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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

642 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

642

Décisions totales

383 507

Ordonnances

229 831

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 349)Ordonnance(383 507)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 665)Plein contentieux(187 014)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : RIOUEffacer tout
TA101Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2300678

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour les préjudices résultant de sa désinscription d'office à plusieurs épreuves du CAP "accompagnement éducatif petite enfance" en juin 2022. La requérante invoquait des dysfonctionnements du rectorat dans la gestion de son dossier d'inscription. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'administration n'était pas engagée, car Mme A... n'avait pas fourni les documents requis, notamment l'annexe relative aux périodes de formation en milieu professionnel, malgré les informations qui lui avaient été communiquées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et l'arrêté du 30 novembre 2020.

Avocat : DARRIOUMERLE GUILLAUME

5 décembre 2025• 3ème chambre
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA05569

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

4 décembre 2025• 1ère chambre
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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2505348

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 3 avril 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, ce dernier bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'insertion professionnelle et familiale alléguée par le requérant (présence de deux sœurs, contrat de travail) était insuffisante pour caractériser une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien. En conséquence, la décision de refus de séjour et la mesure d'éloignement ont été jugées légales.

Avocat : RIOU

4 décembre 2025• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500189

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme B..., agent contractuel, qui contestait sa rémunération durant ses fonctions de coordinatrice territoriale. Elle estimait avoir subi une discrimination par rapport à des collègues recrutés comme ingénieurs et demandait des dommages et intérêts ainsi que la reconstitution de sa carrière. Le tribunal a soulevé d'office l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires pour la période concernée, au motif que la requérante aurait dû contester les clauses contractuelles fixant sa rémunération par un recours en excès de pouvoir dans les délais, ces clauses étant devenues définitives. Il a également relevé l'irrecevabilité des conclusions à fin d'injonction présentées à titre principal. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité, fondé sur les principes du contentieux administratif et les textes applicables, notamment la loi organique n° 2004-192 et les délibérations locales.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

2 décembre 2025• 1ère Chambre
TA103Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500186

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme B... contre la délibération n° 2025/05 du 28 mars 2025 du conseil d’administration de l’établissement public industriel et commercial Te Ito Rau No Moorea-Maiao, qui modifiait le tableau général des effectifs. Le tribunal a constaté que cette délibération avait été abrogée le 16 mai 2025 par une décision devenue définitive et qu'elle n'avait reçu aucune exécution entre sa date d'effet et son abrogation. En application du principe selon lequel un recours pour excès de pouvoir est privé d'objet si l'acte attaqué est abrogé sans avoir été exécuté, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation. Il a également rejeté les demandes de frais de justice, laissant à chaque partie la charge de ses propres dépens.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

2 décembre 2025• 1ère Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2512575

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer Mme B..., bénéficiaire de la protection subsidiaire, afin de lui remettre le titre de voyage dont la délivrance lui avait été accordée le 29 octobre 2024. Le juge a considéré que l'absence de remise effective de ce titre portait une atteinte grave et urgente à sa liberté d'aller et venir, droit fondamental corollaire de la protection subsidiaire prévue aux articles L. 561-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue ordonne la convocation sous quinze jours et la remise du titre sous un mois, sous astreinte.

Avocat : RIOU

21 novembre 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401088

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 29 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance du droit d'être entendu, une erreur manifeste d'appréciation, et une violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en se basant sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : SCP CARIOU LEVEQUE

19 novembre 2025• 5ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401138

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu. Il a estimé que le requérant ne remplissait pas les conditions pour obtenir un certificat de résidence en qualité d'étudiant ou sur le fondement de sa vie privée et familiale, en application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a donc confirmé la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : SCP CARIOU LEVEQUE

19 novembre 2025• 5ème chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500217

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme E..., infirmière de classe normale, contestant le refus implicite de son inscription sur la liste d'aptitude au grade d'infirmier de classe supérieure. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, considérant que le tableau d'avancement litigieux, limité à vingt-cinq postes, présentait un caractère indivisible. Par conséquent, les conclusions de Mme E..., tendant à l'annulation de ce tableau en tant qu'elle n'y figurait pas, ont été jugées irrecevables. La requête a été rejetée.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

18 novembre 2025• 1ère Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2310852

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A... B..., reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 16 février 2022, et son épouse, afin d'obtenir réparation des préjudices subis en raison de l'absence de relogement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État (préfet de la Seine-Saint-Denis) à exécuter cette décision dans le délai imparti engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence, mais uniquement à l'égard de M. A... B..., seul demandeur prioritaire. La solution retenue est donc une condamnation de l'État à indemniser M. A... B... pour la période de carence, tandis que les conclusions de son épouse sont rejetées. Cette décision s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : RIOU

18 novembre 2025• 9ème chambre (J.U)
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500216

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme D..., infirmière de classe normale, qui contestait le refus implicite de l’inscrire sur la liste d’aptitude au grade d’infirmier de classe supérieure. Le tribunal a relevé que le tableau d’avancement pour l’année 2024, limité à vingt-cinq postes, présentait un caractère indivisible. En conséquence, les conclusions de Mme D..., qui tendaient à l’annulation de ce tableau en tant qu’elle n’y figurait pas, ont été jugées irrecevables. La requête a donc été rejetée.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

