3 650 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 650
Décisions totales
383 581
Ordonnances
263 317
Avec résumé IA
Avocat : BROCARD
Avocat : BROCHARD
Avocat : SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET
Avocat : SEREE DE ROCH
Avocat : SÉRÉE DE ROCH
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. et Mme B d'une demande de provision en réparation des préjudices subis par Mme B à la suite d'une intervention chirurgicale réalisée le 7 décembre 2015 à l'hôpital de la Conception (AP-HM). Le tribunal a déclaré irrecevable la requête de Mme B en raison de sa tardiveté, la décision de refus de l'AP-HM du 25 juin 2020 ayant lié le contentieux et n'ayant pas été contestée dans les délais. En revanche, la requête de M. B a été jugée recevable, mais sa demande de provision de 40 000 euros au titre d'un préjudice sexuel a été rejetée, l'obligation de l'AP-HM n'étant pas considérée comme non sérieusement contestable en l'état de l'instruction. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative pour la recevabilité, et sur l'article R. 541-1 pour le rejet au fond.
Avocat : SCP PLANTARD ROCHAS VIRY & ROUSTAN BERIDOT
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. G, ressortissant algérien, contestant le refus de visa d'établissement en tant que conjoint de Français. La commission de recours avait motivé son refus par la menace pour l'ordre public (condamnation en 2016) et par l'absence de communauté de vie établie. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission, les membres ayant été nommés par décrets. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a appliqué les articles D. 312-3 et D. 312-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête en référé suspension de l'association "Tennis Club Champagnole" visant à suspendre les décisions de la commune de Champagnole mettant fin à la mise à disposition des installations municipales. Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués, notamment l'absence de mention des voies et délais de recours, le vice de procédure, l'erreur de droit concernant le retrait d'agrément sportif, et l'erreur de fait, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées. Par conséquent, la condition de doute sérieux requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, la demande de suspension a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
Avocat : BROCARD-GIRE
Avocat : SAMEC-LUCIANI;SCP ROCHETEAU & UZAN-SARANO
Avocat : ROCHICCIOLI
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, contestant un arrêté du préfet du Finistère du 28 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que la décision était légale, la demande d'asile de l'intéressée ayant été définitivement rejetée par l'OFPRA et la CNDA, et qu'elle ne bénéficiait plus du droit de se maintenir sur le territoire. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des risques en cas de retour, ont été écartés. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ROCHARD
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’annulation du permis de conduire de M. C, chirurgien-dentiste. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant d’avoir fourni des éléments concrets sur les difficultés de transport entre son domicile et son lieu de travail. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SCP ANSELMETTI - LA ROCCA
Avocat : COULET-ROCCHIA
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par une agente du centre hospitalier Gérard Marchant contestant le refus de reconnaître l’imputabilité au service de son accident et son placement en congé de maladie ordinaire. Par un mémoire du 22 février 2024, la requérante s’est désistée purement et simplement de son recours pour excès de pouvoir. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions du centre hospitalier tendant à l’application des articles L. 761-1 et R. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu à condamnation aux frais ou dépens.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A d’une demande d’indemnisation de 3 622 euros pour préjudices matériel et moral, résultant de la délivrance tardive d’un permis d’inhumer pour sa mère. Le tribunal constate que le Tribunal Administratif de Montpellier, par un jugement définitif du 18 septembre 2023, a déjà statué sur les mêmes préjudices en déchargeant partiellement la requérante du paiement des frais de conservation et en rejetant sa demande pour préjudice moral. En l’absence de préjudices distincts, les conclusions indemnitaires et accessoires de Mme A sont devenues sans objet. Par ordonnance, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejette la demande au titre des frais de justice.
Avocat : SCP CORMARY & BROCA
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. D contestant l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire du 23 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de cinq ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'éloignement.
Avocat : BROCARD LUCIE