LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2502344

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2502344

vendredi 5 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2502344
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantBISALU ROGER

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a annulé l'arrêté du 18 août 2025 par lequel le préfet du Puy-de-Dôme avait assigné à résidence M. B... A..., ressortissant comorien, pour une durée de 45 jours. La solution retenue est fondée sur une erreur de droit, car l'obligation de quitter le territoire français sous-jacente avait été annulée par le tribunal administratif de Lyon le 22 août 2025, rendant impossible toute perspective raisonnable d'éloignement au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, ainsi que la demande de frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et une pièce, enregistrées les 22 août 2025 et 1er septembre 2025, M. D... B... A..., représenté par Me Bisalu, demande au tribunal :

d’annuler l’arrêté du 18 août 2025 par lequel le préfet du Puy-de-Dôme l’a assigné à résidence pour une durée de 45 jours ;

d’enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, de mettre fin à toute mesure de contrainte découlant de cette décision dans le délai de 48 heures à compter du jugement à intervenir ;

de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Il soutient que :

- l’auteure de la décision est incompétente ;
- l’arrêté est insuffisamment motivé ;
- il lui a été notifié alors qu’il était retenu abusivement après la mainlevée de sa rétention par une ordonnance du 18 août 2025 ;
- le préfet a méconnu l’article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu’il n’existe aucune perspective raisonnable d’éloignement ;
- la décision est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation, car elle est disproportionnée dans ses modalités et que l’exécution de la décision d’obligation de quitter le territoire français est suspendue ;
- il s’agit d’une mesure punitive ;
- la décision a été prise en méconnaissance de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.


La requête a été communiquée au préfet du Puy-de-Dôme qui n’a pas produit de mémoire en défense.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code de justice administrative ;


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique tenue le 3 septembre 2025, en présence de Mme Batisse, greffière :
- le rapport de M. C... ;
- les observations de Me Bisalu, avocat de M. B... A..., qui fait valoir que l’arrêté est insuffisamment motivé et que l’arrêté portant obligation de quitter le territoire français concernant M. B... A... a été annulé par le tribunal administratif de Lyon.

La préfecture du Puy-de-Dôme n’était ni présente, ni représentée.


Considérant ce qui suit :


M. D... B... A..., déclare être né le 13 juillet 1985 et de nationalité comorienne, et être entré en France en fin d’année 2017. Par un arrêté du 15 août 2025, le préfet du Puy-de-Dôme a obligé M. B... A... à quitter le territoire français sans délai. Dans la présente instance, M. B... A... demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 18 août 2025 par lequel le préfet du Puy-de-Dôme l’a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.

Aux termes de l’article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; (…). »

Par un jugement du 22 août 2025, le tribunal administratif de Lyon a annulé les décisions du préfet du Puy-de-Dôme en date du 15 août 2025 faisant obligation à M. B... A... de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Il a été enjoint au préfet du Puy-de-Dôme de réexaminer la situation de M. B... A..., en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour dans l’attente, et de procéder à l’effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le fichier d’information Schengen dans un délai d’un mois. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu’une autre décision d’éloignement ait été prise à l’encontre de M. B... A.... Dans ces conditions, ce dernier est fondé à soutenir que l’arrêté attaqué est entaché d’une erreur de droit.

Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête, que l’arrêté du 18 août 2025 par lequel le préfet du Puy-de-Dôme a assigné M. B... A... à résidence pour une durée de 45 jours doit être annulé.


Sur les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte :

L’annulation de l’arrêté d’assignation à résidence n’implique pas le prononcé d’une mesure d’injonction. Par suite, les conclusions à fin d’injonction doivent être rejetées.


Sur les frais liés au litige :

Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre les sommes demandées par M. B... A... à la charge de l’Etat sur le fondement de l’article L. 761‑1 du code de justice administrative.


D E C I D E :


Article 1er: L’arrêté du préfet du Puy-de-Dôme du 18 août 2025 est annulé.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.



Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 septembre 2025.


Le magistrat désigné,

J. C...
La greffière,

M. BATISSE




La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

1

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions