2 900 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 900
Décisions totales
383 581
Ordonnances
243 122
Avec résumé IA
Avocat : WW & ASSOCIÉS;BROC
Avocat : DESROCHES
Avocat : ROCHEFORT
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. A..., agent du centre hospitalier universitaire (CHU) de Nice, d’une demande d’indemnisation pour le maintien de son plein traitement entre février 2020 et septembre 2022, suite à un accident survenu en 2010. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’autorité de la chose jugée par l’arrêt définitif de la cour administrative d’appel de Marseille du 27 juin 2025 faisait obstacle à la demande. Cette décision s’appuie sur l’article 41 de la loi du 9 janvier 1986 relative à la fonction publique hospitalière, qui prévoit le maintien du traitement en cas de maladie imputable à un acte de dévouement, mais dont l’application était déjà tranchée par la juridiction d’appel.
Avocat : BROC RENAUD
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en formation spécialisée pour les étrangers, rejette la requête de M. B... visant à annuler le renouvellement de son assignation à résidence. Le tribunal estime que le préfet de la Vienne a légalement exercé son pouvoir en renouvelant cette mesure, en application des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les moyens soulevés (dont le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH) ne sont pas fondés. Il rejette également la demande de condamnation de l'État aux dépens.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du jury de licence professionnelle ajournant M. F..., présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer qu'il était toujours inscrit à la formation de MBA qu'il souhaitait intégrer. Il a également écarté les moyens soulevés, jugeant que la composition du jury était régulière au regard de l'article L. 613-1 du code de l'éducation et de l'arrêté du 6 décembre 2019, et que les autres griefs (vice de procédure, défaut d'impartialité) n'étaient pas fondés.
Avocat : SELARL BROCARD-GIRE
Avocat : SCP LE GUERER, BOUNIOL-BROCHIER, LASSALLE-BYHET
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative par Mme A..., qui contestait le refus du préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait l’urgence liée à la précarisation de sa situation et à la suspension de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (SASPA), ainsi que des doutes sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de motivation, incompétence du signataire et erreur d’appréciation au regard des articles L. 233-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, la baisse de revenus invoquée résultant de la décision de la MSA et non du refus de titre de séjour, et que les moyens soulevés n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté préfectoral.
Avocat : SCP CORMARY & BROCA
Avocat : COULET-ROCCHIA
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant tunisien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour avec changement de statut et l'obligation de quitter le territoire. La juridiction a jugé que la préfète du Rhône, agissant dans le cadre d'une délégation régulière, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance d'une carte "salarié", au regard notamment des conditions posées par l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également estimé que les mesures d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour ne méconnaissaient pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ROCHICCIOLI
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant gambien, marié à une Française et père d'un enfant. La juridiction a estimé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à l'intéressé un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale".
Le Tribunal Administratif de Paris rejette le recours en excès de pouvoir formé par l'association Chez Eugène contre un permis de construire délivré par la maire de Paris. La juridiction estime que l'association, dont l'objet est de rassembler les habitants et promouvoir la vie du quartier, ne démontre pas un intérêt à agir suffisamment direct et certain au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. En conséquence, le tribunal déclare la requête irrecevable et condamne l'association requérante à verser 1 200 euros à la SCI bénéficiaire du permis au titre des frais de procédure.
Avocat : LAROCHE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire délivré par la maire de Paris pour un bâtiment hôtelier et commercial. La juridiction a jugé la requête irrecevable pour défaut de notification du recours dans les délais prescrits par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Elle a également écarté les autres moyens, notamment ceux relatifs à la sécurité incendie et au plan local d'urbanisme, sans avoir à les examiner en profondeur.
Le Tribunal administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour défaut de relogement. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'avait reçu aucune offre dans le délai légal. Le tribunal a retenu la faute de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, mais n'a alloué que 1 300 euros en réparation des troubles subis, rejetant le surplus de la demande d'indemnisation.
Avocat : BROCHARD
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'avait pas reçu d'offre de relogement dans les délais légaux. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, mais n'a alloué qu'une indemnité de 830 euros pour les troubles dans les conditions d'existence, considérant que l'intéressé avait finalement été relogé dans un logement adapté.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet d'un titre de séjour et d'un document provisoire de séjour présentée par un ressortissant brésilien, conjoint d'une citoyenne italienne. Le juge a considéré que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction par la préfecture avait privé la requête de son objet, rendant inutile la mesure de suspension sollicitée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives au référé-suspension.
Avocat : ROCHA
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de la SARL Monkey, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et des rappels de TVA et de taxe d’apprentissage pour les exercices 2018 et 2019. La société exploitait une discothèque et remettait en cause la reconstitution de son chiffre d’affaires, le taux de TVA appliqué aux boissons non alcoolisées, et diverses charges et amortissements. Le tribunal a validé le rejet de la comptabilité par l’administration, constatant des irrégularités graves, et a jugé non fondés les moyens relatifs à la valorisation des softs, à la TVA réduite, et aux pénalités pour manquement délibéré. La décision s’appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
Avocat : ROCA
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de M. A..., chirurgien-dentiste, qui sollicitait la réduction de ses impôts sur le revenu et contributions sociales pour 2016 et 2017. Le requérant invoquait l'exonération prévue à l'article 44 *quindecies* du code général des impôts pour son activité exercée dans une zone de revitalisation rurale (ZRR) à Axat (11). Le tribunal a jugé que cette activité sédentaire, exercée un seul jour par semaine dans un cabinet secondaire, ne constituait pas l'implantation de l'ensemble de son activité et de ses moyens d'exploitation dans la ZRR, condition nécessaire pour bénéficier de l'exonération. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 25 août 2021, pour la carence fautive à exécuter son relogement. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison du maintien de conditions de logement inadaptées à son handicap et à sa composition familiale. Le tribunal a accordé une somme de 10 500 euros, assortie des intérêts au taux légal capitalisés, en réparation des troubles dans les conditions d'existence subis du fait de cette carence prolongée.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l’État à verser 5 000 euros à M. A... pour la carence fautive de l’administration à exécuter la décision de la commission de médiation du 10 février 2023 le reconnaissant prioritaire pour un logement d’urgence. Le tribunal a jugé que l’absence de relogement avant le 9 juillet 2025, malgré une injonction sous astreinte du 13 novembre 2023, engage la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La solution retient que seuls les troubles dans les conditions d’existence subis personnellement par le requérant sont indemnisables, en tenant compte de la durée de la carence et de la composition du foyer.