18 novembre 2025• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500218

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. E..., infirmier de bloc opératoire, qui contestait le refus implicite de l’inscrire sur la liste d’aptitude au grade supérieur. Le tribunal a constaté qu’aucun tableau d’avancement n’avait été dressé pour l’année 2024, faute de poste vacant, rendant la demande sans objet. La solution retenue repose sur l’absence de possibilité de promotion en l’absence de poste ouvert, sans qu’il soit nécessaire d’examiner le moyen tiré de l’article 31 de la délibération du 28 janvier 2010 ou du principe d’égalité de traitement.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

18 novembre 2025• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500220

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B..., infirmier de bloc opératoire, qui contestait le refus implicite de l’inscrire sur la liste d’aptitude au grade supérieur. Le tribunal a constaté qu’aucun tableau d’avancement n’avait été dressé pour l’année 2024, faute de poste vacant, ce qui rendait la demande sans objet. La solution retenue repose sur l’absence de décision susceptible de recours, l’administration n’ayant pas procédé à l’établissement d’un tableau d’avancement. Les textes appliqués incluent la délibération n° 2010-3 APF du 28 janvier 2010 portant statut particulier des personnels infirmiers.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

18 novembre 2025• 1ère Chambre
TA103Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500179

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. C... contestant le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable d’accès à la formation d’agent de sécurité. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure lié à l’enquête administrative et une erreur d’appréciation sur la gravité des faits reprochés. Le tribunal a rejeté la requête en se fondant sur l’article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, estimant que l’administration avait procédé à une appréciation globale des éléments, incluant la matérialité des faits délictueux, leur ancienneté et le comportement du requérant. La solution retenue confirme la légalité de la décision du CNAPS.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

18 novembre 2025• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500016

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. A..., infirmier anesthésiste, qui contestait le refus implicite de l’inscrire au tableau d’avancement pour le grade supérieur. Le tribunal a jugé que pour être promu à la classe supérieure, l’article 19 de la délibération du 28 janvier 2010 exige des services accomplis en tant que fonctionnaire (stagiaire ou titulaire) dans un cadre d’emplois, ce qui exclut les services en tant qu’agent non titulaire. Par conséquent, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 31 de cette délibération et du principe d’égalité de traitement a été écarté comme infondé.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

18 novembre 2025• 1ère Chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501828

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 17 septembre 2025 par laquelle la commune de Saint-Denis a résilié la convention d'occupation de l'EURL Tokahana. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation financière, notamment en raison du délai de six semaines entre la notification de la décision et la saisine du juge des référés.

Avocat : DARRIOUMERLE GUILLAUME

7 novembre 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2503191

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait bien examiné la situation du requérant au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux stables et intenses en France. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.

Avocat : RIOU

5 novembre 2025• 2ème Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500089

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par l’association CCDH d’une demande d’annulation du refus implicite du centre hospitalier de la Polynésie française de lui communiquer le rapport annuel 2023 sur les pratiques d’isolement et de contention ainsi que les registres correspondants, en application de l’article L.3222-5-1 du code de la santé publique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les registres d’isolement et de contention contiennent des données médicales et personnelles protégées par le secret médical au sens de l’article L.311-6 du code des relations entre le public et l’administration, et que leur communication ne peut être ordonnée même après occultation. En revanche, il a enjoint au CHPF de communiquer le rapport annuel, après occultation des mentions couvertes par le secret, dans un délai d’un mois, sans astreinte. La décision s’appuie sur les articles L.311-1, L.311-6 et L.311-7 du CRPA, ainsi que sur l’article L.3222-5-1 du code de la santé publique.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

4 novembre 2025• JUGE UNIQUE
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500021

Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en matière de contravention de grande voirie, a été saisi par la Polynésie française et le Port autonome de Papeete pour condamner M. A... F... pour occupation illégale du domaine public maritime par son navire « ASIA », amarré sans autorisation à la marina de Vaiare à Moorea. Le tribunal a rejeté les exceptions de procédure soulevées par M. F..., considérant que la requête était recevable et que le procès-verbal était régulier, l'agent verbalisateur étant assermenté et la marina relevant de la circonscription du port autonome. Sur le fond, le tribunal a jugé que M. F... restait propriétaire du navire faute d'enregistrement et de publicité de la vente, et l'a condamné à une amende, à enlever le navire sous astreinte de 50 000 F CFP par jour de retard, et à remettre les lieux en état, sur le fondement des articles L. 774-1 et suivants du code de justice administrative et du code des ports maritimes.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

4 novembre 2025• JUGE UNIQUE
TA103Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500143

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. C... qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le président de la Polynésie française à Mme D... pour une maison d'habitation sur la parcelle H 129 à Manihi. Le tribunal a d'abord écarté comme irrecevables les conclusions tendant à des condamnations pénales ou disciplinaires, qui ne relèvent pas du juge de l'excès de pouvoir. Sur le fond, il a rappelé que les autorisations d'urbanisme sont délivrées sous réserve des droits des tiers et que le juge administratif ne peut se prononcer sur un litige de propriété privée. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles LP. 114-6 et A. 114-8 du code de l'aménagement de la Polynésie française.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

4 novembre 2025• 1ère Chambre