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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

972 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

972

Décisions totales

383 581

Ordonnances

241 622

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : RISSEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525603

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite par laquelle le préfet de police a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B..., ressortissante chinoise. La requérante justifiait d’une résidence habituelle en France depuis 2016, de liens familiaux intenses (mère, frère, fille et époux tous en situation régulière) et d’une intégration professionnelle stable depuis 2017. Le tribunal estime que ce refus porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale, en violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois.

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

9 décembre 2025• 6e Section - 2e Chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2203193

Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par la société Mayotte Plomberie Sanitaire (MPS) d’un litige l’opposant à la commune de Mamoudzou concernant le paiement du solde de deux lots d’un marché public de travaux. Le tribunal a fait droit à la demande de la société, condamnant la commune à lui verser la somme totale de 36 359,81 euros au titre du solde impayé, en se fondant sur les décomptes généraux acceptés par le maître d’œuvre et non contestés par la commune. Il a également ordonné la restitution des retenues de garantie, conformément à l’article 103 du code des marchés publics, et a accordé les intérêts moratoires ainsi que l’indemnité forfaitaire de recouvrement prévus par la réglementation.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : IDRISS

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2203194

Le Tribunal Administratif de Mayotte a condamné la commune de Mamoudzou à verser à la société Mayotte Plomberie Sanitaire (MPS) la somme de 15 279,07 euros au titre du solde des marchés publics n°173 et 174 relatifs à des travaux de plomberie, ainsi que 10 588,40 euros pour la restitution des garanties bancaires à première demande. La commune n'ayant pas contesté les décomptes généraux acceptés par le maître d'œuvre, le tribunal a fait droit à la demande sur le fondement des stipulations contractuelles et de l'article 103 du code des marchés publics. La société MPS obtient également le versement d'intérêts moratoires et d'une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement.

Avocat : IDRISS

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2400783

Le Tribunal administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 2 mai 2024 par lequel le préfet de Mayotte obligeait M. B..., ressortissant comorien né à Mayotte, à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. B... justifiait d'une entrée régulière en France du fait de sa naissance à Mayotte et de ses attaches familiales solides. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans injonction de rapatriement, et la condamnation de l'État à verser 800 euros au titre des frais de justice.

Avocat : IDRISS

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508661

Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de M. A... contre un arrêté du préfet de la Seine-et-Marne refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a relevé que le préfet avait fondé son refus uniquement sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans examiner si M. A... remplissait les conditions de renouvellement de son titre de séjour en qualité de travailleur temporaire. Cette absence d'examen constitue un défaut de motivation et un vice de procédure. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté attaqué et enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai d'un mois.

Avocat : MONTESINOS BRISSET

5 décembre 2025• PROCEDURES 96 H H / 48 H
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA05714

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

4 décembre 2025• Juge des référés
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406384

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 25 avril 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a classé sans suite la demande de titre de séjour de M. A..., un ressortissant philippin. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur de fait en considérant que la demande relevait de l'admission exceptionnelle au séjour, alors qu'elle portait sur un titre « vie privée et familiale » pour un jeune majeur entré en France avant 13 ans. Il écarte la fin de non-recevoir du préfet, jugeant que la demande n'était ni abusive, ni dilatoire, ni incomplète, en application des articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

4 décembre 2025• 12ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401457

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante philippine, qui contestait la décision implicite de rejet du préfet de police refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a d'abord refusé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, faute de justification d'une demande d'aide et d'urgence caractérisée. Sur le fond, il a considéré que la décision implicite n'était pas illégale du seul fait de son défaut de motivation, la requérante n'ayant pas démontré avoir sollicité la communication des motifs dans les délais requis. Enfin, le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante ne justifiant pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires justifiant une admission exceptionnelle au séjour.

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

4 décembre 2025• 2e Section - 3e Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508256

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 13 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de quatre ans. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut de notification dans une langue comprise, estimant la décision régulière au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité de l'obligation de quitter le territoire français, fondée sur le refus de renouvellement du titre de séjour de l'intéressé.

