869 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
869
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 718
Avec résumé IA
Avocat : SCP FOUSSARD-FROGER
Avocat : SCP FOUSSARD, FROGER
Avocat : SCP FOUSSARD, FROGER;BAZIN & CAZELLES AVOCATS ASSOCIES;SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Arca Immobilier, qui demandait la condamnation de la Ville de Paris à lui verser 1,89 million d'euros pour perte de chance liée à un permis de construire. La société soutenait que l'injonction de la Ville d'intégrer 30 % de logements intermédiaires était illégale, mais le tribunal a opposé la prescription quadriennale prévue par la loi du 31 décembre 1968. Le fait générateur de la créance était le permis de construire délivré le 29 mai 2018, et la réclamation indemnitaire du 17 mai 2023 était tardive, aucun acte interruptif n'ayant été établi dans le délai de quatre ans. La solution retenue est l'irrecevabilité de la requête pour cause de prescription.
Avocat : CABINET FOUSSARD - FROGER (SCP)
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a annulé l'arrêté du 18 août 2025 par lequel le préfet du Puy-de-Dôme avait assigné à résidence M. B... A..., ressortissant comorien, pour une durée de 45 jours. La solution retenue est fondée sur une erreur de droit, car l'obligation de quitter le territoire français sous-jacente avait été annulée par le tribunal administratif de Lyon le 22 août 2025, rendant impossible toute perspective raisonnable d'éloignement au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, ainsi que la demande de frais de justice.
Avocat : BISALU ROGER
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par le préfet de la région Île-de-France d’une demande de suspension de la délibération du Conseil de Paris autorisant la signature d’une concession de service pour l’hippodrome de Paris-Vincennes, sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales. Le juge des référés a rejeté cette demande, estimant que le moyen tiré de l’illégalité de la procédure d’attribution, notamment le non-respect du montant minimal de redevance, n’était pas propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l’acte. Il a considéré que ce montant ne constituait pas une caractéristique minimale essentielle au sens de l’article L. 3121-4 du code de la commande publique et que la suspension porterait une atteinte excessive à l’intérêt général, compte tenu de l’échéance imminente de la convention actuelle.
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de M. B contestant l'arrêté du 13 décembre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a déclaré d'utilité publique l'expropriation de son immeuble situé à Saint-Denis pour un projet de démolition-reconstruction. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, l'arrêté comportant les considérations de droit et de fait requises. Il juge également que l'expropriation est justifiée sur le fondement des articles L. 511-1 du code de l'expropriation et L. 1331-26 du code de la santé publique, dès lors que l'immeuble a été déclaré insalubre à titre irrémédiable, ce qui rend légal le recours à cette procédure.
Avocat : CABINET FOUSSARD-FROGER