sa volumétrie et ses dimensions, le projet poursuivi de construction d'un ensemble immobilier de 25 étages s'insérait dans les lieux avoisinants constitués par un tissu pavillonnaire
- insuffisamment motivé sa décision en ne se prononçant par sur le moyen tiré de ce que l'arrêté litigieux, daté du 26 septembre 2022 et portant refus de permis de construire, est légalement justifié au regard de l'article UH.12 du règlement du plan local d'urbanisme, relatif au stationnement des vélos ;
- insuffisamment motivé sa décision en ne se prononçant par sur le moyen tiré de ce que la décision de refus de permis de construire qu'elle a opposée à Mme B est légalement justifiée au regard des dispositions de l'article UH.7 du règlement du plan local d'urbanisme, en ce que le bâtiment 2 ne satisfait pas aux prescriptions de cet article, relatif à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives ;
- insuffisamment motivé sa décision en ne répondant pas au moyen tiré de ce que l'arrêté litigieux est, en toute hypothèse, légalement justifié au regard du non-respect, par le bâtiment 2, des prescriptions du règlement du plan local d'urbanisme, régissant la hauteur des constructions.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
--------------
Article 1er : Le pourvoi de la commune de Quincy-sous-Sénart n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la commune de Quincy-sous-Sénart.
Copie en sera adressée à Mme A B.
Délibéré à l'issue de la séance du 11 juillet 2024 où siégeaient : M. Nicolas Boulouis, président de chambre, présidant ; Mme Anne Courrèges, conseillère d'Etat et M. Hadrien Tissandier, auditeur-rapporteur.
Rendu le 24 juillet 2024.
Le président :
Signé : M. Nicolas Boulouis
Le rapporteur :
Signé : M. Hadrien Tissandier
La secrétaire :
Signé : Mme Sandrine Mendy
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026