Avocat : MONTESINOS BRISSET

4 décembre 2025• PROCEDURES 96 H H / 48 H
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2328422

Le Tribunal administratif de Paris a examiné deux requêtes de Mme A..., ressortissante chinoise, concernant le refus implicite de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour et le rejet implicite de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. Saisi en excès de pouvoir, le tribunal a annulé la décision implicite de refus de récépissé, estimant que le préfet de police n’avait pas justifié du caractère incomplet du dossier de la requérante, en méconnaissance de l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En revanche, il a rejeté la demande d’annulation du refus de titre de séjour, faute pour Mme A... de démontrer une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du même code. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un récépissé autorisant le travail dans un délai de quinze jours, sous astreinte, et a mis à la charge de l’État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

3 décembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400934

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à M. A..., ressortissant chinois. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'intéressé avait déposé un dossier complet et que l'administration n'avait pas produit d'observations pour le contredire. En revanche, la demande d'injonction de délivrance du récépissé a été rejetée, car une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour était intervenue entre-temps.

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

3 décembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2415085

Le Tribunal Administratif de Montreuil (5ème chambre) a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante mauricienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation et n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour la requérante de justifier de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la décision de refus de séjour étant légale, l'obligation de quitter le territoire français qui en découle l'est également.

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

3 décembre 2025• 5ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2404521

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du préfet du Val-d’Oise du 28 mars 2024 refusant d’enregistrer la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. B..., ressortissant irakien. Le tribunal juge que le motif tiré de l’existence d’une précédente obligation de quitter le territoire français ne peut légalement fonder un tel refus, en l’absence de caractère abusif ou dilatoire de la demande. Cette solution s’appuie sur les articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d’un mois, sans astreinte.

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

2 décembre 2025• 2ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2519880

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions en suspension et injonction, après que le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, qui avait contesté la décision implicite de rejet née le 27 mars 2025, a été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle. L'Etat a été condamné à verser 600 euros à son avocat au titre des frais de justice, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

29 novembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518821

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 2 octobre 2025 par lequel la ministre de l'Éducation nationale a mis fin au stage de M. C..., professeur agrégé stagiaire, et l'a réintégré dans son corps d'origine. Le juge a reconnu l'urgence, notamment en raison de la baisse substantielle de revenus et de la situation personnelle et financière précaire du requérant. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés, y compris ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée.

Avocat : ORIER RISSER AVOCATS

24 novembre 2025
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2302204

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. et Mme A... qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2017 à 2019. Ces impositions faisaient suite à la qualification de sommes distribuées par leur société, la SAS AVIPO, comme des revenus occultes au sens de l'article 111 c) du code général des impôts. Les requérants invoquaient une irrégularité de procédure, estimant avoir été privés du droit de saisir la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires, en se fondant sur le paragraphe n° 180 du BOI-CF-CMSS-20-30. Le tribunal a jugé que le moyen n'était pas fondé, sans préciser davantage dans l'extrait fourni, et a rejeté l'ensemble des conclusions, y compris la demande de frais de justice.

Avocat : SELARL AJURISS

21 novembre 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2402600

Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) a été saisi par Mme C... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis sur sa demande de titre de séjour. En défense, le préfet a produit un titre de séjour délivré à l’intéressée, valable du 14 mars 2024 au 13 mars 2025. Le tribunal a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions en annulation et en injonction, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

20 novembre 2025• 11ème chambre
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-22PA03378

Avocat : MASKROT EL IDRISSI

20 novembre 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2311615

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 27 septembre 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis avait refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. B..., un ressortissant bangladais. Le tribunal a jugé que ce refus, motivé par le caractère incomplet du dossier, était entaché d'une erreur de droit car l'absence alléguée de pièces concernant la famille ne rendait pas l'instruction impossible. La solution s'appuie sur les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent les conditions d'enregistrement d'une demande de titre de séjour.

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

20 novembre 2025• 11ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2402610

Le Tribunal administratif de Montreuil était saisi par M. C... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Seine-Saint-Denis. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé un titre de séjour valable jusqu’en mars 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais de justice, a été rejeté.

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

20 novembre 2025• 11ème chambre